Selon nos confrères de Journal du Geek, le projet de Dacia pour une citadine électrique ultra-abordable prend une tournure concrète avec des dessins de brevet révélant les contours de la future Hipster. Présentée en octobre 2025 sous forme de concept-car, cette petite voiture de trois mètres de long, quatre places et moins de 800 kg pourrait bien arriver sur le marché en 2027 à un prix estimé autour de 13 000 euros.

Ce qu'il faut retenir

  • La Dacia Hipster conserve l’essentiel de son concept initial : une carrosserie carrée, des roues aux quatre coins et une taille réduite (3 m de long, 1,53 m de haut, 1,55 m de large).
  • Son poids inférieur à 800 kg et sa batterie adaptée aux trajets quotidiens (150 km d’autonomie) en font une solution économique en énergie et en coût.
  • Plusieurs médias automobiles évoquent une homologation en catégorie L7e (quadricycle lourd), avec une puissance d’environ 15 kW (20 chevaux) et une vitesse maximale de 90 km/h.
  • L’intérieur mise sur la simplicité : suppression des rétroviseurs classiques au profit de caméras, utilisation d’un smartphone pour remplacer certains équipements et sièges allégés.
  • Le prix de 13 000 €, bien que non confirmé officiellement, semble crédible grâce à une conception minimaliste et une batterie de capacité réduite.

Un concept-car devenu projet industriel

Lors de sa présentation en octobre 2025, la Dacia Hipster avait surpris par son approche radicale : une voiture électrique compacte, légère et dépouillée de tout superflu. Trois mètres de long, quatre places, moins de 800 kg et une autonomie limitée à 150 km — l’objectif était clair : proposer un véhicule accessible, sans chercher à rivaliser avec les citadines électriques classiques. D’après Journal du Geek, ce projet semble désormais bien plus concret qu’un simple exercice de style.

Des dessins de brevet récemment publiés donnent un aperçu de la version de série, confirmant que Dacia n’a pas abandonné l’ADN du concept. La carrosserie reste carrée, les porte-à-faux sont réduits et les roues sont positionnées aux quatre coins. Seuls quelques détails techniques ou esthétiques ont été simplifiés pour s’adapter aux contraintes d’une production en série, mais l’identité visuelle reste intacte.

Une philosophie anti-superflus

Le projet Hipster incarne une philosophie opposée à celle de l’industrie automobile actuelle, qui mise sur des batteries toujours plus grosses, des écrans géants et des équipements toujours plus nombreux. Dacia, elle, a choisi la légèreté et la simplicité. Son objectif ? Réduire l’empreinte carbone de la voiture sur l’ensemble de son cycle de vie, du poids des matériaux à la consommation d’énergie.

Plusieurs innovations illustrent cette démarche : des vitres coulissantes pour supprimer les rails, des poignées remplacées par des sangles, et des sièges conçus pour limiter le nombre de pièces. Même l’intérieur mise sur le smartphone du conducteur pour remplacer certains équipements traditionnels. « Pourquoi installer un écran ou un système audio complexe quand le propriétaire possède déjà un smartphone ? », soulignent les concepteurs. Le système YouClip permet en effet de fixer différents accessoires sur onze points d’ancrage répartis dans l’habitacle.

Une autonomie pensée pour les trajets quotidiens

Avec une autonomie annoncée de 150 km et une vitesse maximale de 90 km/h, la Hipster n’est pas conçue pour les longs trajets. Dacia justifie ce choix par une étude : 94 % des automobilistes français parcourent moins de 40 km par jour. Deux recharges par semaine suffiraient donc pour une utilisation urbaine ou périurbaine classique. La voiture pourrait même être branchée sur une simple prise domestique, sans nécessiter d’équipement spécifique. Cette approche contraste avec celle des constructeurs qui cherchent à maximiser l’autonomie, souvent au détriment du prix et du poids. « Nous demandons au conducteur de choisir une voiture adaptée à son usage plutôt que de payer pour une énorme batterie qu’il n’utilisera presque jamais », explique Dacia. Une philosophie qui rend le prix de 13 000 € de plus en plus crédible, selon plusieurs médias automobiles.

