Une enquête a été ouverte en Écosse pour tenter de localiser cinq athlètes portés disparus après la clôture des Jeux du Commonwealth de Glasgow 2026, selon RMC Sport. Parmi eux figurent quatre boxeurs de la délégation ougandaise et un représentant pakistanais, tous sans nouvelle depuis leur dernière apparition publique.
Ce qu'il faut retenir
- Cinq athlètes, dont quatre boxeurs ougandais et un boxeur pakistanais, sont portés disparus depuis la fin des Jeux du Commonwealth 2026 à Glasgow, entre le 23 juillet et le 2 août.
- Parmi les Ougandais disparus figurent Angel Katushabe, Nuhu Batte, Ibrahim Khemis et Emily Nakalema, qui n’ont pas rejoint leur délégation pour le vol retour vers Kampala le 4 août.
- Le boxeur pakistanais Qudrat Ullah, 20 ans, a disparu de sa chambre d’hôtel à Glasgow dans la nuit du 3 au 4 août, quelques heures avant le départ de sa délégation.
- Plusieurs sources évoquent, sous couvert d’anonymat, un possible projet d’asile en Écosse pour des raisons professionnelles, mais aucune confirmation officielle n’a été apportée à ce stade.
- La police écossaise a confirmé avoir reçu des signalements concernant ces disparitions et mène des investigations en coordination avec le ministère de l’Intérieur britannique.
Cinq jours après la fin des Jeux du Commonwealth de Glasgow, dont la cérémonie de clôture s’est tenue le 2 août, des questions persistent autour de l’absence de cinq athlètes qui, contrairement à leurs collègues, n’ont jamais regagné leur pays d’origine. RMC Sport, qui s’appuie sur des sources locales et des médias spécialisés, a révélé cette situation inédite en début de semaine. Parmi ces athlètes figurent quatre membres de la délégation ougandaise de boxe, tous déclarés disparus après le départ de leurs coéquipiers.
Selon les informations rapportées par NBS Sport, cité par RMC Sport, les quatre boxeurs ougandais concernés — Angel Katushabe, Nuhu Batte, Ibrahim Khemis et Emily Nakalema — n’auraient pas rejoint les deux autres représentants de leur pays pour le vol retour vers l’Ouganda, prévu le 4 août. Leur absence a été signalée dès leur non-présentation à l’embarquement, sans qu’aucune explication ne soit fournie par les intéressés ou leur fédération.
Un cinquième athlète, le boxeur pakistanais Qudrat Ullah, 20 ans, a également disparu des radars. D’après les détails livrés par Pakistan Today, il aurait été vu pour la dernière fois dans sa chambre d’hôtel vers 2 heures du matin, alors que sa délégation devait se rassembler six heures plus tard dans le hall de l’établissement. À l’heure prévue du départ, sa chambre était vide, son passeport et son billet de retour étant toujours en possession de son manager. Sa performance lors de ces Jeux avait été décevante, avec seulement une médaille de bronze remportée par les 21 athlètes pakistanais engagés.
Les raisons de ces disparitions restent floues, mais plusieurs éléments laissent entrevoir une possible volonté de demander l’asile en Écosse. Un des boxeurs ougandais, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de NBS Sport, aurait indiqué que le groupe envisageait de solliciter une protection internationale afin de poursuivre leur carrière dans un pays offrant, selon eux, de meilleures infrastructures d’entraînement et davantage d’opportunités. Aucune confirmation officielle n’a cependant été apportée par les autorités écossaises ou britanniques, et le lieu de résidence actuel des athlètes n’a pas été divulgué.
« La police écossaise a reçu des signalements concernant plusieurs athlètes portés disparus. »
— Porte-parole de la police écossaise, cité par RMC Sport le 6 août 2026
Dans un communiqué diffusé mardi soir, les forces de l’ordre écossaises ont confirmé avoir été saisies de ces signalements et mener des investigations pour évaluer les circonstances de ces disparitions. Des échanges préliminaires ont également été engagés avec le ministère de l’Intérieur britannique, bien que les détails des démarches en cours n’aient pas été rendus publics. Cette affaire rappelle des situations similaires survenues lors d’éditions précédentes des Jeux du Commonwealth, notamment en 2018 à Gold Coast en Australie, où plus de 50 athlètes et officiels étaient encore recherchés un mois après la fin de la compétition.
Les Jeux du Commonwealth de Glasgow 2026 ont réuni quelque 3 000 athlètes issus de 74 nations, selon les chiffres officiels. Si les disparitions d’athlètes à l’issue de grands événements sportifs internationaux ne sont pas un phénomène isolé, leur fréquence interroge sur les conditions de vie et de travail des sportifs issus de pays où les infrastructures dédiées à leur discipline restent limitées.
En Ouganda, où le boxe est un sport en développement, la disparition de quatre membres de la délégation nationale suscite des interrogations. Le pays, qui a remporté un total de 10 médailles lors de ces Jeux — dont deux en or —, voit désormais quatre de ses représentants s’évaporer dans la nature sans explication officielle. Côté pakistanais, la Fédération de boxe a confirmé la disparition de Qudrat Ullah, mais n’a pas communiqué davantage de détails, se contentant d’indiquer que toutes les recherches nécessaires étaient engagées.
En attendant, la question des conditions de travail des sportifs internationaux, notamment ceux issus de pays en développement, reste posée. Si aucune preuve formelle ne permet d’affirmer que ces disparitions sont liées à une volonté de quitter définitivement leur pays, l’hypothèse d’une recherche de meilleures opportunités professionnelles en Europe semble au cœur des préoccupations. Les autorités écossaises et britanniques devront trancher dans les prochaines semaines, tandis que les fédérations sportives concernées devraient clarifier leur position.
Cette affaire rappelle également que les Jeux du Commonwealth, tout comme d’autres compétitions internationales, sont parfois le théâtre de situations complexes où se mêlent performance sportive et enjeux migratoires. Les prochaines étapes devraient apporter des éléments de réponse, mais pour l’heure, l’incertitude persiste quant au sort réservé à ces cinq athlètes.
Plusieurs raisons peuvent expliquer ce type de démarche. Certains sportifs, notamment issus de pays où les infrastructures d’entraînement sont limitées, peuvent envisager de s’installer dans un pays offrant de meilleures conditions pour poursuivre leur carrière. D’autres facteurs, comme des perspectives économiques ou des opportunités professionnelles, peuvent aussi entrer en jeu. Cependant, dans le cas présent, aucune confirmation officielle n’a été apportée quant à une éventuelle demande d’asile.
La police écossaise a indiqué mener des investigations en coordination avec le ministère de l’Intérieur britannique. Si les athlètes sont localisés ou contactés, leurs déclarations permettront d’éclairer les circonstances de leur disparition. Une confirmation quant à une éventuelle demande d’asile pourrait être apportée dans les prochains jours ou semaines.