Deux chevaux ont été retrouvés couverts de tags à la peinture et un troisième, gravement blessé, a dû être extrait d’un fossé avec une grue avant une intervention vétérinaire d’urgence, dans les communes de Wallers et Bellaing (Nord), ce week-end des 30 et 31 mai 2026. Selon Ouest France, les propriétaires des équidés dénoncent une « honte » et s’interrogent sur les motivations de ces actes. Ces attaques surviennent alors que les rassemblements équestres et les balades en campagne se multiplient avec l’arrivée des beaux jours, rappelant l’importance économique et affective de ces animaux pour les territoires ruraux.

Ce qu'il faut retenir

  • Trois chevaux concernés dans les communes de Wallers et Bellaing (Nord), entre le 30 et 31 mai 2026.
  • Deux équidés retrouvés couverts de peinture, selon des tags visibles.
  • Un troisième animal grièvement blessé, extrait d’un fossé grâce à une grue avant une opération d’urgence.
  • Les propriétaires dénoncent un acte « honteux » et réclament des explications.

Des actes signalés dans deux communes du Nord

Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche, entre Wallers et Bellaing, deux communes situées à une vingtaine de kilomètres de Valenciennes. Les propriétaires des chevaux ont découvert les animaux dans la matinée du dimanche 31 mai, alertés par des voisins ayant remarqué des comportements anormaux. Deux des équidés présentaient des traces de peinture, tandis que le troisième était affalé dans un fossé, visiblement incapable de se relever.

Les secours ont dû intervenir rapidement. Une grue a été mobilisée pour sortir l’animal blessé du fossé, puis une opération chirurgicale a été réalisée en urgence par un vétérinaire. L’état de santé de l’équidé reste aujourd’hui sous surveillance, sans que l’on sache encore si des séquelles définitives sont à craindre.

Les propriétaires dénoncent une attaque « honteuse »

Contactés par Ouest France, les propriétaires des chevaux ont exprimé leur indignation face à ces actes. « C’est une honte », a déclaré l’un d’eux, soulignant l’attachement des familles locales à leurs animaux. « Ces chevaux font partie du paysage, ils sont choyés et respectés. Les voir ainsi tagués ou blessés est insupportable. » D’après les premiers éléments de l’enquête, les tags ne semblent pas avoir de message politique ou revendicatif clair. Les gendarmes de la brigade de Denain, saisie de l’affaire, ont lancé des recherches pour identifier les auteurs de ces actes. Aucune piste n’a encore été officiellement évoquée, mais les propriétaires évoquent la possibilité d’un acte de malveillance ciblée.

Un contexte équestre marqué par les tensions locales

Ces attaques interviennent dans un département où les conflits autour de l’usage des terres agricoles et des espaces naturels se multiplient. Les rassemblements de cavaliers, les balades en forêt ou les compétitions équestres suscitent régulièrement des tensions avec certains agriculteurs ou riverains, qui dénoncent des dégradations ou des nuisances. Les chevaux, souvent laissés en liberté dans les pâtures, deviennent parfois des cibles de représailles. Pourtant, ces animaux représentent une véritable économie locale : élevages, centres équestres, tourisme vert… Autant dire que leur bien-être est un enjeu pour tout le territoire. La maire de Wallers n’a pas encore réagi officiellement, mais les associations de protection animale appellent déjà à une mobilisation.

Et maintenant ?

L’enquête est désormais entre les mains des gendarmes de Denain, qui devraient multiplier les auditions dans les prochains jours. Une plainte a été déposée pour dégradations volontaires et actes de cruauté envers les animaux. Les propriétaires des chevaux, eux, réclament une protection renforcée pour leurs équidés et appellent à la vigilance des riverains. Une réunion publique pourrait être organisée dans les prochains jours par la mairie de Wallers, afin de faire le point sur la situation et sensibiliser la population aux risques encourus par les animaux laissés en pâture. Reste à voir si ces actes isolés s’inscrivent dans une série plus large ou s’ils relèvent d’un acte isolé et sans lendemain.

« Ces chevaux font partie du paysage, ils sont choyés et respectés. Les voir ainsi tagués ou blessés est insupportable. »
— Un propriétaire de Wallers, selon Ouest France

Les propriétaires des chevaux concernés par ces attaques disposent généralement d’une assurance spécifique pour leurs animaux. Cependant, chaque contrat varie selon les garanties souscrites. Les frais vétérinaires d’urgence pour l’équidé grièvement blessé pourraient donc être en partie remboursés, sous réserve de l’étendue de la couverture. Les associations de protection animale appellent d’ailleurs les éleveurs à vérifier leurs contrats en urgence.