Les opérations de recherche se poursuivent pour tenter de localiser deux Français disparus en mer au large des côtes marocaines. Selon Le Figaro, les autorités marocaines et espagnoles coordonnent leurs efforts après qu’un catamaran en difficulté a été repéré dimanche au nord du Maroc. Le bateau, baptisé « Stella », a été retrouvé vide à environ cinq kilomètres des côtes de Tanger, alors que les deux plaisanciers étaient toujours portés disparus hier soir.
Ce qu’il faut retenir
- Le catamaran « Stella », en convoyage depuis la Martinique, a signalé une avarie dimanche à 1h15 GMT.
- Le bateau et un radeau de sauvetage ont été retrouvés vides à trois milles nautiques (environ 5,5 km) des côtes de Tanger.
- Les recherches, initialement menées côté marocain, ont été étendues mercredi à la zone espagnole.
- Aucune balise de détresse n’équipait l’embarcation, et les causes de l’incident restent indéterminées.
- Deux avions, deux hélicoptères, trois navires et des scaphandriers sont mobilisés pour les recherches.
Un catamaran en difficulté signalé dans la nuit de samedi à dimanche
Le drame s’est joué dans la nuit du 24 au 25 mai 2026. Vers 1h15 GMT, le centre marocain de coordination et de sauvetage maritime a reçu une alerte signalant que le catamaran « Stella » était en difficulté au large des côtes de Tanger. Le bateau, alors en convoyage depuis la Martinique – une île des Antilles françaises – vers un port européen (Barcelone ou Marseille), a rapidement montré des signes de faiblesse. Selon les informations recueillies par Le Figaro, les deux occupants ont d’abord envoyé un message évoquant une voie d’eau, avant d’indiquer, peu après, qu’ils quittaient le navire pour rejoindre leur annexe motorisée.
Des signes de détresse confirmés, mais aucune trace des deux hommes
Malgré l’envoi de signaux de détresse, les autorités marocaines n’ont pu déterminer précisément ce qui s’est passé. Le catamaran, toujours à flot, a été retrouvé dimanche à environ trois milles nautiques (5,5 km) des côtes de Tanger, accompagné d’un radeau de sauvetage vide. Aucun des deux Français n’a été localisé depuis. Les recherches, initialement limitées à la zone maritime marocaine, ont été élargies mercredi à la partie espagnole, côté détroit de Gibraltar, a précisé le Centre marocain de coordination et de sauvetage maritime auprès de l’AFP.
« Les opérations de recherche continuent et ont été étendues côté espagnol pour tenter de retrouver les deux disparus », a indiqué l’organisme, sans plus de détails sur l’évolution des investigations. Un avion de la marine française avait brièvement participé aux recherches lundi avant de quitter la zone en soirée, selon la même source.
Des moyens humains et techniques mobilisés à grande échelle
Les autorités marocaines ont déployé des moyens importants pour localiser les deux plaisanciers. Deux avions, deux hélicoptères, trois unités maritimes ainsi que des scaphandriers de la Protection civile et des secouristes sillonnent la zone, a détaillé le Centre marocain. Des recherches satellitaires ont également été lancées pour tenter d’identifier une éventuelle trace du canot annexe motorisé emporté par les deux hommes. Côté français, bien que la marine ait participé ponctuellement, aucune information supplémentaire n’a été communiquée sur un éventuel prolongement de son engagement.
Les causes exactes de l’avarie restent floues. Le Centre marocain de sauvetage maritime a confirmé que le catamaran « Stella » ne disposait pas de balise de détresse, un équipement pourtant recommandé pour les navigateurs en haute mer. Les deux Français, dont l’identité n’a pas été divulguée, se trouvaient à bord depuis plusieurs semaines, le temps du convoyage depuis la Martinique.
Le témoignage de la famille : des messages d’alerte avant la disparition
L’un des proches des disparus, Adrien Danzé, père de Vincent Danzé (25 ans), a partagé avec Le Figaro des éléments du drame. Selon lui, les deux hommes ont d’abord envoyé un message évoquant une voie d’eau à bord du catamaran, puis un second message confirmant leur décision de quitter le bateau pour rejoindre l’annexe motorisée. « Un message a été envoyé, puis un autre un peu plus tard, disant que l’équipage quittait le bateau pour l’annexe », a-t-il déclaré. Ces échanges confirment que les deux plaisanciers étaient conscients du danger, mais leur sort reste à ce jour inconnu.
La famille, sous le choc, n’a pas souhaité s’exprimer davantage, mais les détails fournis par Adrien Danzé éclairent partiellement les circonstances de la disparition. Le père de Vincent a également confirmé à l’AFP que le voyage devait se terminer dans l’un des deux grands ports européens visés : Barcelone ou Marseille.
Les conditions météo, jugées favorables ces derniers jours, ne semblent pas avoir joué un rôle dans l’incident. En revanche, l’absence de balise de détresse sur le « Stella » pose question, alors que les équipements de sécurité sont obligatoires pour les navigateurs en haute mer. Les autorités marocaines pourraient tirer des enseignements de cette disparition pour renforcer les contrôles et les recommandations aux plaisanciers.
Les autorités marocaines ont décidé d’élargir la zone de recherche à la partie espagnole du détroit de Gibraltar car les courants marins et les vents dominants dans la région pourraient avoir poussé l’annexe motorisée – ou les deux plaisanciers – vers ces eaux. Cette décision s’appuie sur une analyse des conditions de navigation et des trajectoires possibles, selon le Centre marocain de coordination et de sauvetage maritime.
Si les deux hommes ont effectivement quitté le « Stella » pour rejoindre leur annexe motorisée, leurs chances de survie dépendent de plusieurs facteurs : leur équipement de sécurité à bord de l’annexe, les conditions météo au moment de leur départ, et leur proximité avec les côtes. Sans balise de détresse, leur localisation précise devient difficile, d’où l’importance des recherches aériennes et satellitaires en cours.