Selon Futura Sciences, les ingrédients de base nécessaires à la formation des planètes – et peut-être de la vie – pourraient avoir existé bien plus tôt dans l'histoire du cosmos observable qu'on ne le pensait auparavant. C'est ce que révèle une équipe d'astrophysiciens, dont les travaux pourraient faire phosphorer bien des exobiologistes, qui s'interrogent sur la place de la vie et finalement d'Homo sapiens dans ce cosmos.

Contrairement à ce que l'on pensait encore au début du XXe siècle, les planètes autour des étoiles sont la règle et pas l'anomalie rare dans le cosmos observable. On sait aussi qu'il y a des molécules organiques et de l'eau dans bien des nuages moléculaires et poussiéreux où peuvent se former des étoiles avec des cortèges de planètes. On aurait donc des raisons de penser que la vie n'est pas non plus une anomalie dans l'Univers et quand on regarde le nombre d'étoiles dans les galaxies et de galaxies dans cet Univers, on a beaucoup de mal à croire que nous soyons seuls... mais cela pourrait bien être le cas.

Ce qu'il faut retenir

  • Les ingrédients de base nécessaires à la formation des planètes pourraient avoir existé bien plus tôt dans l'histoire du cosmos observable.
  • Les planètes autour des étoiles sont la règle et pas l'anomalie rare dans le cosmos observable.
  • Il y a des molécules organiques et de l'eau dans bien des nuages moléculaires et poussiéreux où peuvent se former des étoiles avec des cortèges de planètes.

L'histoire du cosmos observable

L'Univers n'est pas seulement grand, il est aussi ancien, presque 13,8 milliards d'années, et que les abysses du temps pourraient bel et bien avoir été l'occasion de la naissance de bien des formes de vie et de civilisations technologiquement avancées, bien avant la naissance du Soleil. Mais, là aussi, se pose la question de savoir à quel point elles auraient pu apparaître tôt dans l'histoire du cosmos.

Les éléments chimiques tels que le fer, le magnésium, le silicium, le sodium et l'oxygène que l'on retrouve dans bien des roches terrestres et des météorites sont des éléments chimiques qui ont été produits par des étoiles massives avec des réactions de fusion thermonucléaire, puis ont été dispersés dans les galaxies par les explosions de supernovae, explosions injectant ces éléments dans des nuages ou de nouvelles étoiles vont naître.

Les découvertes de l'équipe d'astrophysiciens

Daniel Whalen, de l'University of Portsmouth's Institute of Cosmology and Gravitation, et ses collègues ont apporté quelques éléments au débat concernant cette question dans de précédents travaux. Dans un nouvel article, publié dans The Astrophysical Letters Journal et dont une version en accès libre se trouve sur arXiv, Daniel Whalen et ses collègues réfutent l'hypothèse selon laquelle il avait fallu attendre quelques milliards d'années depuis le Big Bang avant qu'il y ait suffisamment d'éléments pour former des planètes rocheuses.

Le chercheur explique dans un communiqué de l'Université de Portsmouth : « Notre nouvel article - pour lequel mon doctorant Chris Jessop a réalisé la première partie de la chaîne de simulations - montre que les précurseurs des planètes telluriques peuvent se former autour d'étoiles de faible masse et à longue durée de vie, au sein des débris des premières explosions cosmiques, 100 millions d'années seulement après le Big Bang », donc bien avant l'existence même des premières galaxies.

Les implications de ces découvertes

Les résultats de l'équipe d'astrophysiciens suggèrent que les conditions propices à la formation de planètes pourraient avoir été réunies bien plus tôt qu'on ne le pensait auparavant. Si tel est le cas, une question fascinante se pose : des mondes potentiellement habitables auraient-ils pu apparaître bien plus tôt dans l'histoire de l'Univers ?

Et maintenant ?

Ces découvertes ouvrent de nouvelles perspectives sur la formation de planètes et la possibilité de vie dans l'Univers. Il reste maintenant à poursuivre les recherches pour mieux comprendre les conditions de formation de planètes et la possibilité de vie sur d'autres mondes.

Les questions que ces découvertes laissent en suspens sont nombreuses et les recherches devraient se poursuivre pour tenter de répondre à ces questions. Les prochaines étapes consisteront à affiner les simulations et les observations pour mieux comprendre les conditions de formation de planètes et la possibilité de vie sur d'autres mondes.