Selon Cryptoast, détenir des cryptomonnaies devient une activité risquée en raison de la multiplication des affaires de séquestrations et d’enlèvements ciblés sur le territoire français. Un chercheur en sécurité numérique, Vladimir S., s'est penché sur les techniques les plus loufoques et inattendues pour tenter de protéger ses fonds.

Ces techniques « extrêmes et non conventionnelles » pour protéger ses cryptos sont de plus en plus nécessaires, car les méthodes classiques, comme les hardware wallets, les configurations multisignatures et les sauvegardes chiffrées, offrent un excellent niveau de sécurité de base pour l'auto-conservation des bitcoins, mais certains détenteurs plus paranoïaques ou exposés exigent bien plus.

Ce qu'il faut retenir

  • Les méthodes classiques de sécurité pour les cryptomonnaies ne suffisent pas pour certains détenteurs.
  • Des techniques extrêmes et non conventionnelles sont utilisées pour protéger les fonds.
  • Ces techniques incluent la stéganographie, la cryptographie et la sécurité physique.

Les méthodes de protection

Certains utilisateurs particulièrement méfiants expérimentent des approches extrêmes et non conventionnelles, mêlant stéganographie, cryptographie, sécurité physique et techniques héritées de l'espionnage. Ces stratégies reposent généralement sur l'ajout de couches d'obscurité afin de résister aux menaces physiques comme numériques, ou sur le fait de dissimuler ses actifs à la vue de tous.

La technique du « skin wallet » consiste à exposer ses données de sécurité aux yeux de tous, en prenant auparavant bien soin de chiffrer sa seed phrase pour en faire un motif en apparence anodin. Une autre méthode, appelée « StegCloak », est basée sur un outil de stéganographie permettant de dissimuler une information sensible dans un texte ordinaire ou de cacher l'existence même d'un message plutôt que son contenu.

La sécurité par obscurité

Ces techniques sont inscrites dans ce que Vladimir S. identifie comme des techniques de sécurité par obscurité (Security Through Obscurity ou STO) destinées à « protéger une information en dissimulant l'emplacement, le fonctionnement ou même l'existence des mécanismes de sécurité », afin de tromper la vigilance de possibles malfaiteurs en quête de vos cryptos.

Un code de contrainte ou « PIN d'autodestruction », un bouton d'urgence, un wallet leurre qui affiche un solde faible, une configuration multisignature avec timelock, ou une sécurité renforcée du domicile sont quelques-unes des techniques possibles pour compliquer la tâche des agresseurs.

Les précautions à prendre

Il est important de noter que le choix d'un hot wallet fiable pour les dépenses courantes et les petits montants et d'un hardware wallet sécurisé pour les montants plus importants et le stockage de long terme est largement suffisant pour la majorité des utilisateurs. Cependant, pour ceux qui exigent un niveau de sécurité plus élevé, ces techniques extrêmes et non conventionnelles peuvent être envisagées.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment ces techniques de sécurité évolueront dans le futur et si elles seront suffisantes pour protéger les détenteurs de cryptomonnaies contre les menaces physiques et numériques. Les utilisateurs doivent rester vigilants et prendre les précautions nécessaires pour protéger leurs fonds.

En conclusion, la protection des cryptomonnaies est un sujet complexe qui nécessite une approche multiforme. Les utilisateurs doivent être conscients des risques et prendre les mesures nécessaires pour protéger leurs fonds.