Le football ougandais est en deuil après la disparition tragique de David Owori, capitaine du Sports Club Villa et l’une des figures montantes du sport national. Selon RMC Sport, le jeune milieu de terrain, âgé de 27 ans, a été victime d’une agression violente près de son domicile à Makindye, une banlieue de Kampala, la capitale du pays, dans la nuit du mardi 7 août 2026. Transporté en urgence à la Case Clinic, un hôpital privé de la ville, il est décédé le lendemain de ses blessures, mettant fin à une carrière prometteuse.
Ce qu'il faut retenir
- David Owori, 27 ans, capitaine du Sports Club Villa et champion d’Ouganda en 2024, a été agressé et battu à mort dans la nuit du 7 août 2026 à Kampala.
- L’agression, qualifiée de vol crapuleux ayant mal tourné, a eu lieu devant son domicile à Makindye, où des inconnus l’ont pris pour cible.
- Les agresseurs ont utilisé des pavés avant de le dépouiller de ses effets personnels, notamment son téléphone, avant de prendre la fuite.
- Son état s’est rapidement dégradé après une prise en charge par un proche, et il est décédé à l’hôpital le 8 août au matin.
- Le SC Villa et la Fédération ougandaise de football (Fufa) ont rendu hommage à ce « leader et source d’inspiration », tandis que le Parlement a observé une minute de silence.
- Une enquête est en cours pour identifier les responsables, alors que l’Ouganda pleure une nouvelle victime de violences urbaines après le rugbyman Sydney Gongodyo, également tué à 27 ans en juillet.
Une carrière prometteuse tragiquement interrompue
David Owori incarnait l’espoir du football ougandais. Capitaine emblématique du Sports Club Villa, il avait conduit son équipe à remporter le 17e titre national de l’histoire du club en 2024, mettant fin à une disette de vingt ans. Polyvalent, capable d’évoluer en milieu défensif ou en latéral droit, il était reconnu pour sa discipline tactique et son leadership. Sélectionnable en équipe A depuis 2021, il était considéré comme un candidat sérieux pour la CAN 2027, que l’Ouganda accueillera sur son sol.
Son parcours a été marqué par plusieurs expériences en Europe. Après un premier passage au SC Villa entre 2018 et 2021, il avait tenté sa chance en Espagne au Vélez CF (2021-2022), puis en Suède à l’Utsiktens BK (2022-2023) avant de revenir dans son club formateur. Son contrat avait été prolongé jusqu’en janvier 2027, et sa dernière apparition sous les couleurs du SC Villa remontait au 1er août 2026, lors du match nul contre les Maroons FC en quart de finale aller du Fufa Super 8.
Les circonstances de l’agression : un vol devenu crime
Selon les informations recueillies par RMC Sport et confirmées par la BBC, l’agression s’est produite alors que David Owori rentrait chez lui. Les témoins ont rapporté qu’un groupe d’individus l’a pris pour cible, le frappant à coups de pavés avant de le dépouiller de ses biens, dont son téléphone portable. Malgré sa résistance initiale, il a été laissé inconscient sur place. C’est un ami proche et ancien coéquipier, Nicholas Kabonge, qui l’a retrouvé et transporté d’urgence à l’hôpital.
Le porte-parole du SC Villa, Asan Kasingye, a détaillé les circonstances de l’attaque dans une déclaration à la presse : « Le joueur a été victime d’une embuscade tendue par des malfaiteurs alors qu’il approchait de son domicile. Il a subi des blessures mettant sa vie en danger avant d’être transporté d’urgence dans un établissement médical ». La police locale, représentée par sa porte-parole Rachael Kawala, a confirmé que les lieux de l’incident avaient été sécurisés et que des preuves étaient en cours de collecte pour identifier les agresseurs.
Une réaction unanime dans le monde du sport et au-delà
La nouvelle de sa mort a provoqué une onde de choc en Ouganda. Le SC Villa a publié un communiqué empreint d’émotion, qualifiant Owori de « leader, frère et ami », et promettant de soutenir sa famille tout en exigeant que justice soit rendue. « Cet acte insensé a privé le club et le pays d’un capitaine engagé et d’un sportif prometteur, et il ne doit pas rester impuni », a souligné le club dans un message sur les réseaux sociaux.
La Fédération ougandaise de football (Fufa) a également rendu hommage à Owori, le décrivant comme « une étoile dont le talent, sur et en dehors du terrain, restera gravé dans les mémoires ». Le Parlement ougandais a observé une minute de silence en son honneur et exigé une enquête rapide. Plusieurs clubs locaux et internationaux ont exprimé leur soutien, tandis que des hommages spontanés ont fleuri sur les réseaux sociaux.
Un contexte de violences urbaines récurrentes en Ouganda
Le décès de David Owori s’inscrit dans une série de violences mortelles ciblant des personnalités du sport ougandais. Quelques semaines plus tôt, en juillet 2026, le rugbyman international Sydney Gongodyo, également âgé de 27 ans, avait été lynché par une foule à Kampala. Ces tragédies soulèvent des questions sur la sécurité dans la capitale, où les agressions et les règlements de comptes sont fréquents, notamment dans les quartiers populaires comme Makindye.
Les autorités locales n’ont pas encore identifié les auteurs de l’agression contre Owori, mais la mobilisation est forte pour que les responsabilités soient établies. Le SC Villa a appelé à une « enquête rapide et transparente », tandis que la Fufa a demandé des mesures renforcées pour protéger les athlètes et les personnalités publiques.
La disparition de David Owori laisse un vide dans le football ougandais. À 27 ans, il représentait l’avenir d’une génération de talents, aujourd’hui disparue trop tôt dans des circonstances sordides. Son héritage, tant sportif que humain, continuera de marquer ceux qui l’ont connu.
David Owori était capitaine du Sports Club Villa, club champion d’Ouganda en 2024. Polyvalent, il évoluait principalement au milieu de terrain ou en latéral droit, et était reconnu pour son leadership et sa discipline tactique. Il avait également été sélectionné en équipe nationale A pour les éliminatoires de la CAN 2021 et était pressenti pour la CAN 2027, organisée en Ouganda.
Les autorités ougandaises, en coordination avec la police de Kampala, ont sécurisé les lieux de l’agression et collecté des preuves pour identifier les agresseurs. Une enquête est en cours, avec pour objectif d’arrêter et de juger les responsables. Le SC Villa et la Fédération ougandaise de football (Fufa) ont appelé à une enquête « rapide et transparente », tandis que le Parlement a demandé des mesures pour lutter contre ces violences.