À compter du lundi 11 août 2026, les règles encadrant le démarchage téléphonique en France évoluent significativement. Désormais, les professionnels ne pourront plus solliciter les consommateurs par téléphone sans avoir obtenu leur accord explicite au préalable. Cette mesure, issue de la loi anti-fraude de 2025, vise à renforcer la protection des particuliers face aux appels indésirables. Journal du Geek rapporte cette modification réglementaire, qui s’inscrit dans une volonté plus large de lutte contre les pratiques commerciales agressives.
Ce qu'il faut retenir
- À partir du 11 août 2026, l’accord préalable des consommateurs est obligatoire pour tout démarchage téléphonique.
- Cette règle s’applique à tous les professionnels, quel que soit leur secteur d’activité.
- Les appels sans accord préalable seront considérés comme illégaux et pourront être sanctionnés.
- La mesure s’inscrit dans le cadre de la loi anti-fraude de 2025, renforçant la protection des particuliers.
Une obligation d’accord explicite pour mettre fin aux appels intempestifs
Jusqu’à présent, les entreprises pouvaient solliciter des consommateurs par téléphone sans leur consentement préalable, à condition de respecter certaines règles de désinscription. Désormais, la donne change radicalement : l’accord explicite devient une condition sine qua non. Journal du Geek souligne que cette disposition s’appliquera à tous les professionnels, sans distinction de taille ou de secteur, qu’il s’agisse de télécoms, d’énergie, de banque ou de vente en ligne. Les appels non sollicités seront désormais considérés comme illégaux et pourront entraîner des sanctions administratives ou financières.
Cette réforme intervient dans un contexte où le démarchage téléphonique reste l’une des principales sources de nuisance pour les Français. Selon une étude de l’ARCEP publiée en 2025, près de 60 % des consommateurs déclaraient avoir été contactés au moins une fois par mois par des démarcheurs, souvent à des horaires inopportuns. La nouvelle réglementation vise ainsi à restaurer un équilibre entre les besoins des entreprises et le droit au calme des particuliers.
Des exceptions limitées et des sanctions renforcées
Certaines catégories de professionnels pourront continuer à démarcher par téléphone sans accord préalable, mais dans des cadres très encadrés. Il s’agit notamment des entreprises réalisant des enquêtes d’opinion, des études de marché ou des sondages, à condition que ces démarches ne visent pas à vendre un produit ou un service. Par ailleurs, les associations à but non lucratif pourront toujours solliciter des dons par téléphone, sous réserve de respecter les règles de transparence en vigueur.
En cas de non-respect de la nouvelle réglementation, les entreprises s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à 15 000 € par appel illégal pour les personnes physiques et 75 000 € pour les personnes morales. Ces montants, fixés par la loi, visent à dissuader les professionnels de contourner les nouvelles règles. Journal du Geek précise que ces sanctions seront appliquées par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), déjà en charge du contrôle des pratiques commerciales.
Dans ce contexte, les consommateurs sont invités à signaler les appels non sollicités ou les démarchages frauduleux via la plateforme Signal Spam, déjà utilisée pour lutter contre les spams électroniques. Une plateforme dédiée aux appels téléphoniques pourrait être mise en place d’ici la fin de l’année, permettant un signalement plus rapide et une réponse plus efficace des autorités compétentes.
Les consommateurs peuvent conserver les enregistrements d’appels (lorsqu’ils sont autorisés par la loi) ou noter précisément la date, l’heure et le contenu de l’appel. En cas de litige, la charge de la preuve incombera à l’entreprise, qui devra démontrer avoir obtenu l’accord du consommateur.