Le ministère de la Santé libanais recense plusieurs dizaines de victimes après que l’armée israélienne a annoncé, mercredi en milieu de journée, avoir lancé sa plus importante campagne de frappes coordonnées depuis le début des hostilités.
Ce qu'il faut retenir
- Une escalade majeure : l’armée israélienne évoque la « plus grande vague de frappes coordonnées » depuis le déclenchement du conflit.
- Bilan humain en hausse : le ministère libanais de la Santé dénombre des dizaines de morts, sans préciser encore le chiffre exact.
- Réaction officielle : le président libanais Joseph Aoun dénonce des attaques « barbares » et un « nouveau massacre ».
- Contexte tendu : ces frappes surviennent dans un climat déjà très dégradé au Moyen-Orient.
L’annonce, faite en début d’après-midi, marque une intensification sans précédent des opérations militaires israéliennes au Liban. Selon les déclarations des autorités israéliennes, cette campagne vise des infrastructures stratégiques et des positions militaires du Hezbollah, principal groupe armé présent dans le pays. Le ministère de la Santé libanais, cité par Le Monde, fait état de « dizaines de victimes », sans fournir de bilan détaillé dans l’immédiat. Les frappes, qui se concentrent dans le sud du Liban et dans la région de Beyrouth, ont provoqué des destructions matérielles importantes et des incendies dans plusieurs zones résidentielles.
Dès l’annonce des frappes, le président libanais Joseph Aoun a réagi avec fermeté. « Ces attaques barbares constituent un nouveau massacre et une violation flagrante du droit international », a-t-il déclaré dans un communiqué officiel. Il a appelé la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à ces violences, soulignant que « le Liban paie le prix d’un conflit qui le dépasse ». Ses propos ont été relayés par plusieurs médias locaux et internationaux, dont Le Monde, qui confirme l’ampleur des frappes et les répercussions sur le terrain.
« Ces attaques barbares constituent un nouveau massacre et une violation flagrante du droit international. »
— Joseph Aoun, président de la République libanaise
Cette escalade survient alors que les tensions entre Israël et le Liban, déjà élevées depuis des mois, se sont encore aggravées ces dernières semaines. Le Hezbollah, allié au Hamas et soutenu par l’Iran, multiplie les attaques transfrontalières contre le territoire israélien, tandis que Tsahal riposte par des frappes ciblées. Selon des sources militaires citées par Le Monde, l’objectif affiché par Israël serait de « décapiter » les capacités militaires du Hezbollah et de dissuader de nouvelles offensives. Les observateurs s’interrogent toutefois sur les conséquences humanitaires de ces opérations, alors que les infrastructures civiles libanaises, déjà fragilisées par une crise économique sans précédent, subissent de plein fouet les bombardements.
Cette nouvelle escalade intervient alors que la région tente de trouver une issue diplomatique à la crise. Le président français Emmanuel Macron a annoncé, dans la soirée, un appel téléphonique avec ses homologues régionaux pour « explorer des pistes de désescalade ». Pour l’heure, aucun calendrier précis n’a été communiqué, mais la communauté internationale semble unanime sur un point : l’urgence d’éviter une guerre ouverte entre Israël et le Liban, dont les conséquences seraient dévastatrices pour l’ensemble du Moyen-Orient.
Israël vise principalement le Hezbollah, groupe armé basé au Liban et soutenu par l’Iran. Depuis des mois, ce mouvement multiplie les attaques contre le territoire israélien, en solidarité avec le Hamas dans la bande de Gaza. Les frappes actuelles s’inscrivent dans une stratégie de « décapitation » des capacités militaires du Hezbollah, selon des sources militaires israéliennes.
