Avec le Parc des Princes comme décor, le LOSC affronte ce vendredi 28 août 2026 le Paris Saint-Germain lors de la deuxième journée de Ligue 1. Une rencontre particulière pour l’entraîneur des Dogues, Davide Ancelotti, qui découvre la pelouse de son ancien club, celui où il a forgé ses premières expériences professionnelles aux côtés de son père, Carlo Ancelotti.
Comme le rapporte Franceinfo - Sport, Davide Ancelotti, 37 ans, a quitté la sélection brésilienne après la Coupe du monde 2026 pour prendre les rênes du LOSC. Un retour aux sources, donc, puisque l’Italien y était préparateur physique de 2011 à 2013, sous les ordres de son père, alors entraîneur du PSG. Depuis, il a enchaîné les expériences comme adjoint dans les plus grands clubs européens, avant d’assurer un intérim à la tête de Botafogo en 2025.
Ce qu'il faut retenir
- Davide Ancelotti, 37 ans, est le nouveau coach du LOSC Lille depuis l’été 2026, succédant à son passage comme préparateur physique au PSG entre 2011 et 2013.
- Il a exercé comme adjoint dans plusieurs grands clubs, dont le Real Madrid, le Bayern Munich, Naples, Everton et la sélection brésilienne, remportant deux Ligues des champions avec les Merengues.
- Il a brièvement dirigé Botafogo en 2025, avant de quitter le club en décembre de la même année pour des raisons financières.
- Son identité de manager s’inspire de figures comme Pep Guardiola, Jürgen Klopp ou encore Roberto De Zerbi, tout en intégrant une dimension humaine marquée par sa passion pour la mythologie et la lecture.
- Il mise sur la relation avec ses joueurs, allant jusqu’à leur offrir des livres pour transmettre des messages, une méthode inspirée de Phil Jackson en NBA.
Un héritage familial assumé, mais une volonté d’écrire sa propre histoire
Si Davide Ancelotti assume pleinement son patronyme, il refuse de vivre éternellement dans l’ombre de son père, Carlo, l’un des entraîneurs les plus titrés de l’histoire du football. « Je suis très heureux d’être Ancelotti. J’ai eu la chance d’apprendre du meilleur, ce n’est pas quelque chose dont je veux me détacher, ce n’est pas un poids pour moi. Mais il est arrivé le moment dans ma carrière d’écrire ma propre histoire », a-t-il déclaré en conférence de presse mi-juillet, selon Franceinfo - Sport.
La rupture avec l’image de simple « fils de » est aussi générationnelle. Après avoir été l’adjoint de son père dans presque tous les clubs où ce dernier a officié – du PSG au Real Madrid, en passant par Naples ou Everton –, Davide Ancelotti a choisi de tracer sa voie. « Pour certains, je ressemble à mon père, mais en réalité, je suis très différent. J’ai un caractère similaire, mais je suis un manager d’un autre genre », a-t-il précisé dans une interview à la BBC, citée par nos confrères.
Une méthode managériale originale, entre mythologie et management humain
Côté tactique, Davide Ancelotti s’inspire de plusieurs modèles. « Pep Guardiola a été un pionnier. Impossible d’oublier Jürgen Klopp et son pressing haut, ses relances fulgurantes. Si on parle de supériorité, il faut mentionner Roberto De Zerbi et sa capacité à trouver le troisième homme. Je suis fasciné par la phase défensive de Diego Simeone, d’Unai Emery, et bien sûr de mon père », énumère-t-il. Autant de références qui façonnent une identité managériale déjà bien distincte de celle de Carlo.
Mais c’est peut-être du côté de la psychologie et de la gestion d’équipe que son approche surprend le plus. Passionné de mythologie grecque et de lecture, il intègre ces passions dans son management. « Ma méthode repose toujours sur la relation humaine. Phil Jackson, entraîneur de basketball en NBA, est l’un de mes modèles. Il avait l’habitude d’offrir des livres à ses joueurs. Ils ne les liront peut-être jamais, mais c’est important de créer un lien avec ses joueurs », explique-t-il à la BBC. Une approche qu’il a déjà testée à Botafogo, et qu’il compte bien appliquer au LOSC.
Ses joueurs semblent déjà séduits. « Il possède une personnalité très calme et a eu un très bon modèle à ce niveau-là. Il arrive à faire passer beaucoup d’émotions dans ses discours. Il a une relation très fusionnelle avec ses joueurs. Il met en place certaines choses que j’ai rarement vues dans ma carrière », a témoigné Benjamin André, capitaine du LOSC, lors de la conférence de presse de reprise.
Prométhée, un modèle symbolique pour l’entraîneur lillois
Si Davide Ancelotti devait s’identifier à un personnage mythologique, il n’hésite pas : « Ce serait Prométhée. C’est lui qui a beaucoup aidé les humains après la création. Il a volé le feu aux dieux pour le donner aux humains. Je crois beaucoup aux relations humaines », a-t-il expliqué, amusé, lors d’un échange avec Ligue 1+, après la victoire inaugurale du LOSC à Angers (0-2). Une référence qui résume à elle seule sa philosophie de jeu et de management.
Ses joueurs confirment cette approche. « Il essaye de nous parler à travers des métaphores ou des choses de la mythologie grecque dont il est passionné. Ce sont des messages assez puissants, il a une certaine ouverture d’esprit qu’il essaye de communiquer à ses joueurs », a révélé Olivier Giroud au micro de Ligue 1+.
Un début de saison sous le signe de la construction et de l’innovation
Lors du stage de pré-saison, Davide Ancelotti a proposé à ses joueurs des exercices originaux, comme la construction et la course de radeaux. Une façon de travailler la cohésion de groupe et l’esprit d’équipe, deux piliers de sa méthode. « Je veux faire passer des messages aux joueurs à travers des histoires parce que certaines sont très puissantes. Ça ne fait pas beaucoup de temps que je suis ici, mais une fois que je connais bien l’humain, si je pense qu’une histoire peut l’aider, je vais lui donner un livre », a-t-il confirmé en conférence de presse jeudi 27 août.
Avec l’ambition affichée de faire du LOSC une équipe compétitive en Ligue 1 et en coupes d’Europe, Davide Ancelotti peut aussi compter sur un réseau d’influence précieux. « Pouvoir prendre le téléphone pour avoir un conseil, sans payer, c’est quelque chose de magnifique ! », a-t-il plaisanté, faisant référence à la possibilité de consulter son père, Carlo Ancelotti, l’un des entraîneurs les plus respectés au monde.
Reste à savoir si les Dogues parviendront à concilier cette approche originale avec les exigences d’un championnat aussi physique que la Ligue 1. Une chose est sûre : avec Davide Ancelotti, le football lillois pourrait bien adopter une nouvelle dimension, entre tradition et innovation.
Si Davide Ancelotti assume pleinement son héritage familial, il insiste sur une approche plus humaine et métaphorique, intégrant des références à la mythologie et à la lecture pour communiquer avec ses joueurs. Contrairement à son père, connu pour son pragmatisme et ses résultats, Davide mise davantage sur la psychologie et la construction d’un lien fort avec son groupe.
Avant de rejoindre le LOSC, Davide Ancelotti a brièvement dirigé Botafogo de juillet à décembre 2025. Il a quitté le club en raison de difficultés financières, ne souhaitant pas rester adjoint d’un autre entraîneur que son père.