Près de six décennies après leur formation, le groupe britannique Deep Purple entame une tournée mondiale, confirmant ainsi sa vitalité artistique. Selon nos confrères de Franceinfo - Culture, le quintet, toujours en activité, a présenté son dernier album, intitulé « Splat! », le 3 juillet 2026, un disque qui marque une nouvelle étape dans leur carrière tout en restant fidèle à leur héritage rock. À cette occasion, les membres fondateurs Ian Pace et Simon McBride, arrivé en 2022, ont évoqué leur philosophie musicale et leur approche de la scène.

Ce qu'il faut retenir

  • Deep Purple, formé en 1968, compte parmi les groupes de rock les plus influents au monde, avec plus de 120 millions d'albums vendus.
  • Le nouvel album, « Splat! », sorti le 3 juillet 2026, prouve que le groupe continue d'innover malgré son âge.
  • Simon McBride a rejoint le groupe en 2022 et apporte une modernité saluée par les fans historiques et une nouvelle génération.
  • Les membres fondateurs, dont Ian Pace, insistent sur l'absence de leader au sein du groupe et leur fonctionnement en démocratie complète.
  • La tournée mondiale, qui s'appuie sur l'énergie des concerts, est décrite comme une « grande famille sur la route » par Simon McBride.

Un groupe toujours en mouvement, malgré ses 58 ans d'existence

Deep Purple, l'un des pionniers du hard rock, n'a jamais cessé de se renouveler. Avec plus de 120 millions d'albums écoulés depuis 1968, le groupe reste une référence incontournable. Selon Ian Pace, batteur et membre fondateur, leur longévité s'explique par une passion inaltérable pour la musique. « Personnellement, je ne fais rien d'autre », explique-t-il. « Si je suis à la maison, je suis un peu un légume. Jouer de la batterie, c'est ce qui me maintient en vie. » Un engagement qui se traduit aujourd'hui par la sortie de « Splat! », un album qui, selon lui, prouve que le groupe ne se contente pas de capitaliser sur son passé.

Simon McBride, guitariste arrivé en 2022, apporte une nouvelle dynamique. Son style, salué par les fans historiques comme par les jeunes auditeurs, a permis au groupe de séduire un public plus large. « J'ai vu Gary Moore jouer à Belfast à neuf ou dix ans », confie-t-il. « À ce moment-là, j'ai su que je voulais faire ça. L'école ou le sport ne m'intéressaient plus. » Une révélation qui illustre l'impact durable de la musique sur des générations entières.

Un fonctionnement démocratique, loin des ego

L'une des particularités de Deep Purple réside dans son organisation. Depuis les débuts, le groupe a toujours refusé la figure d'un leader unique. « Dès 1968, on a décidé qu'il n'y aurait pas de leader », précise Ian Pace. « Après le départ de Ritchie Blackmore, on s'est dit : il n'y a pas de leader. On a une démocratie complète. » Avec cinq membres, les décisions se prennent à la majorité de trois voix. « Ceux qui disent non doivent accepter la décision, car vous perdrez peut-être une bataille, mais vous en gagnerez une autre. » Une philosophie qui, selon lui, permet au groupe de rester uni et créatif.

Cette absence de hiérarchie assumée est souvent citée comme l'une des clés de leur succès. « Personne n'existe plus qu'un autre », souligne Ian Pace. « C'est aussi la force de Deep Purple, et c'est un fil rouge dans notre histoire. » Une approche qui contraste avec les dynamiques de pouvoir souvent observées dans l'industrie musicale.

Sur scène, l'énergie qui donne un sens à la tournée

Pour les membres de Deep Purple, le moment privilégié reste bien sûr la scène. « C'est un peu comme une grande famille sur la route », décrit Simon McBride. « Quand on arrive sur scène, c'est la raison pour laquelle on est tous ensemble pour 90 minutes chaque soir. » Un sentiment partagé par Ian Pace, qui reconnaît que les 22 heures restantes en dehors des concerts peuvent être difficiles. « Si vous n'arrivez pas à gérer les heures où vous n'êtes pas sur scène, le processus devient très compliqué. Tout est organisé autour de ces deux heures par soir, ce qui rend le reste supportable. »

La tournée mondiale, qui s'appuie sur cet équilibre entre vie professionnelle et personnelle, s'annonce comme un hommage à leur passion commune. « Le côté difficile, c'est d'être loin de sa famille et des gens qu'on aime », ajoute Simon McBride. « Mais la récompense, ce sont ces 90 minutes sur scène. C'est pour ça qu'on le fait. »

« Splat! », un album qui prouve leur audace

Sorti le 3 juillet 2026, « Splat! » marque une nouvelle étape pour Deep Purple. L'album, qui mêle énergie rock et expérimentations, illustre leur refus de se reposer sur leurs lauriers. « On a tout essayé au fil des années », explique Ian Pace. « Parfois, ça s'est bien passé, parfois on regarde en arrière et on voit des erreurs. Mais personne ne fait jamais d'erreurs. Si on n'essaye pas certaines choses, on ne trouve rien de nouveau. » Un état d'esprit qui résume l'approche du groupe : innover sans cesse, quitte à prendre des risques.

Le single « Arrogant Boy », qui porte une énergie spontanée, raconte l'histoire d'un garçon qui, malgré son illettrisme, refuse de baisser les yeux. Une métaphore, pour Ian Pace, de la nécessité de croire en soi. « Quand j'ai attrapé une paire d'aiguilles à tricoter de ma mère, j'ai compris pourquoi les mains des batteurs bougeaient comme elles bougeaient. C'était logique pour moi. » Une anecdote qui illustre leur rapport viscéral à la musique.

Et maintenant ?

Deep Purple entame une tournée mondiale qui devrait s'étendre sur plusieurs mois, avec des dates encore à confirmer. Le groupe, qui a toujours su se réinventer, pourrait poursuivre cette dynamique en travaillant sur un nouvel album après « Splat! ». Reste à voir si cette énergie, malgré les années, continuera de séduire les nouvelles générations de fans. Une chose est sûre : pour Ian Pace et Simon McBride, tant qu'ils auront cette passion, ils ne s'arrêteront pas.

Selon Ian Pace, batteur et membre fondateur, le groupe a toujours fonctionné en démocratie complète, sans leader désigné. Après le départ de Ritchie Blackmore, ils ont choisi cette organisation pour éviter les conflits de pouvoir. « Avec cinq personnes, on a toujours une majorité de trois. Ceux qui disent non doivent accepter la décision », explique-t-il.