Selon Journal du Geek, près des trois quarts des supporters présents lors de la Coupe du Monde 2026 pourraient se connecter à un réseau Wi-Fi pirate dans les stades, mettant ainsi en danger leurs données personnelles.
Ce qu'il faut retenir
- La Coupe du Monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, attire 6,5 millions de spectateurs dans les stades.
- Une majorité de supporters risque de se connecter au premier réseau Wi-Fi disponible sans vérifier sa fiabilité.
- Les experts estiment que 75 % des utilisateurs pourraient tomber dans le piège des réseaux pirates.
- Les lieux publics comme les bars, aéroports et hôtels représentent aussi des zones à risque pour les cyberattaques.
Une Coupe du Monde sous haute surveillance numérique
La Coupe du Monde 2026, qui débutera dans quelques jours, s’annonce comme l’un des plus grands événements sportifs de la décennie. Avec des matchs organisés sur trois continents, 6,5 millions de spectateurs sont attendus dans les stades, sans compter les millions d’autres qui suivront les rencontres en ligne depuis des bars, des aéroports ou des hôtels. Pourtant, selon Journal du Geek, une grande partie de ces supporters risque de commettre une erreur majeure : se connecter au premier réseau Wi-Fi disponible sans prendre de précautions.
Une enquête citée par le média révèle que trois supporters sur quatre pourraient ainsi tomber dans le piège des réseaux pirates, une pratique courante lors des grands rassemblements. « Le problème ne vient pas seulement des stades, précise l’article. Les lieux publics comme les cafés, les gares ou les chambres d’hôtel sont aussi des zones à haut risque pour les cybercriminels. »
Des réseaux Wi-Fi pirates en embuscade
Les cybercriminels exploitent souvent la confiance des utilisateurs en créant des réseaux Wi-Fi imitant ceux des stades ou des établissements officiels. Une fois connectés, les supporters exposent sans le savoir leurs données personnelles, leurs identifiants bancaires ou leurs mots de passe. « Beaucoup pensent qu’un simple mot de passe pour accéder au Wi-Fi du stade est suffisant, explique un expert en cybersécurité cité par Journal du Geek. Pourtant, cela revient à donner les clés de son téléphone à un inconnu. »
Les risques ne se limitent pas aux pertes financières. Les pirates peuvent aussi rediriger les utilisateurs vers des sites malveillants ou installer des logiciels espions sur leurs appareils. Une menace d’autant plus préoccupante que les supporters utilisent souvent leurs smartphones pour partager des photos, des vidéos ou accéder à des applications de paris en ligne.
Comment se protéger efficacement ?
Pour limiter les risques, les experts recommandent plusieurs bonnes pratiques. D’abord, éviter de se connecter à un réseau Wi-Fi public non sécurisé. Si cela est indispensable, il est conseillé d’utiliser un réseau privé virtuel (VPN), qui chiffre les données échangées. Autre solution : désactiver la connexion automatique aux réseaux Wi-Fi et vérifier systématiquement le nom du réseau avec le personnel officiel.
« Un réseau Wi-Fi nommé StadeDeFrance_Officiel peut en réalité être une copie frauduleuse, rappelle Journal du Geek. Le seul moyen d’être sûr est de demander confirmation à un membre du personnel habilité. » Certains organisateurs prévoient même d’installer des bornes Wi-Fi sécurisées et gratuites pour les supporters, mais ces dispositifs ne couvriront pas tous les lieux de retransmission.
En attendant, les supporters doivent rester vigilants. Une simple précaution peut faire la différence entre un match suivi en toute sérénité et une expérience numérique désastreuse. Les organisateurs, de leur côté, devront probablement investir dans des infrastructures plus robustes pour protéger les données de millions de personnes.
Un réseau Wi-Fi pirate peut présenter plusieurs indices : un nom similaire à celui d’un réseau officiel mais avec une faute d’orthographe (« StadeDeFranc » au lieu de « StadeDeFrance »), l’absence de page de connexion sécurisée (https), ou une demande de mot de passe pour accéder à Internet. Si un doute persiste, il est préférable de ne pas s’y connecter.