La campagne de prélèvements ADN organisée dans le hameau du Haut-Vernet, situé dans les Alpes-de-Haute-Provence, s’est officiellement achevée ce lundi 20 avril 2026. Selon Libération, cette opération devait permettre de recueillir 106 échantillons biologiques auprès des habitants du secteur, afin d’aider à faire la lumière sur la disparition d’Émile, un enfant de 10 ans dont le corps a été retrouvé le 15 mars dernier à quelques kilomètres du hameau. Le procureur d’Aix-en-Provence, qui supervise l’enquête, a confirmé à plusieurs médias nationaux la finalisation de ces prélèvements, lancés fin février après une première phase de recherches infructueuses.

Le hameau du Haut-Vernet, isolé en montagne et composé d’une cinquantaine de foyers, était devenu le centre d’une mobilisation exceptionnelle depuis la découverte du corps d’Émile. L’enfant, disparu en janvier 2026 lors d’une randonnée avec sa classe, avait été retrouvé sans vie près d’un torrent glacé, sans que les circonstances exactes de sa mort ne soient encore établies. Les tests ADN, initialement envisagés comme une piste complémentaire, avaient pris une dimension centrale après l’identification de traces biologiques non identifiées sur les lieux.

Ce qu'il faut retenir

  • La campagne de prélèvements ADN dans le hameau du Haut-Vernet, où vivait Émile, s’est terminée le 20 avril 2026, après avoir ciblé 106 habitants.
  • Ces tests, lancés fin février, visaient à comparer les profils génétiques avec des traces retrouvées sur les lieux de la découverte du corps.
  • Le procureur d’Aix-en-Provence a confirmé la finalisation des analyses en cours aux médias, sans préciser de délai pour les résultats.
  • La disparition d’Émile, 10 ans, remonte à janvier 2026, lors d’une sortie scolaire.
  • Son corps a été retrouvé le 15 mars 2026 près d’un torrent glacé dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Un hameau sous le feu des projecteurs depuis deux mois

Depuis la découverte macabre du corps d’Émile, le 15 mars 2026, le hameau du Haut-Vernet, habituellement paisible, est sous le regard des autorités et des médias. L’enfant, scolarisé à Manosque, avait disparu le 12 janvier 2026 lors d’une sortie organisée par son école dans le cadre d’un projet pédagogique sur la faune alpine. Les premières recherches, menées dans un périmètre élargi autour de la dernière localisation connue de l’enfant, s’étaient soldées par un échec avant que son corps ne soit repéré près d’un cours d’eau gelé, à près de deux heures de marche du village.

Les enquêteurs, qui n’avaient alors pas exclu la piste criminelle, avaient multiplié les indices pour comprendre les circonstances du drame. C’est dans ce contexte que la piste génétique avait émergé, avec l’hypothèse que des traces biologiques non répertoriées sur les lieux pourraient appartenir à un habitant du hameau. D’où la décision, prise fin février par le procureur d’Aix-en-Provence, d’organiser une campagne de prélèvements ADN à grande échelle.

Des prélèvements ADN pour écarter ou confirmer des pistes

Les 106 échantillons recueillis auprès des habitants du Haut-Vernet doivent désormais être analysés en laboratoire. Selon les éléments communiqués par le procureur, ces tests visent à comparer les profils génétiques avec des traces relevées sur les vêtements d’Émile, sur son sac à dos, ou encore sur les lieux de sa découverte. « Ces prélèvements permettront d’écarter ou de confirmer certaines pistes, notamment celles impliquant des personnes ayant eu un contact direct avec le corps ou les affaires de l’enfant », a expliqué le magistrat à Libération. Les résultats pourraient intervenir d’ici quelques semaines, bien que le procureur n’ait pas précisé de calendrier précis.

Les habitants du hameau, pour beaucoup sous le choc depuis deux mois, ont massivement participé à l’opération. Certains témoignages recueillis par les médias locaux évoquent une mobilisation unanime, malgré l’intrusion que représentaient ces prélèvements dans leur vie quotidienne. « C’est une démarche douloureuse, mais nécessaire pour tourner la page », a confié une riveraine au Figaro, sans vouloir donner son nom. Les autorités ont veillé à expliquer que ces tests n’avaient pas de caractère obligatoire, mais que leur refus pourrait être interprété comme une réticence suspecte.

Quelles suites pour l’enquête ?

La fin des prélèvements marque une nouvelle étape dans une enquête qui reste ouverte. Si les résultats ADN devaient permettre de relancer certaines pistes, les enquêteurs devront également s’appuyer sur d’autres éléments, comme les relevés de téléphonie mobile, les témoignages ou encore l’analyse des vêtements d’Émile. Le procureur d’Aix-en-Provence a rappelé que « l’enquête suivait son cours normalement », sans évoquer la possibilité d’un classement sans suite à court terme.

Par ailleurs, la famille d’Émile, soutenue par des associations locales, a demandé une transparence totale sur les avancées de l’enquête. Des rassemblements silencieux ont été organisés ces dernières semaines devant la mairie de Manosque, où l’enfant était scolarisé, pour réclamer justice. Les associations de protection de l’enfance ont également saisi l’occasion pour rappeler l’importance des protocoles de sécurité lors des sorties scolaires en milieu isolé.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines devraient être consacrées à l’analyse des échantillons ADN, dont les résultats pourraient orienter les enquêteurs vers de nouvelles pistes ou, à l’inverse, confirmer l’hypothèse d’un accident. Une conférence de presse est prévue début mai par le parquet d’Aix-en-Provence pour faire un point d’étape sur l’enquête, sans que la date exacte n’ait été arrêtée à ce stade. D’ici là, les gendarmes du Peloton de Gendarmerie de Haute-Montagne (PGHM) maintiennent une présence discrète dans la zone, tandis que les familles des élèves de la classe d’Émile bénéficient d’un soutien psychologique renforcé.

Reste à savoir si ces tests permettront de lever les zones d’ombre entourant les dernières heures de l’enfant. Une chose est sûre : dans ce hameau des Alpes-de-Haute-Provence, la vie ne sera plus jamais tout à fait la même.

Ces tests visaient à comparer les profils génétiques des habitants avec des traces biologiques non identifiées retrouvées sur les vêtements d’Émile ou sur les lieux de sa découverte. L’objectif était d’écarter ou de confirmer des pistes impliquant des personnes ayant eu un contact avec le corps ou les affaires de l’enfant.