À peine la 79e édition du Festival de Cannes refermée, certains des films primés dans la section Un certain regard sont déjà de retour à l’affiche dans plusieurs salles parisiennes. Selon Franceinfo - Culture, seize longs-métrages issus de cette compétition, dont le lauréat du prix Un certain regard 2026, Everytime de Sandra Wollner, seront projetés à Paris jusqu’au 16 juin.

Ce qu'il faut retenir

  • Dix-sept films de la section Un certain regard de Cannes 2026 sont repris à Paris, dont Everytime de Sandra Wollner, prix Un certain regard cette année.
  • Les projections se déroulent dans quatre salles : l’UGC Gobelins et le Mk2 Quai de Seine du 27 mai au 2 juin, puis le cinéma L’Arlequin et le Pathé Convention du 10 au 16 juin.
  • D’autres sections du festival font aussi l’objet de reprises, comme les courts-métrages en compétition le 2 juin au Cinéma du Panthéon ou les Cannes Classics à partir de la mi-juin au Pathé Fauvette.
  • La Quinzaine des cinéastes et la Semaine de la critique bénéficient également de programmations parisiennes, avec des projections à la Cinémathèque française du 3 au 8 juin.
  • Parmi les titres repris figurent Ben’imana (Caméra d’or 2026), Congo Boy (Prix du meilleur acteur), ou encore Mémoire de fille de Judith Godrèche.

Une sélection éclectique et engagée, à l’image d’Un certain regard

La section Un certain regard du Festival de Cannes est traditionnellement dédiée à des œuvres audacieuses, souvent portées par des premiers films ou des réalisateurs émergents. Cette année, cette spécificité est plus marquée que jamais. Selon le communiqué officiel de Cannes, « en partie composée de premiers films, la sélection met l’accent sur des œuvres singulières, originales dans leur propos comme dans leur esthétique ». L’autrichienne Sandra Wollner en a d’ailleurs été récompensée pour Everytime, qui interroge les frontières entre réalité et fiction à travers une narration visuelle exigeante.

Dès le 27 mai, les Parisiens pourront découvrir ces films dans des salles réparties dans la capitale et en proche banlieue. L’UGC Gobelins et le Mk2 Quai de Seine accueilleront la programmation jusqu’au 2 juin, avant que l’Arlequin et le Pathé Convention ne prennent le relais pour une seconde fenêtre, du 10 au 16 juin. Une organisation qui permet à un public plus large de bénéficier de cette vitrine internationale sans attendre la sortie en salles classiques.

D’autres sections du festival suivies de près à Paris

Si Un certain regard capte une partie de l’attention, d’autres programmations parisiennes prolongent l’expérience cannoise. Le 2 juin, le Cinéma du Panthéon consacrera une journée aux courts-métrages en compétition et aux films d’école lauréats de La Cinef. Cette initiative, qui valorise les jeunes talents, s’inscrit dans la continuité des missions pédagogiques du festival. À partir de la mi-juin, c’est au tour de Pathé Fauvette d’accueillir une sélection de Cannes Classics, ces films patrimoniaux restaurés qui célèbrent l’histoire du cinéma.

Les sections parallèles ne sont pas en reste. La Quinzaine des cinéastes, par exemple, sera projetée dans quatre salles parisiennes, dont le Forum des images. Toutes les informations pratiques sont disponibles sur le site officiel de la Quinzaine. Quant à la Semaine de la critique, elle sera mise à l’honneur à la Cinémathèque française du 3 au 8 juin. La programmation débutera par Adieu monde cruel de Félix de Givry, avec Milo Machado-Graner, déjà remarqué dans Anatomie d’une chute, Palme d’or 2023.

Une liste de films variée, entre découvertes et valeurs sûres

La diversité des films repris à Paris reflète l’éclectisme de la sélection cannoise. Parmi les titres notables, on retrouve Ben’imana de Marie Clémentine Dusabejambo, qui a remporté la Caméra d’or 2026 récompensant le meilleur premier film. Congo Boy de Rafiki Fariala, salué par le Prix du meilleur acteur, et Les Éléphants dans la brume d’Abinash Bikram Shah, distingué par le Prix du jury Un certain regard, figurent également au programme. Autant de films qui, selon les observateurs, « illustrent la vitalité des cinématographies émergentes », comme le souligne un responsable de la programmation parisienne.

Côté réalisateurs confirmés, Mémoire de fille de Judith Godrèche, adapté de son propre roman autobiographique, et La mas dulce (Les Fraises) de Laïla Marrakchi apportent une touche plus personnelle à cette sélection. Sans oublier Siempre soy tu animal materno de Valentina Maurel, primé pour le Prix des meilleures actrices, ou Teenage Sex and Death at Camp Miasma de Jane Schoenbrun, en lice pour la Queer Palm. Une programmation qui, selon Franceinfo - Culture, « montre à quel point Cannes reste un tremplin pour des récits audacieux et des esthétiques innovantes ».

Et maintenant ?

Ces reprises parisiennes pourraient bien préfigurer une tendance plus large : celle d’une diffusion accélérée des œuvres primées à Cannes, alors que les délais entre festival et sortie en salles se réduisent. Les organisateurs pourraient également renforcer ces partenariats avec les salles indépendantes et les réseaux spécialisés, afin de toucher un public toujours plus large. Reste à voir si cette initiative, encore expérimentale, s’inscrira dans la durée ou si elle restera ponctuelle.

Pour les amateurs de cinéma, l’opportunité est donc double : découvrir des films primés avant leur sortie officielle, tout en soutenant une programmation alternative à celle des grands circuits commerciaux. Une aubaine, alors que la capitale affiche son ambition de devenir une plaque tournante des festivals internationaux tout au long de l’année.

Parmi les seize films repris, on retrouve notamment Everytime de Sandra Wollner (prix Un certain regard 2026), Ben’imana de Marie Clémentine Dusabejambo (Caméra d’or 2026), Congo Boy de Rafiki Fariala (Prix du meilleur acteur), Mémoire de fille de Judith Godrèche, ou encore Les Éléphants dans la brume d’Abinash Bikram Shah (Prix du jury Un certain regard).

Les projections se déroulent dans quatre salles : l’UGC Gobelins et le Mk2 Quai de Seine du 27 mai au 2 juin, puis l’Arlequin et le Pathé Convention du 10 au 16 juin. La Cinémathèque française accueillera quant à elle la Semaine de la critique du 3 au 8 juin.