La série documentaire Y’Africa, coproduite par Orange et diffusée sur la chaîne Trace, entame sa quatrième saison ce dimanche 24 mai 2026. Comme le rapporte Franceinfo – Culture, cette nouvelle mouture se consacre entièrement à la musique, après avoir exploré le sport lors de la saison précédente. Au total, six épisodes de 26 minutes chacun mettront en lumière dix-huit artistes issus de neuf pays africains distincts. Selon le réalisateur Dan Assayag, l’objectif reste inchangé : révéler des talents méconnus tout en déconstruisant les clichés sur le continent africain.
Ce qu'il faut retenir
- La quatrième saison de Y’Africa, diffusée à partir du 24 mai 2026 sur Trace, explore les scènes musicales émergentes dans neuf pays africains.
- Dix-huit artistes sont mis en avant dans six épisodes de 26 minutes chacun, financés par Orange.
- Le réalisateur Dan Assayag insiste sur l’authenticité des portraits et une esthétique visuelle travaillée, avec une forte présence des couleurs et des paysages locaux.
- L’objectif affiché est de montrer la diversité et la richesse culturelle du continent, sans le réduire à un bloc homogène.
Une sélection collaborative et exigeante
Pour composer le casting de cette saison, Dan Assayag et son équipe ont collaboré avec le média PAM (Pan Africa Music), qui leur a proposé des sélections d’artistes. « On a travaillé en étroite collaboration avec PAM », explique le réalisateur de 54 ans, rencontré lors de la projection de deux épisodes en avant-première. « Mais j’avais le dernier mot ». Son critère principal ? « Je cherche des choses intéressantes dans leur univers, leur environnement et leur parcours ». Certains pays ont été mis en avant en raison de la présence d’Orange, comme l’Égypte. « Je voulais des artistes que j’aime », précise-t-il, soulignant l’importance de la passion dans son processus de sélection.
Parmi les artistes retenus figurent des groupes comme Santrofi (Ghana), Internet Girl (Afrique du Sud) ou encore Shobra El General (Égypte), chacun représentant une facette différente de la scène musicale africaine. « Ils partagent un bouillonnement commun », observe Assayag, insistant sur l’énergie qui les anime malgré leurs différences.
Une esthétique visuelle au service des artistes
L’identité visuelle de Y’Africa repose sur une photographie soignée, presque cinématographique. « J’ai le souci du cadre », confie Dan Assayag, dont le parcours dans les agences de publicité a forgé son sens du cadrage. « Le public s’intéresse au fond quand la forme est accueillante ». Les couleurs jouent également un rôle central : chaque portrait est pensé pour refléter l’univers de l’artiste. Par exemple, Shobra El General est présenté dans des tons chauds, en harmonie avec le climat égyptien, tandis que le groupe Santrofi est baigné d’une lumière vive, en phase avec l’énergie du Ghana. « Aucun épisode ne ressemble à un autre », souligne le réalisateur, qui veut éviter toute uniformisation de l’image de l’Afrique.
Un détail technique lie les différents portraits : une « empreinte digitale » africaine, apposée sur la caméra, symbolise leur origine commune. « Ils viennent tous de là », rappelle Assayag, qui insiste aussi sur le « bouillonnement » artistique qui transcende les frontières géographiques et culturelles. « Il n’y a plus vraiment de frontières », affirme-t-il, évoquant une Afrique multiculturelle où coexistent des extrêmes comme Internet Girl, un groupe de pop rock sud-africain énergique, et Tidiane Thiam, un guitariste sénégalais plus âgé et solitaire.
Une aide à la visibilité internationale
Au-delà de la diffusion des portraits, Y’Africa a également contribué à la réalisation de clips pour plusieurs artistes. « Les clips sont tournés par des réalisateurs locaux », précise Dan Assayag. « On contribue à leur développement à l’international ». Parmi les artistes mis en lumière, il cite Internet Girl, Dope Saint Jude et Shobra El General, dont le travail lui semble sous-reconnu hors du continent. « Ils méritent un rayonnement en dehors de leur territoire », déclare-t-il, rappelant que la série a été conçue pour combler ce manque. Cette saison marque ainsi une étape supplémentaire dans la mission de Y’Africa : donner une visibilité durable à des talents africains souvent ignorés par les circuits traditionnels.
L’implication des artistes dans la construction de leur propre récit est un autre pilier de la série. « Ils participent autant que moi », explique Assayag. « Comme ils sentent que je les aime, ils sont en confiance ». Cette approche collaborative permet de capter une authenticité rare, où l’improvisation occupe une place centrale. « On construit ensemble l’histoire qu’on va raconter », confie-t-il, soulignant que le tournage repose autant sur la préparation que sur la spontanéité.
Une série qui s’inscrit dans la durée
Lancée en 2020 par Orange, Y’Africa s’est imposée comme un rendez-vous annuel attendu, alternant entre sport, musique et autres formes d’expression culturelle. Après avoir mis en lumière des athlètes comme les recordmen du marathon l’an dernier, la série change de cap pour se concentrer sur des talents musicaux, reflétant ainsi la diversité des scènes artistiques africaines. « Ce que j’essaie de montrer avant tout, c’est la joie », confie Dan Assayag, résumant ainsi l’esprit de la série : célébrer la créativité sans filtre ni stéréotype.
Alors que les épisodes sont disponibles dès aujourd’hui sur Trace, le réalisateur espère que cette nouvelle saison permettra de briser les idées reçues. « Je voulais déconstruire l’idée de l’Afrique comme un bloc », explique-t-il. En donnant la parole à des artistes aux univers variés, Y’Africa offre une réponse concrète à cette ambition, tout en offrant une vitrine inédite à des musiciens dont le talent mérite d’être entendu bien au-delà des frontières du continent.
Les six épisodes de la quatrième saison de Y’Africa sont diffusés à partir du 24 mai 2026 sur la chaîne Trace, disponible en France et en Afrique. Ils peuvent également être visionnés en replay sur les plateformes numériques associées à la chaîne.
Cette quatrième saison met en avant des artistes originaires de neuf pays africains : l’Égypte, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Sénégal, ainsi que six autres nations non précisées dans l’article source. La diversité géographique est un axe fort de la série.