La démence, et plus précisément la maladie d'Alzheimer, est une maladie neurodégénérative qui affecte principalement la mémoire, mais également d'autres fonctions cognitives, liées par exemple au langage, au raisonnement et à l'apprentissage. Selon nos confrères de Futura Sciences, avec 2,2 millions de malades attendus d'ici 25 ans, la démence s'impose comme un défi majeur.

En 2025, selon France Alzheimer, 1,4 million de personnes vivent avec une maladie d'Alzheimer ou une pathologie apparentée en France. Et la tendance est loin de s'inverser, avec un nombre de malades qui devrait presque doubler d'ici 2050. Longtemps considérée comme une fatalité liée à l'âge, la démence est aujourd'hui mieux comprise. On sait désormais que son apparition est influencée par une accumulation de facteurs tout au long de la vie.

Ce qu'il faut retenir

  • La démence est une maladie neurodégénérative qui affecte principalement la mémoire et d'autres fonctions cognitives.
  • 1,4 million de personnes vivent avec une maladie d'Alzheimer ou une pathologie apparentée en France en 2025.
  • Le nombre de malades devrait presque doubler d'ici 2050.
  • La démence est influencée par une accumulation de facteurs tout au long de la vie.
  • Quatre réflexes simples peuvent aider à protéger votre cerveau : dormir mieux, faire de l'exercice léger, garder un cholestérol LDL bas et mieux traiter le diabète.

Les 4 réflexes simples

Une récente série d'études scientifiques révèle quatre nouvelles façons, accessibles et fondées sur des preuves, de réduire le risque de démence. Il s'agit de dormir mieux, pas forcément plus, faire de l'exercice léger, garder un cholestérol LDL bas et mieux traiter le diabète.

La qualité du sommeil est cruciale, car le sommeil profond (à ondes lentes) et le sommeil paradoxal jouent un rôle crucial dans l'élimination des toxines cérébrales liées à la maladie d'Alzheimer. Faire de l'exercice léger, comme le jardinage, la marche, le tai-chi ou le yoga, peut également aider à ralentir le déclin cognitif.

Le lien entre le cholestérol et la démence

Une autre étude met en lumière le lien entre le taux de « mauvais » cholestérol (LDL) et le risque de démence. Les personnes avec un taux inférieur à 70 mg/dL (1,8 mmol/L) avaient 26 % de risque en moins de développer une démence, et 28 % en moins pour la maladie d'Alzheimer, par rapport à celles dont le taux dépassait 130 mg/dL (3,4 mmol/L).

Les statines, médicaments anti-cholestérol sur prescription médicale, pourraient renforcer cette protection, en agissant sur l'inflammation et la santé des petites artères cérébrales, souvent endommagées dans les cas d'Alzheimer.

Le traitement du diabète

Dernière piste prometteuse, certains antidiabétiques de nouvelle génération (GLP-1 et SGLT2i), utilisés notamment dans les traitements contre l'obésité, réduiraient le risque de démence de 33 à 43 % chez les patients de plus de 50 ans atteints de diabète de type 2.

Et maintenant ?

Des essais cliniques sont en cours pour confirmer ces résultats, souligne Alzheimer's Research & Therapy, notamment avec le sémaglutide, la molécule active de l'Ozempic. En attendant, cette découverte renforce l'importance d'une bonne prise en charge du diabète, non seulement pour le cœur, mais aussi pour le cerveau.

Il est plus que jamais essentiel d'agir en amont pour préserver ses capacités cognitives plus longtemps. Même si certaines causes restent encore mal connues, de nombreux facteurs de risque sont aujourd'hui identifiés et peuvent être modifiés.

En conclusion, la démence est une maladie neurodégénérative qui affecte principalement la mémoire et d'autres fonctions cognitives. Cependant, avec des réflexes simples tels que dormir mieux, faire de l'exercice léger, garder un cholestérol LDL bas et mieux traiter le diabète, il est possible de réduire le risque de démence. Il est donc important de prendre ces facteurs en compte pour préserver ses capacités cognitives plus longtemps.