Une homologation en catégorie L7e ?

Parmi les éléments les plus marquants figure l’hypothèse d’une homologation en catégorie L7e, celle des quadricycles lourds. Si cette option se confirme, elle expliquerait en partie l’écart de prix avec une citadine électrique classique. Selon les informations disponibles, la Hipster pourrait afficher une puissance d’environ 15 kW (20 chevaux), ce qui la placerait entre les petits quadricycles comme la Citroën Ami et une véritable citadine électrique comme la Dacia Spring.

Cette catégorie permet en effet des règles moins strictes en matière de sécurité ou d’équipements, ce qui pourrait contribuer à réduire les coûts. Pour autant, Dacia n’a pas encore confirmé officiellement cette orientation pour la version de série. Les caractéristiques techniques définitives, la capacité de la batterie et le cadre d’homologation restent donc à préciser.

Un prix de 13 000 € encore à confirmer

Lors de la présentation du concept en octobre 2025, Dacia avait évoqué un positionnement « sous les 15 000 € ». Plusieurs publications spécialisées, dont Reuters, avaient alors évoqué une cible autour de 13 000 €. Ce tarif reste pour l’instant une estimation, basée sur la convergence d’informations issues de dessins de brevet et de sources industrielles. Il faudra attendre une annonce officielle de la marque pour connaître le prix définitif, ainsi que les caractéristiques techniques complètes.

Cependant, la convergence des indices disponibles — poids réduit, batterie adaptée, homologation simplifiée — donne une crédibilité accrue à ce projet. « Pour rendre la voiture électrique moins chère, il n’est peut-être pas nécessaire de chercher une batterie révolutionnaire. Il suffit parfois de construire une voiture beaucoup plus petite, beaucoup plus légère et beaucoup moins compliquée », analyse un expert cité par Journal du Geek.

Et maintenant ?

La Dacia Hipster n’est pas encore disponible en concession, mais les dessins de brevet publiés ces dernières semaines confirment que le projet avance. Si Dacia parvient à respecter son calendrier et à commercialiser ce véhicule en 2027 au prix estimé, elle pourrait bien redéfinir les standards du marché des citadines électriques abordables. Reste à savoir si les automobilistes seront prêts à accepter des compromis sur l’autonomie, la puissance ou les équipements, en échange d’un prix réduit de près de 40 % par rapport à une citadine électrique classique.

Plusieurs questions restent en suspens : la marque confirmera-t-elle une homologation en L7e ? Quelle sera la capacité exacte de la batterie ? Et surtout, le public cible — principalement les urbains effectuant de courts trajets — acceptera-t-il cette approche minimaliste ? Les prochains mois devraient apporter des réponses, notamment lors des salons automobiles ou des annonces officielles de Dacia.

Une chose est sûre : si ce projet aboutit, il démontrera qu’il existe une alternative crédible à la course aux performances et à l’autonomie, au profit d’une mobilité électrique véritablement accessible.

Le prix réduit s’explique par plusieurs facteurs : un poids inférieur à 800 kg (permettant une batterie plus petite et moins chère), une homologation en catégorie L7e (moins exigeante en équipements), une conception minimaliste (vitres coulissantes, poignées remplacées par des sangles, utilisation du smartphone pour certains équipements) et une autonomie limitée à 150 km, adaptée aux trajets quotidiens.

Selon les informations disponibles, la Hipster afficherait une autonomie d’environ 150 km, avec une vitesse maximale limitée à 90 km/h. Ce choix est justifié par le fait que 94 % des automobilistes français parcourent moins de 40 km par jour. La voiture serait donc destinée aux trajets urbains ou périurbains, comme les courses, les trajets domicile-travail ou les déplacements scolaires. Deux recharges par semaine suffiraient pour une utilisation classique.