Après la mort de Lyhanna, une collégienne de 11 ans victime de violences sexuelles, des associations féministes et de défense des enfants ont lancé un appel pour une loi globale contre ces violences. Selon BFM - Faits Divers, des manifestations ont débuté ce samedi 4 juillet en France pour réclamer une loi-cadre intégrale sur le sujet.
Les organisateurs entendent s'appuyer sur l'émotion suscitée par ce drame pour obtenir l'adoption d'un texte qui lutterait à 360 degrés contre ces violences, allant de la prévention et du traitement judiciaire à l'accompagnement des victimes, notamment les plus vulnérables. Cette loi-cadre intégrale est réclamée par ces associations depuis fin 2024.
Ce qu'il faut retenir
- La mort de Lyhanna a mis en lumière un dysfonctionnement général et un manque de moyens humains dans la lutte contre les violences sexuelles.
- Des manifestations sont prévues dans quelque 80 villes de France pour réclamer une loi globale contre les violences sexuelles.
- La coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale demande de reconnaître le caractère systémique des violences sexuelles dans une société patriarcale.
Les manifestations
Les premiers rassemblements ont débuté ce samedi 4 juillet en France. À Rennes, 200 à 300 personnes se sont rassemblées sur la place centrale de la ville bretonne, majoritairement des femmes. Des manifestations sont également prévues à Paris, avec une marche qui doit s'élancer vers 15h30 de la place de la Bastille vers Nation.
Les manifestants réclament une loi qui lutterait à 360 degrés contre les violences sexuelles, allant de la prévention et du traitement judiciaire à l'accompagnement des victimes. Ils estiment que la surenchère répressive prônée par l'extrême droite et la droite extrême ne protégera ni les femmes ni les enfants.
La position du gouvernement
Le gouvernement a annoncé des mesures de lutte contre la pédocriminalité, dont certaines inspirées des associations. Une partie a été intégrée au projet de loi sur la protection des enfants, qui doit être examiné dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 15 juillet.
La ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a indiqué que le gouvernement recevrait les parlementaires mi-juillet pour arbitrer les mesures qui pourraient intégrer une future loi intégrale, dont l'examen est promis à l'automne.
En conclusion, les mobilisations à travers la France pour une loi globale contre les violences sexuelles sont un appel fort à l'action pour que les autorités prennent des mesures concrètes pour lutter contre ces violences. Il reste à voir comment le gouvernement et les parlementaires répondront à ces demandes.