Le gouvernement russe a annoncé, ce mercredi 29 avril 2026, l’annulation du traditionnel défilé militaire sur la place Rouge à Moscou, prévu pour le 9 mai afin de commémorer l’anniversaire de la victoire contre l’Allemagne nazie en 1945. Selon Libération, cette décision s’appuie sur des « menaces terroristes » attribuées à l’Ukraine, qui avait tenté de perturber l’édition 2025 avec des attaques de drones.
Ce qu'il faut retenir
- Le Kremlin invoque une menace terroriste émanant de l’Ukraine pour justifier l’annulation du défilé.
- En 2025, des drones ukrainiens avaient ciblé la cérémonie, selon les autorités russes.
- Vladimir Poutine a proposé un cessez-le-feu temporaire pour le 9 mai, sans préciser les modalités.
- La commémoration de la victoire de 1945 est un événement symbolique majeur en Russie.
Une cérémonie sous haute tension
Chaque année, le 9 mai est l’occasion d’un grand défilé militaire sur la place Rouge, devant le Kremlin, pour célébrer la capitulation de l’Allemagne nazie. En 2025, l’événement avait été marqué par des attaques de drones ukrainiens, visant selon Moscou à « saboter » la cérémonie. Cette année, les autorités russes justifient l’annulation par la persistance de risques sécuritaires, évoquant des « menaces terroristes » imputées à Kiev.
Les services de renseignement russes, cités par Libération, estiment que l’Ukraine pourrait renouveler des actions hostiles, bien que Kyiv n’ait pas réagi officiellement à cette annonce. Le ministère de la Défense russe n’a pas détaillé les mesures de sécurité alternatives prévues pour la date symbolique, se contentant d’évoquer des « ajustements » dans les préparatifs.
Un cessez-le-feu symbolique proposé par Poutine
Parallèlement à l’annulation du défilé, le président russe Vladimir Poutine a proposé, ce 29 avril 2026, un cessez-le-feu pour le 9 mai, sans préciser sa durée ou ses modalités. Cette initiative, qualifiée de « geste humanitaire » par le Kremlin, intervient alors que les combats en Ukraine se poursuivent, notamment dans la région de Donetsk.
Dans un communiqué, le porte-parole du Kremlin a indiqué que cette trêve était « une opportunité pour les familles de se réunir et pour les soldats de se reposer ». Cependant, les autorités ukrainiennes n’ont pas encore réagi à cette proposition, alors que les tensions restent vives entre les deux pays.
« Le 9 mai reste une date sacrée pour des millions de Russes. Nous faisons tout pour garantir la sécurité des citoyens », a déclaré un responsable du gouvernement russe, sous couvert d’anonymat.
Cette décision survient alors que la Russie et l’Ukraine s’affrontent depuis plus de deux ans, après l’invasion du 24 février 2024. La commémoration du 9 mai, symbole de la victoire soviétique, prend une dimension particulière dans ce contexte géopolitique tendu, autant dire que les enjeux symboliques et stratégiques se mêlent.
Les autorités russes invoquent des « menaces terroristes » attribuées à l’Ukraine, après des attaques de drones lors de l’édition 2025. Aucune preuve publique n’a été fournie pour étayer ces allégations, mais le Kremlin justifie cette décision par la nécessité de « protéger les participants et le public ».