Une équipe de géologues en prospection aurifère a mis au jour, dans l’ouest de l’Australie, les traces d’un vaste cratère d’impact provoqué par un corps céleste il y a plusieurs centaines de millions d’années. Selon Journal du Geek, cette structure circulaire, partiellement effacée par l’érosion, s’étend sur plusieurs kilomètres de diamètre à une cinquantaine de kilomètres au nord de Kalgoorlie, dans une zone désertique recouverte de terres rouges.

Ce qu’il faut retenir

  • Une structure circulaire de plusieurs kilomètres de diamètre découverte à 50 km au nord de Kalgoorlie, en Australie-Occidentale.
  • Le vestige d’un impact extraterrestre datant de plusieurs centaines de millions d’années, aujourd’hui masqué par l’érosion.
  • Les géologues en mission de prospection aurifère ont été les premiers à identifier cette formation géologique.
  • L’Australie compte parmi les régions les plus riches en structures d’impact reconnues à ce jour.

Une découverte fortuite lors de recherches minières

C’est en menant des travaux de prospection à la recherche de gisements d’or que l’équipe de géologues a identifié cette formation géologique atypique. La région de Kalgoorlie, connue pour ses riches ressources aurifères, cache parfois sous sa surface des phénomènes bien plus anciens. La structure circulaire, invisible depuis la surface, n’a pu être révélée que par des analyses géophysiques et des relevés topographiques approfondis.

Les premières estimations suggèrent que l’impact remonte à une période où la Terre était encore largement façonnée par des collisions cosmiques fréquentes. « Cette découverte illustre bien comment des processus géologiques profonds peuvent rester enfouis sous nos pieds pendant des éons », a déclaré un porte-parole de l’équipe de recherche, cité par Journal du Geek.

Un vestige géologique partiellement effacé par le temps

Si l’érosion a estompé les contours de ce cratère, les analyses géologiques confirment la présence de minéraux caractéristiques des chocs à haute énergie. Les chercheurs ont identifié des quartz choqués et des fragments de roches métamorphisées, signatures indéniables d’un impact violent. Cette structure s’ajoute à la liste des quelque 30 cratères d’impact officiellement reconnus en Australie, l’un des pays les plus marqués par ce type de phénomènes à l’échelle mondiale.

L’Australie abrite notamment le célèbre cratère de Wolfe Creek, l’un des mieux conservés au monde, ainsi que des structures plus anciennes et plus discrètes comme celle de Yarrabubba, âgée de 2,2 milliards d’années et considérée comme le plus ancien cratère d’impact identifié sur Terre.

Quelles conséquences pour la recherche scientifique ?

Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour les géologues et les planétologues. L’étude de cette structure pourrait permettre de mieux comprendre les effets des impacts majeurs sur la croûte terrestre et leur rôle dans l’évolution géologique des continents. Les chercheurs prévoient désormais des campagnes de forage pour prélever des échantillons plus profonds et affiner la datation de l’impact.

« Nous allons analyser la composition des roches pour déterminer si cet événement a pu influencer l’évolution des dépôts minéraux locaux », a précisé un géologue de l’équipe. Par ailleurs, cette trouvaille pourrait inciter à réexaminer certaines zones désertiques d’Australie-Occidentale, où d’autres structures similaires pourraient sommeiller sous le sable.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront à organiser des missions de terrain pour cartographier précisément le cratère et prélever des échantillons en profondeur. Les résultats pourraient être publiés d’ici la fin de l’année 2026, selon les responsables du projet. À plus long terme, cette découverte pourrait relancer l’intérêt pour les prospections géophysiques dans des zones jusqu’ici jugées stériles.

La région de Kalgoorlie, déjà célèbre pour son or, révèle ainsi une nouvelle facette de son sous-sol, où l’histoire géologique du continent australien continue de s’écrire, enfouie sous des millénaires de sable et de temps.

La structure a été révélée grâce à des analyses géophysiques et des relevés topographiques détaillés, réalisés dans le cadre d’une campagne de prospection aurifère. Les minéraux choqués et les déformations rocheuses caractéristiques d’un impact extraterrestre ont confirmé la présence du cratère.