Alors que la région du sud-Liban reste sous la menace constante de frappes aériennes israéliennes, un film documentaire inédit propose une plongée dans l’histoire du pays à travers des images d’archives. Intitulé « Do you love me », ce projet réalisé par Lana Daher est sorti en salles en France début mai 2026. Selon RFI, le documentaire brosse le portrait de Beyrouth en s’appuyant exclusivement sur des archives visuelles, offrant ainsi une immersion dans la mémoire collective des Libanais, entre moments de joie et périodes de souffrance.
Ce qu'il faut retenir
- Un film en archives : « Do you love me » retrace 80 ans d’histoire libanaise à travers des images d’archives, sans aucun tournage contemporain.
- Un regard sur Beyrouth : La réalisatrice se concentre sur la capitale libanaise, symbole de résilience et de diversité.
- Une mémoire collective : Le documentaire mêle joie, peine et espoirs des Libanais sur plusieurs générations.
- Un contexte géopolitique tendu : Le film sort alors que le sud-Liban est exposé aux risques de frappes israéliennes.
- Une sortie en salles en France : Le documentaire est disponible en salles depuis début mai 2026.
Un film né dans un contexte de tensions
La sortie de « Do you love me » coïncide avec une période particulièrement délicate pour le Liban. Le sud du pays, déjà fragilisé par des années de crises politiques et économiques, fait face à une menace persistante de frappes israéliennes. Comme le rapporte RFI, la réalisatrice Lana Daher a choisi de s’appuyer sur des archives pour éviter toute actualité immédiate qui aurait pu parasiter son propos. « Je voulais que le spectateur plonge dans la mémoire du Liban, sans être distrait par l’actualité », a-t-elle expliqué.
Une œuvre entre nostalgie et réalité
Le documentaire alterne entre des images joyeuses, comme les fêtes de rue avant la guerre civile, et des scènes plus sombres, telles que les destructions de 2006 ou les crises économiques récentes. « On découvre Beyrouth à travers ses habitants, leurs rires, leurs larmes, leurs combats », précise la réalisatrice. Les archives, parfois oubliées, deviennent ainsi le fil conducteur d’une histoire à la fois intime et collective. — Autant dire que le film dépasse le simple exercice cinématographique pour offrir une réflexion sur l’identité libanaise.
Une sortie discrète mais remarquée
Présenté dans plusieurs festivals avant sa sortie en salles, « Do you love me » a été salué pour son originalité. Contrairement à des documentaires classiques, le film ne contient aucune interview ni commentaire contemporain. Seules les voix des archives, parfois en off, guident le récit. Selon RFI, plusieurs critiques ont souligné la puissance évocatrice de cette approche, qui permet de ressentir l’évolution d’une ville et d’un pays à travers le temps. — Bref, une expérience visuelle et émotionnelle, mais toujours ancrée dans le réel.
Alors que le Liban reste sous le feu des projecteurs pour des raisons géopolitiques, « Do you love me » offre une pause contemplative. Le film rappelle que derrière les conflits et les crises, il existe une histoire riche, faite de contrastes et de résilience. Une œuvre à voir pour ne pas oublier.
Le documentaire est un film de montage composé uniquement d’images d’archives, sans aucun tournage contemporain ni interview.