Un Népalais de 57 ans, Dawa Sherpa, a survécu six jours seul dans la « zone de la mort » de l’Everest, à près de 8 000 mètres d’altitude, avant d’être secouru par hasard ce jeudi 4 juin. RFI rapporte qu’il a été retrouvé proche du camp de base de la plus haute montagne du monde, avant d’être transféré à l’hôpital de Katmandou pour y être soigné.

Ce qu’il faut retenir

  • L’alpiniste népalais Dawa Sherpa, 57 ans, a passé six jours seul sur les pentes de l’Everest à près de 8 000 mètres d’altitude.
  • Il a été retrouvé vivant le 4 juin 2026 par hasard, près du camp de base.
  • Il a été hospitalisé à Katmandou pour tenter de récupérer après cette épreuve extrême.
  • L’Everest est surnommé la « zone de la mort » en raison de son altitude et de ses conditions hostiles.

Un sauvetage inespéré après une semaine dans l’enfer himalayen

Dawa Sherpa, alpiniste expérimenté, s’est retrouvé isolé à une altitude où chaque mouvement devient un combat. Selon RFI, il a été retrouvé par hasard, non loin du camp de base, alors qu’il tentait vraisemblablement de redescendre après avoir été pris dans une tempête ou une chute. Six jours sans assistance dans un environnement où les températures descendent bien en dessous de zéro et où l’oxygène se raréfie : autant dire que sa survie tient du miracle.

Transféré d’urgence vers Katmandou, il a été admis dans un établissement médical spécialisé dans le traitement des accidents de haute montagne. Les médecins ont indiqué qu’il souffrait de gelures, d’hypothermie et de déshydratation sévère, mais que son état général était stable malgré l’épreuve.

La « zone de la mort » : un enfer à plus de 7 500 mètres

Au-delà de 7 500 mètres d’altitude, la pression atmosphérique chute drastiquement, réduisant l’oxygène disponible à moins de 30 % de sa valeur au niveau de la mer. C’est ce qu’on appelle la « zone de la mort ». À cette hauteur, le corps humain s’épuise rapidement, le cerveau est moins oxygéné, et les fonctions vitales se dégradent. Selon les spécialistes, une exposition prolongée à cette altitude sans équipement adapté est généralement mortelle en quelques heures, voire quelques jours.

Dawa Sherpa, lui, a tenu six jours. Un exploit qui interroge sur les circonstances exactes de son isolement. Aucune explication officielle n’a encore été donnée quant aux raisons de sa séparation du groupe ou de son incapacité à redescendre par ses propres moyens. Les autorités népalaises n’ont pas encore communiqué sur les causes de cet incident.

Les défis logistiques d’un sauvetage à 8 000 mètres

Retrouver un alpiniste perdu dans la « zone de la mort » relève de l’exploit logistique. Les équipes de secours doivent composer avec des conditions extrêmes, des vents violents et des températures glaciales. Dans ce cas précis, c’est un hasard qui a permis sa localisation. RFI précise que des randonneurs ont repéré des traces de pas inhabituelles près du camp de base, menant à la découverte de l’alpiniste.

Une fois localisé, le transport vers un hôpital adapté nécessite une évacuation par hélicoptère, souvent impossible en raison des conditions météo. Dans ce cas, l’atterrissage a pu être réalisé, permettant une prise en charge médicale rapide. Une opération qui, sans équipement adéquat, aurait pu s’avérer impossible.

Et maintenant ?

Le rétablissement de Dawa Sherpa devrait prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, selon la gravité de ses blessures. Les autorités népalaises pourraient lancer une enquête pour comprendre les circonstances de cet accident et éviter qu’il ne se reproduise. Par ailleurs, les organisateurs d’expéditions himalayennes pourraient revoir leurs protocoles de sécurité, notamment pour les alpinistes évoluant dans la « zone de la mort ».

Reste à savoir si Dawa Sherpa pourra reprendre un jour l’alpinisme, et si les leçons de cette tragédie seront retenues par la communauté himalayenne.

Cette histoire rappelle, une fois encore, les dangers extrêmes encourus par ceux qui défient les plus hauts sommets du monde. Si les secours ont cette fois réussi à sauver une vie, combien d’autres alpinistes ont-ils disparu sans laisser de trace dans ces mêmes pentes ?