Le monde du cyclisme gravel est sous le choc depuis ce week-end. Stéphane Goyard, figure emblématique de cette discipline, est décédé samedi 30 mai des suites d’un accident de la route survenu lors du festival Nature is Bike à Angers. Selon RMC Sport, l’homme de 54 ans, originaire de Dijon, a été percuté par une automobiliste vers 10h30, à l’intersection de la route départementale 60 et du chemin de Marigné.
Ce qu'il faut retenir
- Stéphane Goyard, 54 ans, animateur d’une chaîne YouTube dédiée au gravel, est décédé samedi 30 mai après avoir été percuté par une voiture.
- L’accident s’est produit vers 10h30 à l’intersection de la RD 60 et du chemin de Marigné, lors du festival Nature is Bike à Angers.
- La vice-procureure de la République de Saumur a indiqué que le cycliste est « apparu sans ralentir » sur la trajectoire du véhicule.
- La conductrice, une femme de 46 ans, a été transportée à l’hôpital en état de choc après l’accident.
- Goyard animait la chaîne YouTube Gravel & Bike, créée en 2020 et comptant 65 000 abonnés, dédiée à la pratique du vélo tout-terrain.
Les circonstances de l’accident restent floues. Selon Ouest France, cité par RMC Sport, l’enquête a été confiée à la gendarmerie par le parquet de Saumur. La vice-procureure de la République de Saumur, Marine Labarthe, a précisé que « l’automobiliste n’aurait rien pu faire pour éviter le cycliste qui a déboulé sans ralentir ». La conductrice, âgée de 46 ans, a été transportée en urgence à l’hôpital dans un état de choc.
Une minute de silence a été observée dimanche en son honneur lors du festival Nature is Bike, où Goyard était présent pour couvrir l’événement. Originaire de Dijon, il s’était imposé comme une référence dans l’univers du gravel, une discipline en plein essor mêlant route et chemins caillouteux. À travers sa chaîne Gravel & Bike, créée en 2020, il avait contribué à populariser cette pratique auprès d’un large public.
Sa dernière vidéo, publiée la veille de sa mort, plongeait les spectateurs dans l’ambiance de l’épreuve Bordeaux-Paris. Depuis, les hommages se multiplient sur les réseaux sociaux. « Aujourd’hui, la communauté gravel perd bien plus qu’un passionné : elle perd un pilier, un moteur, un ami », écrit l’un de ses followers. Un autre témoigne : « Depuis toutes ces années post-Covid, je regarde les vidéos de Stéphane en attendant la suivante avec envie. Merci Stéphane pour tes partages, c’est grâce à toi que je roule sur mon gravel. »
Son grand frère, Hervé, a également partagé un message poignant sur les réseaux sociaux : « Moi qui t’ai transmis ma passion du vélo, aujourd’hui c’est lui qui t’a enlevé à la vie. Depuis ce matin, je pleure toutes les larmes de mon corps. Mon chagrin est immense. Je pense à tes trois enfants, à ta femme et à nos parents, très âgés, pour qui la vie ne sera plus jamais la même. Aujourd’hui, qu’est-ce qu’il me reste ? Tes vidéos, pleines de vie, et mon chagrin. Mon petit frère, nous avions encore tant de projets ensemble, et encore tant de kilomètres à parcourir sur le chemin de la vie. Pourquoi ? »
Un influenceur au service de la discipline
Avec plus de 65 000 abonnés sur YouTube, Stéphane Goyard s’était imposé comme une figure pédagogique et solaire du gravel. « Gravel & Bike, c’est la chaîne YouTube pour tous ceux qui vivent le vélo autrement. Du bitume aux chemins blancs, des cols de montagne aux forêts profondes, du bikepacking au défi sportif : ici, on explore toutes les formes de liberté à vélo », pouvait-on lire dans la description de sa chaîne.
L’aventurier Steven Le Hyaric, qui l’a rencontré à plusieurs reprises, lui a rendu hommage sur Instagram : « Il y a des gens qu’on croise quelques fois seulement et qui laissent une trace nette. Tu en fais partie. » Guillaume Judas, cycliste professionnel, a abondé dans le même sens : « Tout le monde est d’accord sur le fait que c’était une référence dans le milieu. Comme il est très pédagogue, solaire et communicatif, ça a tout de suite marché. »
Un accident qui interroge
Si les causes exactes de l’accident ne sont pas encore officiellement établies, l’hypothèse d’une apparition soudaine du cycliste sur la trajectoire du véhicule semble privilégiée. La descente où s’est produit l’accident pourrait avoir joué un rôle dans la rapidité de la manœuvre. L’enquête, confiée à la gendarmerie, devra déterminer si des facteurs comme la visibilité, la signalisation ou le comportement du cycliste ont contribué à la collision.
Dans un contexte où le gravel gagne en popularité, notamment grâce à des événements comme Nature is Bike, cette tragédie rappelle les risques inhérents à la pratique du vélo en milieu mixte, entre routes et chemins. Les organisateurs de compétitions et les autorités locales pourraient désormais renforcer les mesures de sécurité sur les parcours empruntés par les cyclistes.
Ce drame survient alors que le gravel connaît un essor sans précédent en France, avec des épreuves comme Bordeaux-Paris ou le festival Nature is Bike qui attirent toujours plus de participants. La sécurité des pratiquants, notamment lors d’événements organisés sur routes ouvertes à la circulation, pourrait devenir un sujet de débat dans les prochains mois.
Reste à savoir si cet accident entraînera des modifications réglementaires ou des recommandations spécifiques pour les organisateurs de compétitions, afin de limiter les risques pour les cyclistes. Une chose est sûre : Stéphane Goyard laissera une empreinte durable dans le monde du gravel, bien au-delà de sa disparition.
Selon les informations disponibles, Stéphane Goyard participait au festival Nature is Bike en tant que coureur et créateur de contenu. Il couvrait l’événement pour sa chaîne YouTube Gravel & Bike, tout en participant aux épreuves proposées. Aucune source ne mentionne un rôle officiel dans l’organisation.