Deux anciennes footballeuses iraniennes, Fatemeh Pasandideh et Atefeh Ramezanisadeh, ont obtenu la nationalité australienne ce jeudi 6 août 2026. Leur naturalisation intervient après leur refus de chanter l’hymne national iranien lors d’un match, un acte qui avait suscité une forte controverse dans leur pays d’origine.

Selon Ouest France, cette décision marque une étape symbolique dans leur parcours, alors qu’elles avaient été contraintes de quitter l’Iran en raison de leur opposition aux autorités. Leur intégration en Australie s’accompagne désormais d’un nouveau départ professionnel et personnel.

Ce qu'il faut retenir

  • Fatemeh Pasandideh et Atefeh Ramezanisadeh ont été naturalisées australiennes le 6 août 2026.
  • Les deux joueuses avaient refusé de chanter l’hymne national iranien lors d’un match.
  • Leur refus avait entraîné des tensions avec les autorités iraniennes.
  • Leur naturalisation en Australie représente un nouveau chapitre pour leur carrière sportive.

Un refus qui a changé le cours de leur carrière

Leur refus de chanter l’hymne national iranien lors d’un match officiel en 2025 avait marqué un tournant dans leur carrière. À l’époque, Fatemeh Pasandideh et Atefeh Ramezanisadeh, toutes deux membres de l’équipe nationale féminine de football, avaient refusé de se plier à cette exigence imposée par les autorités sportives iraniennes. Leur geste avait été interprété comme une prise de position politique, alors que le régime iranien impose généralement le chant de l’hymne lors des compétitions internationales.

Ce refus leur avait valu des sanctions immédiates : exclusion de l’équipe nationale, interdiction de participer à des compétitions locales et pression accrue des autorités. « Nous n’avions pas le choix, avait déclaré Atefeh Ramezanisadeh à l’époque. Chanter cet hymne, c’était trahir nos convictions. »

Une installation en Australie et une nouvelle vie sportive

Après leur exclusion, les deux joueuses ont quitté l’Iran pour l’Australie, où elles ont rapidement trouvé un nouveau club. Leur intégration dans le championnat local leur a permis de reprendre une carrière professionnelle, tout en évitant les pressions politiques de leur pays d’origine. Selon Ouest France, leur naturalisation était attendue depuis plusieurs mois, leur dossier ayant été examiné avec attention par les autorités australiennes.

« Nous sommes reconnaissantes à l’Australie pour cette opportunité, a expliqué Fatemeh Pasandideh lors de la cérémonie de naturalisation. Ici, on nous donne la chance de jouer sans contraintes. » Leur intégration dans le football australien pourrait également leur ouvrir des portes pour représenter ce pays lors de futures compétitions internationales.

Et maintenant ?

Leur naturalisation ouvre la voie à une possible sélection en équipe nationale australienne, sous réserve des critères d’éligibilité de la FIFA. Leur club actuel, le Western Sydney Wanderers, pourrait également bénéficier de leur expérience pour les prochaines saisons. Une intégration totale dépendra de leur adaptation à la vie en Australie, mais leur parcours reste un exemple de résilience face aux pressions politiques.

Cette affaire soulève par ailleurs des questions sur le rôle du sport dans les conflits politiques. En Iran, les athlètes sont souvent soumis à des pressions pour afficher leur soutien au régime, tandis que d’autres pays, comme l’Australie, offrent des alternatives aux sportifs en désaccord avec leur gouvernement. Leur cas pourrait inspirer d’autres sportifs contraints de quitter leur pays pour des raisons politiques.

Reste à voir si d’autres fédérations ou clubs suivront cette tendance, ou si ce type de naturalisation restera exceptionnel.