Une vanne d'oxygène défectueuse sur l'un des moteurs BE-4 a provoqué l'explosion de la fusée géante New Glenn lors d'un essai statique mené en mai 2026, révèle Numerama. L'incident, survenu lors d'un test au sol, avait marqué un coup d'arrêt dans le calendrier de développement du lanceur lourd développé par Blue Origin.
Ce qu'il faut retenir
- La défaillance d'une vanne d'oxygène sur un moteur BE-4 est à l'origine de l'explosion de la fusée New Glenn lors d'un essai statique en mai 2026.
- Le moteur incriminé, le BE-4, est un élément clé du lanceur lourd de Blue Origin.
- Blue Origin a identifié un correctif et vise un retour au tir avant la fin de l'année 2026.
- La fusée New Glenn, conçue pour concurrencer SpaceX et ses Falcon 9, avait subi un premier échec de test.
Un essai statique qui tourne au drame
Le 15 mai 2026, Blue Origin procédait à un essai statique de sa fusée New Glenn sur son pas de tir en Floride. L'objectif consistait à tester le fonctionnement des moteurs BE-4, développés en interne par l'entreprise de Jeff Bezos. Mais l'essai a rapidement dégénéré : quelques secondes après l'allumage, une explosion a détruit le lanceur, sans faire de victime mais avec des dégâts matériels importants. Selon Numerama, l'enquête interne menée par Blue Origin a permis de remonter à la cause racine de l'incident.
Les ingénieurs de l'entreprise ont déterminé que la défaillance provenait d'une vanne d'oxygène liquide, composante essentielle du moteur BE-4. Cette vanne, conçue pour réguler le flux d'oxygène nécessaire à la combustion, n'a pas fonctionné comme prévu, entraînant une surpression et, in fine, l'explosion du moteur. « La vanne a cédé sous l'effet d'une contrainte mécanique non anticipée », a expliqué un responsable de Blue Origin sous couvert d'anonymat. L'incident rappelle les défis techniques auxquels sont confrontées les entreprises du secteur spatial, où chaque composant doit résister à des conditions extrêmes.
Un correctif ciblé et un calendrier ambitieux
Dès l'identification du problème, Blue Origin a lancé un programme de correction visant à renforcer la robustesse de la vanne incriminée. « Nous avons revu la conception et les matériaux utilisés », a précisé le responsable de l'entreprise. « Les tests en laboratoire confirment que la nouvelle version résiste aux contraintes prévues. » L'objectif affiché par Blue Origin est clair : un retour en vol de la New Glenn d'ici la fin de l'année 2026. Pour y parvenir, l'entreprise devra obtenir l'aval des autorités de régulation, notamment la Federal Aviation Administration (FAA), avant tout nouveau lancement.
Ce calendrier s'inscrit dans une stratégie de rattrapage face à la concurrence. SpaceX, avec sa fusée Starship, et United Launch Alliance, avec sa Vulcan, ont déjà réalisé des vols orbitaux en 2025. Blue Origin, qui mise sur la réutilisabilité partielle de la New Glenn, espère ainsi combler son retard. « Nous restons confiants dans notre capacité à tenir ce délai », a affirmé Jeff Bezos lors d'une conférence de presse en juillet 2026. Pourtant, les enjeux sont de taille : un nouvel échec pourrait remettre en cause la crédibilité du lanceur face à ses concurrents.
Cette affaire soulève également des questions sur la fiabilité des moteurs BE-4, déjà utilisés sur la fusée Vulcan de United Launch Alliance. Une défaillance similaire sur ce lanceur pourrait avoir des répercussions bien plus larges. Reste à voir si Blue Origin parviendra à transformer cet échec en leçon constructive, ou si l'incident retardera durablement ses ambitions spatiales.
Selon Numerama, la vanne a subi une contrainte mécanique non anticipée en raison d'un défaut de conception ou d'un problème de matériau. Blue Origin a revu la robustesse de cet élément pour éviter une récidive.