La liberté artistique, pour Dee Dee Bridgewater et sa fille China Moses, ne se résume pas à une simple notion abstraite. « Pour moi, c’est la liberté d’exister comme on veut et de choisir de faire X ou Y sans contrainte », a déclaré la chanteuse de jazz américaine, invitée exceptionnelle cette semaine dans l’émission Le Monde d’Élodie sur Franceinfo - Culture. Selon Franceinfo - Culture, les deux artistes sont mises à l’honneur pour la sortie de leurs albums respectifs : « Elemental » pour Dee Dee Bridgewater, et « It’s complicated » pour China Moses.

Ce qu'il faut retenir

  • Dee Dee Bridgewater et China Moses présentent leurs nouveaux albums « Elemental » et « It’s complicated » dans l’émission Le Monde d’Élodie sur Franceinfo - Culture.
  • La liberté artistique est au cœur de leur réflexion, avec une vision qui dépasse la simple expression musicale.
  • China Moses souligne l’importance du « contrat social » lié à la responsabilité des artistes.
  • Le titre « Honeysuckle Rose », interprété en duo avec Bill Charlap, illustre leur hommage à Fats Waller.
  • Dee Dee Bridgewater décrit le jazz comme une forme de liberté musicale où l’improvisation et la structure coexistent.

Deux générations, une même quête de liberté

Dee Dee Bridgewater, figure majeure du jazz mondial, et sa fille China Moses, chanteuse et actrice, partagent une même passion pour la musique soul et une attirance profonde pour la liberté artistique. « Pour moi, la liberté, c’est aussi la liberté de dire des choses honnêtes, parfois difficiles », a précisé Dee Dee Bridgewater lors de son entretien. Elle ajoute : « Je pense que, maintenant que je suis à un certain âge, la petite Dee Dee qui voulait chanter du jazz sans le savoir choisissait déjà la liberté. » Selon Franceinfo - Culture, cette quête de liberté est au cœur de leurs nouveaux projets musicaux.

China Moses, quant à elle, insiste sur la responsabilité qui incombe aux artistes. « Le micro, c’est une responsabilité. On nous donne une plateforme, et malgré tout, on a un contrat social à respecter », a-t-elle souligné. Elle rappelle que, bien qu’elle puisse apprécier des artistes comme 50 Cent ou Notorious B.I.G., cela ne signifie pas qu’elle approuve tous leurs messages. « J’ai cette liberté de pouvoir dire non, cette liberté de choisir », a-t-elle expliqué. Pour elle, la liberté est un bien précieux, surtout dans un contexte où elle s’effrite progressivement.

« Honeysuckle Rose », un hommage à Fats Waller

Parmi les titres phares de l’album « Elemental » de Dee Dee Bridgewater figure « Honeysuckle Rose », interprété en duo avec le pianiste Bill Charlap. Ce morceau, selon la chanteuse, est bien plus qu’une simple chanson. « Quand je le chante, j’ai toujours Fats Waller en arrière-pensée. Sa façon de mêler comédie, humour et profondeur dans sa musique m’inspire », a-t-elle confié. Elle précise que l’interprétation avec Bill Charlap n’est pas un accompagnement classique, mais une collaboration à égalité. « On est à égalité, et c’est une façon pour nous de rendre hommage à Fats Waller tout en montrant la légèreté que l’on peut apporter à la musique. »

Dee Dee Bridgewater souligne également la complicité qui existe entre elle et Bill Charlap. « Il est toujours là avec moi, il me laisse être moi-même à tout moment. Et ça, c’est le pied », a-t-elle déclaré. Ce titre, selon elle, incarne la grande liberté musicale qu’offre le jazz, où l’improvisation et le respect de la structure se marient harmonieusement.

China Moses et l’héritage de sa mère

China Moses n’hésite pas à rendre hommage à sa mère, Dee Dee Bridgewater, qu’elle décrit comme « une des plus grandes voix de la musique noire américaine et du jazz ». « Scéniquement, elle est souvent comparée à Tina Turner du jazz. Il faut la voir sur scène », a-t-elle affirmé. Elle distingue cependant deux facettes de sa mère : l’artiste et la femme. « La maman est une femme exemplaire qui a fait de son mieux avec ce qu’elle avait, avec une abnégation profonde vis-à-vis de son ego d’artiste », a-t-elle précisé. « Franchement, c’est un honneur d’être sa fille », a-t-elle conclu, soulignant ainsi le lien unique qui les unit.

Les deux artistes, bien que partageant une passion commune pour la musique, ont des parcours et des styles différents. Dee Dee Bridgewater, avec ses décennies de carrière, incarne une forme de liberté acquise à travers l’expérience. China Moses, quant à elle, représente une nouvelle génération d’artistes qui revendiquent leur liberté tout en assumant leurs responsabilités sociales. Leur rencontre dans l’émission Le Monde d’Élodie offre une occasion rare de découvrir leurs univers respectifs.

Et maintenant ?

Les nouveaux albums de Dee Dee Bridgewater et China Moses sont désormais disponibles en streaming et en formats physiques. Selon Franceinfo - Culture, les deux artistes devraient poursuivre leurs promotions respectives dans les prochaines semaines, avec des apparitions médiatiques et des concerts prévus. Leur message sur la liberté artistique pourrait résonner particulièrement dans un contexte où les débats sur la censure et l’expression créative sont de plus en plus présents. Il reste à voir comment leur vision influencera les nouvelles générations d’artistes.

Cette semaine dédiée à leurs projets musicaux dans Le Monde d’Élodie sur Franceinfo - Culture met en lumière non seulement leurs talents individuels, mais aussi leur engagement commun en faveur d’une liberté artistique sans concession. Entre hommage à la tradition et affirmation d’une voix contemporaine, leur collaboration offre une vision riche et nuancée de ce que signifie, aujourd’hui, être un artiste.

Selon Franceinfo - Culture, « Elemental » de Dee Dee Bridgewater met en avant des reprises de standards du jazz revisités, tandis que « It’s complicated » de China Moses explore des sonorités plus contemporaines, mêlant soul et influences hip-hop. Les deux albums reflètent leurs univers respectifs tout en partageant une même quête de liberté artistique.