D’après nos confrères de France 24, des centaines de familles indiennes, venues de différents continents, ont afflué à l’aéroport international de Katmandou, au Népal, pour tenter de localiser leurs proches disparus dans une zone touchée par une catastrophe naturelle. Toutes les communications téléphoniques avec la région dévastée restent coupées, privant les proches de toute nouvelle et aggravant leur inquiétude.

Ce qu'il faut retenir

  • Des familles indiennes venues du monde entier sont arrivées à Katmandou pour rechercher des proches disparus au Népal.
  • La zone concernée est inaccessible en raison d’une catastrophe naturelle et les communications sont coupées.
  • Les familles sont prêtes à se rendre sur place par tous les moyens pour localiser leurs proches.
  • L’aéroport de Katmandou est devenu un point de rassemblement pour ces recherches.

Selon les informations rapportées par France 24, l’afflux de familles indiennes à l’aéroport de Katmandou s’est intensifié ces dernières heures. Ces personnes, venues des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada ou encore des Émirats arabes unis, ont interrompu leurs voyages pour se concentrer sur une seule priorité : retrouver leurs proches, dont on ignore toujours le sort.

Parmi les arrivées, on compte des parents, des frères et sœurs, ainsi que des amis proches, tous unis par l’espoir de recevoir une bonne nouvelle. « On a quitté Dubaï en urgence pour venir ici, a témoigné un homme originaire de Mumbai. On n’a aucune nouvelle de notre famille depuis trois jours. Les autorités disent qu’il n’y a pas de réseau, mais on ne peut pas rester sans rien faire. » Son récit illustre l’urgence et la détresse qui animent ces familles.

Les autorités népalaises, en coordination avec les services consulaires indiens, tentent d’organiser les recherches. « Nous mettons tout en œuvre pour faciliter l’accès des familles aux zones touchées, a indiqué un responsable du ministère népalais des Affaires étrangères. Mais les conditions sur place restent extrêmement difficiles. »

Côté indien, le gouvernement a activé une cellule de crise pour suivre la situation et apporter un soutien logistique aux familles. « Le ministère des Affaires étrangères indien suit de près cette crise et coordonne avec les autorités népalaises pour accélérer les recherches, a précisé un porte-parole du gouvernement à New Delhi. Nous demandons aux familles de rester patientes, mais nous comprenons leur impatience. »

Et maintenant ?

Les prochaines 48 heures seront déterminantes. Les autorités népalaises prévoient d’ouvrir des couloirs humanitaires pour permettre aux familles de se rendre sur les lieux des dégâts, une fois que les conditions le permettront. D’ici là, les familles devraient rester cantonnées à Katmandou, où des centres d’accueil temporaires ont été mis en place. Une réunion d’urgence est prévue demain entre les représentants des deux pays pour évaluer les moyens d’accélérer les recherches.

Reste à savoir si les communications seront rétablies à temps pour éviter une attente prolongée. Pour l’instant, l’incertitude plane, et chaque minute compte.

Les zones les plus touchées se situent principalement dans les régions montagneuses du centre et de l’est du Népal, où les glissements de terrain et les inondations ont rendu les accès impossibles. Selon les dernières évaluations, les districts de Sindhupalchok, Dolakha et Ramechhap sont particulièrement sinistrés.