La campagne de déclaration des revenus 2025 bat son plein en ce mois d’avril 2026. Parmi les questions récurrentes, celle des obligations fiscales liées aux ventes réalisées sur Vinted occupe une place centrale. Selon Numerama, la plateforme a l’obligation légale de transmettre les données de ses utilisateurs à l’administration fiscale dès lors que certains seuils sont franchis. Explications détaillées.
Ce qu'il faut retenir
- Vinted doit déclarer automatiquement les revenus de ses utilisateurs dépassant 2 000 € de ventes ou 30 transactions en 2025 via le rapport DAC7.
- La vente d’effets personnels reste généralement exonérée d’impôt, sauf pour les métaux précieux, les bijoux ou les cessions supérieures à 5 000 €.
- Le rapport DAC7 est prérempli par Vinted et accessible depuis l’onglet « Revenus » du porte-monnaie, avec un guide explicatif disponible.
- Les vendeurs occasionnels non professionnels ne sont pas imposables, sauf exceptions citées ci-dessus.
- Les seuils de déclaration s’appliquent à toutes les plateformes de vente entre particuliers, comme Airbnb ou Leboncoin.
- Les déclarations doivent être effectuées avant le 22 mai pour les départements 1 à 19, le 28 mai pour 20 à 54, et le 5 juin pour 55 à 976.
La plateforme Vinted a envoyé en janvier 2026 à ses utilisateurs concernés un récapitulatif annuel de leurs transactions réalisées en 2025. Ce document, disponible également dans l’application ou sur le site web, sert de base pour remplir sa déclaration de revenus. Mais faut-il réellement déclarer ces sommes ? La réponse dépend de plusieurs critères, détaillés par l’administration fiscale et rappelés par Numerama.
Selon le site du Fisc, « les opérations d’achat-revente, de prestations de services ou de location meublée contre rémunération » sont imposables, y compris à titre occasionnel. Cependant, une exemption existe pour les revenus issus de la vente de biens d’occasion entre particuliers. Pour en bénéficier, deux conditions cumulatives doivent être remplies : le montant total des ventes annuelles ne doit pas excéder 2 000 €, et le nombre de transactions ne doit pas dépasser 30. Dès qu’un seul de ces seuils est franchi, Vinted transmet les données à l’administration fiscale via le rapport DAC7.
La nuance est importante : l’obligation de déclaration ne signifie pas automatiquement une imposition. Numerama souligne que « la vente d’objets personnels n’est pas imposable » dans la plupart des cas. L’exonération s’applique notamment aux vêtements, meubles, électroménager ou véhicules, sauf pour les métaux précieux, les bijoux ou les cessions supérieures à 5 000 €. Dans ces derniers cas, une taxe forfaitaire de 19 % s’applique sur la plus-value.
Comment déclarer ses revenus Vinted en pratique ?
Vinted facilite la démarche en préremplissant le rapport DAC7 avec les données issues du compte utilisateur. Les vendeurs concernés n’ont qu’à vérifier les informations, ajouter leur numéro d’identification fiscale et soumettre le formulaire. La plateforme met à disposition un guide détaillé pour accompagner les utilisateurs dans cette procédure, accessible directement depuis la rubrique « Revenus » du porte-monnaie.
Pour les vendeurs professionnels, la situation diffère. Si l’activité relève d’un achat-revente régulier dans le but de réaliser un profit, les revenus sont imposables selon les règles en vigueur. Le seuil d’imposition varie selon le régime fiscal : pour les micro-entrepreneurs, le plafond est fixé à 188 700 € de chiffre d’affaires annuel. Au-delà, les obligations déclaratives s’alourdissent, avec des déclarations mensuelles ou trimestrielles selon le statut choisi.
Les exemples partagés par Vinted illustrent cette distinction. Vendre un vêtement acheté initialement 50 € pour 30 € ne génère aucun impôt, même si le prix de vente est supérieur. En revanche, revendre un bijou acheté 3 000 € pour 6 000 € déclenche une imposition sur la plus-value de 3 000 €, taxée à 19 %.
Quelles plateformes sont concernées et quelles sont les obligations légales ?
L’article 242 bis du Code général des Impôts, modifié en 2018, encadre les obligations des plateformes numériques comme Vinted. Ces dernières doivent informer leurs utilisateurs de leurs obligations fiscales à chaque transaction, fournir un récapitulatif annuel des ventes et transmettre ces données à l’administration. Numerama précise que cette réglementation s’applique à toutes les plateformes facilitant des échanges commerciaux, de la location de logements (Airbnb) aux petites annonces (Leboncoin).
Vinted rappelle dans ses communications que « vendre des biens personnels sur la plateforme n’est pas imposable en soi ». L’imposition ne survient que dans des cas précis : vente de métaux précieux ou de bijoux pour un montant supérieur à 5 000 €, ou activité professionnelle avérée. Pour les autres objets, même vendus avec une plus-value, l’exonération persiste sauf exceptions.
Quels sont les délais et les sanctions en cas de non-déclaration ?
La période de déclaration des revenus 2025 a débuté en avril 2026 et s’étale jusqu’à début juin, selon le département de résidence. Pour les déclarations en ligne, les échéances sont fixées au 22 mai pour les départements 1 à 19, au 28 mai pour les départements 20 à 54, et au 5 juin pour les départements 55 à 976. Un retard peut entraîner des pénalités, bien que l’administration fiscale applique généralement un délai de tolérance avant de sanctionner.
En cas de non-respect des obligations, l’utilisateur s’expose à un redressement fiscal. Numerama rappelle que « la plateforme transmet systématiquement les données à l’administration » dès qu’un seuil est dépassé. Les vendeurs concernés doivent donc vérifier leur boîte mail, leur espace personnel Vinted et leur déclaration pour éviter tout oubli.
La question des revenus issus de la vente entre particuliers illustre une tendance plus large : l’adaptation du droit fiscal à l’économie numérique. Entre exonérations ciblées et obligations accrues, les utilisateurs doivent rester vigilants pour concilier conformité et optimisation.
Vinted doit transmettre vos données fiscales si vous avez réalisé plus de 2 000 € de ventes ou plus de 30 transactions en 2025. Un seul de ces deux critères suffit pour déclencher l’obligation déclarative.
