D'après Courrier International, deux lutteurs égyptiens, Ziad Haggag et Mustafa Al-Shami, ont disparu à l'étranger, laissant le sport égyptien dans un état de grande inquiétude. Ziad Haggag, 19 ans, avait participé aux championnats du monde en Slovaquie et devait rejoindre ses coéquipiers pour l'entraînement, mais il n'a pas réapparu après avoir quitté l'hôtel et coupé son téléphone portable.

Mustafa Al-Shami, membre de l'équipe nationale de lutte, avait participé aux Jeux méditerranéens de Tarente en Italie avant de disparaître à Rome, alors que l'équipe se préparait à retourner au Caire. Selon le site égyptien Masrawy, Mustafa Al-Shami a obtenu son passeport de la part d'un responsable de l'équipe avant de disparaître à l'aéroport.

Ce qu'il faut retenir

  • Ziad Haggag et Mustafa Al-Shami, deux lutteurs égyptiens, ont disparu à l'étranger.
  • Les deux lutteurs avaient participé à des compétitions internationales avant de disparaître.
  • Le phénomène des disparitions de lutteurs égyptiens à l'étranger est inquiétant pour le sport égyptien.

Les conséquences de ces disparitions

Les autorités égyptiennes ont demandé au père de Ziad Haggag de signer un document pour endosser sa responsabilité et garantir le retour de son fils en Égypte, selon le site local Al-Ain Al-Ikhbariya. Le père a été arrêté, et le président de la délégation qui dirigeait les lutteurs à Rome est soupçonné de manquements administratifs dans le suivi des membres de l'équipe lors du voyage retour.

Les disparitions de ces deux lutteurs ne sont pas isolées, selon la chaîne d'information saoudienne Al-Arabiya, qui fait remonter la chronologie jusqu'en 2017, avec neuf disparitions de lutteurs en neuf ans. Ahmed Baghdouda, qui avait disparu en 2023, est l'un des cas les plus connus.

Les raisons de ces disparitions

Le quotidien The Independent Arabia estime que les lutteurs égyptiens cherchent de meilleures conditions à l'étranger, notamment en termes de salaires et de conditions de vie. Ziad Haggag, considéré comme l'un des plus grands talents de sa discipline, avait remporté une médaille d'or aux championnats d'Afrique en avril dernier.

D'autres lutteurs égyptiens ont poursuivi leurs carrières sportives en France, en Bulgarie ou aux États-Unis, comme le souligne Al-Arabiya, dans de meilleures conditions et avec de meilleurs salaires.

Et maintenant ?

Les autorités égyptiennes devraient prendre des mesures pour empêcher de nouvelles disparitions et améliorer les conditions de vie et de travail des lutteurs égyptiens. La question de la responsabilité des autorités et des délégations qui accompagnent les équipes égyptiennes à l'étranger se pose également.

La disparition de ces deux lutteurs égyptiens soulève des questions sur l'avenir du sport égyptien et les mesures à prendre pour éviter de nouvelles disparitions.