Une étude récente menée par l'université de Californie à Davis et la State University of New York à Buffalo, relayée par Euronews FR, met en lumière la présence préoccupante de polluants éternels chez les manchots de Magellan vivant en Patagonie. Ces polluants, appelés PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées), sont des composés synthétiques persistants, utilisés notamment dans des objets du quotidien pour leur résistance à l'eau et aux graisses.

Ce qu'il faut retenir

  • 90 % des manchots de Magellan en Patagonie présentent des traces de PFAS
  • Les PFAS peuvent mettre plus de 1 000 ans à se dégrader naturellement
  • Les nouvelles méthodes de surveillance impliquent l'utilisation de manchots comme "toxicologues"

Les PFAS : des polluants omniprésents et persistants

Les PFAS sont des substances largement répandues sur Terre, retrouvées même à des endroits reculés comme le sommet de l'Everest. Leur dégradation peut prendre des milliers d'années, d'où leur appellation de "polluants éternels". Malgré leur utilisation initiale pour des objets de la vie courante, des études ont montré des liens entre une exposition chronique aux PFAS et divers problèmes de santé.

Des manchots comme sentinelles de l'environnement

Les chercheurs ont développé une méthode novatrice en équipant des manchots de Magellan de bracelets en silicone, agissant comme des échantillonneurs passifs. Ces dispositifs ont permis de détecter la présence de PFAS chez plus de 90 % des manchots étudiés, même dans leur habitat isolé de la Patagonie. Cette découverte soulève des inquiétudes quant à la dissémination mondiale de ces substances et à leurs impacts sur la faune.

Et maintenant ?

Les scientifiques prévoient d'étendre leurs recherches à d'autres espèces, comme les cormorans, pour mieux comprendre la propagation des PFAS. Ces travaux pourraient sensibiliser davantage sur les enjeux de santé environnementale et la conservation des écosystèmes marins.

En conclusion, l'étude met en lumière l'importance de surveiller de près la présence de polluants éternels comme les PFAS et souligne le rôle clé des manchots dans la sensibilisation aux risques environnementaux.