Pour le deuxième mois d'affilée, les forces ukrainiennes ont enregistré des gains territoriaux face aux troupes russes, selon les dernières analyses publiées par RFI. Ces avancées, évaluées à 282 km² pour le mois de mai 2026, marquent une inflexion notable dans un conflit où Moscou avait progressivement étendu son emprise depuis l'automne 2023. Les données, compilées par l'AFP et issues de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), confirment ainsi une dynamique de contre-offensive ukrainienne qui se confirme depuis plusieurs semaines.
Ce qu'il faut retenir
- L'Ukraine a repris 282 km² de territoire occupé par la Russie en mai 2026
- Cette avancée intervient pour le deuxième mois consécutif, rompant une tendance de progression russe depuis fin 2023
- Les données proviennent de l'ISW, analysées par l'AFP et rapportées par RFI
- Les gains territoriaux ukrainiens s'inscrivent dans une stratégie de contre-offensive de plus en plus visible
Une tendance qui s'inverse après plus de deux ans de recul
Depuis l'automne 2023, les forces russes avaient progressivement consolidé leur contrôle sur des portions du territoire ukrainien, malgré une résistance ukrainienne acharnée. Cependant, les récentes données suggèrent un changement de cap. « Les gains ukrainiens de mai 2026 s'élèvent à 282 km², un chiffre qui, bien que modeste, traduit une reprise en main progressive du terrain par Kiev », explique un analyste militaire cité par RFI. Cette progression, si elle reste limitée, intervient dans un contexte où chaque kilomètre carré compte pour les deux camps, tant sur le plan stratégique que symbolique.
Les experts de l'ISW soulignent que cette dynamique s'inscrit dans une stratégie plus large, combinant opérations militaires ciblées et pression diplomatique. « La contre-offensive ukrainienne, bien que lente, montre une capacité à exploiter les faiblesses logistiques et humaines des forces russes », précise l'un d'eux. Les gains enregistrés en mai suivent ceux d'avril 2026, où l'Ukraine avait déjà repris 150 km², selon des estimations préliminaires.
Un contexte militaire et politique en pleine évolution
Les avancées territoriales ukrainiennes surviennent alors que les deux camps tentent de mobiliser leurs ressources et leur soutien international. Côté russe, les autorités ont récemment réaffirmé leur détermination à « défendre chaque centimètre de territoire national », tandis que l'Ukraine mise sur un soutien accru de ses partenaires occidentaux. « Ces gains montrent que la contre-offensive ukrainienne prend de l'ampleur, même si la situation reste très volatile », commente un observateur militaire sous couvert d'anonymat.
Les analystes notent également que ces progrès pourraient influencer les négociations en cours, bien qu'aucun accord de paix concret ne soit en vue. « Sur le terrain, chaque kilomètre carré repris par l'Ukraine renforce sa position dans d'éventuelles discussions futures », rappelle un expert. Pour autant, les deux camps restent engagés dans une guerre d'usure, où les gains territoriaux se paient au prix de pertes humaines et matérielles considérables.
En définitive, si la reprise de 282 km² en mai 2026 ne marque pas un tournant décisif, elle confirme une tendance encourageante pour Kiev. À l'heure où les deux camps peinent à obtenir un avantage militaire décisif, ces avancées soulèvent une question centrale : jusqu'où l'Ukraine pourra-t-elle poursuivre sa contre-offensive sans un renforcement massif de son arsenal ?
Les chiffres de 282 km² pour mai 2026 proviennent d'une analyse conjointe de l'AFP et de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), deux sources reconnues pour leur rigueur dans le suivi du conflit. L'ISW, basé aux États-Unis, croise des données ouvertes, des rapports d'ONG et des informations vérifiées sur le terrain pour établir ses estimations.