Le film « Die, My Love », dernier long-métrage de la réalisatrice britannique Lynne Ramsay, prendra l’affiche le 29 avril 2026 en France. Ce huis clos aux accents tragiques, adapté du roman Crève, mon amour d’Ariana Harwicz, plonge le spectateur dans une relation amoureuse toxique, rythmée par la folie et l’isolement d’une jeune mère. Selon Franceinfo - Culture, cette œuvre en compétition à Cannes en 2025 marque le retour de la cinéaste après son précédent film, A Beautiful Day (2017), acclamé par la critique.
Ce qu'il faut retenir
- Une adaptation du roman Crève, mon amour d’Ariana Harwicz, portée par un duo d’acteurs majeurs : Jennifer Lawrence et Robert Pattinson.
- Un scénario explorant les fractures de la maternité, la dépression post-partum et les traumatismes de l’enfance, mis en scène par Lynne Ramsay.
- Le film s’ouvre sur un plan fixe d’une maison délabrée dans le Montana, où le couple s’installe pour fonder une famille.
- Après la naissance de leur enfant, Grace (Jennifer Lawrence) sombre dans une folie grandissante, tandis que Jackson (Robert Pattinson) reste passif et infantile.
- Une esthétique contrastée, mêlant chants de grillons et guitares électriques, pour illustrer les sautes d’humeur du personnage principal.
- Une sortie nationale prévue le 29 avril 2026, distribuée par Bac Films.
Une plongée dans la folie maternelle
« Die, My Love » s’ouvre sur un long plan fixe, celui d’une maison en bois délabrée, nichée en pleine campagne du Montana. C’est ici que Grace et Jackson, interprétés par Jennifer Lawrence et Robert Pattinson, ont choisi de s’installer pour fuir New York et fonder une famille. Selon Franceinfo - Culture, ce cadre idyllique cache rapidement une réalité bien plus sombre. Après la naissance de leur enfant, Grace, submergée par la solitude et le poids de la maternité, commence à perdre pied. Jackson, dont le travail l’oblige à s’absenter régulièrement, observe ce déclin sans réagir, voire en exacerbant les tensions par des comportements rétrogrades.
La réalisatrice Lynne Ramsay explore ainsi les racines du mal-être de Grace, dont les troubles psychologiques semblent liés à un passé traumatisant. « Ma relation avec mon bébé ne se passe pas mal. C’est tout le reste, qui est pourri », déclare-t-elle dans le film. Ce huis clos oppressant interroge : pourquoi une mère perd-elle les pédales à l’arrivée d’un enfant ? Quels traumatismes de son enfance resurgissent pour la plonger dans cette spirale de folie ? Autant de questions que le scénario soulève sans toujours y répondre clairement.
Jennifer Lawrence et Robert Pattinson, deux performances contrastées
Jennifer Lawrence incarne Grace avec une intensité qui marque le film. Selon Franceinfo - Culture, la comédienne, habituellement photogénique, se donne corps et âme dans ce rôle exigeant, répétant inlassablement les mêmes gestes jusqu’à l’épuisement. Sa performance, bien que saluée, laisse transparaître la difficulté de jouer un personnage en proie à une folie grandissante. Robert Pattinson, quant à lui, campe un Jackson infantile et fuyant, dont les tentatives maladroites pour « normaliser » Grace – en la poussant à adopter le rôle de la « bonne épouse » – soulignent l’absurdité de la situation.
La réalisatrice Lynne Ramsay joue sur les contrastes, tant visuels que sonores. Entre les chants de grillons, évoquant la quiétude trompeuse de la campagne, et les guitares électriques, qui crachent une tension électrique, chaque détail renforce l’atmosphère oppressante. Pourtant, malgré cette mise en scène audacieuse, certains critiques soulignent que l’esthétisme, parfois outré, peine à masquer les faiblesses d’un scénario aux messages brouillés sur la féminité et le désir.
Un film entre thriller psychologique et drame social
« Die, My Love » s’inscrit dans la lignée des films de Lynne Ramsay, connue pour ses portraits de personnages brisés, comme dans A Beautiful Day ou We Need to Talk About Kevin. Selon Franceinfo - Culture, le film s’éloigne des clichés du drame familial pour s’attaquer aux racines mêmes du mal-être, interrogeant la parentalité et les attentes sociales pesant sur les mères. La dépression post-partum, souvent taboue, est ici abordée sans fard, même si le scénario laisse en suspens les causes précises du basculement de Grace.
Le film oscille entre des scènes de tendresse enfantine et des moments de violence psychologique, reflétant les montagnes russes émotionnelles du couple. Autour de la maison, un motard rôde, comme une menace diffuse, tandis que Jackson, incapable de comprendre ou d’agir, devient un spectateur passif de la descente aux enfers de sa compagne. Une dynamique qui rappelle les œuvres de John Cassavetes ou Jean-Jacques Beineix, où la caméra se concentre sur l’intériorité des personnages, au détriment parfois d’une narration plus fluide.
Une sortie sous haute tension
Le film, dont la sortie est prévue pour le 29 avril 2026, s’adresse à un public averti. Distribué par Bac Films, il est classé « Tout public avec avertissement », reconnaissant ainsi la violence psychologique de son propos. Avec une durée d’1h58, « Die, My Love » s’annonce comme une expérience cinématographique intense, où l’esthétique sert de miroir à la folie des personnages. Pour les spectateurs en quête de récits complexes et de performances d’acteurs marquantes, ce film pourrait bien s’imposer comme un événement du printemps 2026.
Entre folie, maternité et isolement, « Die, My Love » pose des questions qui dépassent le cadre du cinéma. Comment une société traite-t-elle les mères en détresse ? Peut-on vraiment comprendre les mécanismes de la dépression post-partum ? Autant de thèmes qui, s’ils ne trouvent pas toujours de réponses dans le film, en font une œuvre nécessaire pour aborder ces sujets avec franchise.
Le film s’inspire du roman Crève, mon amour d’Ariana Harwicz, une œuvre littéraire argentine publiée en 2012 et saluée pour son style brut et poétique.
Oui, Lynne Ramsay a été plusieurs fois primée, notamment pour A Beautiful Day (Prix du meilleur scénario à Cannes en 2017) et We Need to Talk About Kevin, adapté du roman de Lionel Shriver.