Selon Euronews FR, les dirigeants de sept pays, dont quatre États membres de l’UE, ont condamné un vaste projet de colonisation en Cisjordanie et appelé Israël à mettre fin à l’extension des colonies dans le territoire palestinien occupé, après que les autorités israéliennes ont lancé un appel d’offres pour plus de 1 200 logements.

Le controversé plan E1, approuvé par Israël l’an dernier, accentuerait la séparation entre Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël et majoritairement peuplée de Palestiniens, et la Cisjordanie. Les dirigeants ont exprimé leur inquiétude face à cette décision, qui, selon eux, est d’autant plus préoccupante à un moment où la Cisjordanie connaît une instabilité grave, avec des niveaux sans précédent de violences commises par des colons contre des civils et de sérieuses restrictions imposées à l’économie palestinienne.

Ce qu'il faut retenir

  • Le plan E1 prévoit la construction d’environ 3 400 logements dans une zone d’environ 12 kilomètres carrés, située juste à l’est de Jérusalem.
  • Le dernier appel d’offres porte sur plus de 1 200 logements, selon l’ONG israélienne Peace Now.
  • Les dossiers doivent être déposés d’ici au 19 octobre, soit une semaine avant les élections israéliennes prévues le 27 octobre.

Les réactions des dirigeants

Le communiqué a été signé par la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas, ainsi que par le Royaume-Uni, la Norvège et le Canada. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a qualifié ces appels d’offres d’« inacceptables », estimant que le projet « compromettrait gravement la viabilité de la solution à deux États ».

Le secrétaire général de l’ONU a également estimé que le plan E1 constituait une « menace existentielle » pour la continuité territoriale d’un futur État palestinien. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, a exigé l’abandon du projet et la fin de l’expansion des colonies en Cisjordanie.

La réponse d'Israël

Jeudi, Gideon Sa’ar, le ministre israélien des Affaires étrangères, a déclaré rejeter « en bloc » les propos d’Ed Miliband, ainsi que « le ton condescendant » de sa déclaration. Il a affirmé que « le peuple juif a le droit de vivre sur l’ensemble de la Terre d’Israël, tout comme les Britanniques ont le droit de vivre à Londres et dans tout le Royaume-Uni ».

Gideon Sa’ar a ensuite accusé le Royaume-Uni de « ne tenir pour responsable qu’Israël tout en ignorant l’extrémisme palestinien », qui, selon lui, alimente les attaques antisémites visant la communauté juive britannique. Il a promis qu’« Israël défendra ses droits, ses intérêts et sa population ».

Et maintenant ?

Les réactions des dirigeants et les conséquences de la décision d’Israël restent à voir. Les élections israéliennes prévues le 27 octobre pourraient avoir un impact sur la situation, car les partis politiques pourraient utiliser ce projet comme un argument de campagne. La communauté internationale devrait continuer à surveiller la situation et à appeler Israël à respecter le droit international et les droits des Palestiniens.