Des membres de l’équipe féminine de football iranienne ont décidé de renoncer à leur demande d'asile en Australie, après avoir fait face à des menaces du régime iranien. Cette décision intervient suite à leur refus d’entonner l’hymne national lors d'un match contre la Corée du Sud en Coupe d’Asie le 2 mars dernier. Au total, sept membres de l’équipe, dont six joueuses et une membre du staff, avaient initialement obtenu l’asile en Australie.
Ce qu'il faut retenir
- Des footballeuses iraniennes renoncent à leur asile en Australie après des menaces du régime iranien
- Sept membres de l'équipe avaient obtenu l'asile en Australie après avoir défié le régime lors d'un match
- Cinq membres de l'équipe sont revenues sur leur décision en raison de menaces reçues
Menaces du régime et retour à la situation initiale
Cependant, cinq des sept membres ayant obtenu l'asile ont décidé de faire machine arrière après avoir été confrontées à des menaces émanant du régime iranien. Ces joueuses ont regagné le reste de l’équipe à Kuala Lumpur, en Malaisie, en attendant un éventuel retour en Iran.
Pressions et menaces
La capitaine de l’équipe, Zahra Ghanbari, a récemment annoncé sa décision de renoncer à son asile, affirmant avoir été menacée par les organes de sécurité iraniens, notamment par l’unité de renseignement des Gardiens de la révolution. D'autres membres de l'équipe ont également été ciblées, certaines ayant reçu des menaces de la part de la Fédération iranienne de football ainsi que des pressions de leurs familles en Iran.
Réactions et interventions politiques
Une membre de la diaspora iranienne en Australie, citée par The Guardian, a qualifié d'"inutile" l'intervention de l'ex-président américain Trump en faveur des joueuses. L'annonce du retour prochain des footballeuses a été saluée par l’agence de presse iranienne Tasnim, considérant cette décision comme "patriotique" et une preuve de l'échec d'une supposée manœuvre politique américano-australienne.
La situation témoigne des pressions auxquelles sont confrontées les sportives iraniennes et des enjeux politiques qui entourent leur liberté de choix.
