La justice portugaise a refusé d'exécuter un mandat d'arrêt européen prévoyant la remise à la France de Cédric Prizzon, un ex-policier français soupçonné d'avoir tué deux femmes, selon Euronews FR. Cette décision a été confirmée par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) à l'agence Lusa.
Le motif de ce refus est l'existence d'une procédure pénale en cours au Portugal contre Cédric Prizzon pour les faits ayant motivé l'émission du mandat d'arrêt européen, ainsi que le fait que le crime a été commis en partie ou dans son ensemble sur le territoire national portugais.
Ce qu'il faut retenir
- Cédric Prizzon, 42 ans, est soupçonné d'avoir tué deux femmes, son ex-compagne Audrey Cavalie et sa nouvelle compagne Angela Legobien.
- Les corps des deux victimes ont été découverts enterrés à environ 150 kilomètres du lieu où Cédric Prizzon avait été arrêté.
- Cédric Prizzon est également accusé d'avoir enlevé les deux femmes et leurs enfants, et de les avoir étouffées.
Les faits
Cédric Prizzon a été interpellé en mars lors d'une opération de contrôle de la Garde nationale républicaine portugaise sur la route nationale 102, à Mêda, dans le district de Guarda. Il voyageait avec ses deux enfants mineurs, qui ont depuis été rapatriés en France.
La Police judiciaire a été immédiatement contactée après l'arrestation, et les autorités portugaises ont découvert les corps des deux victimes enterrés à environ 150 kilomètres du lieu de l'arrestation.
Les accusations
Cédric Prizzon est accusé de deux crimes d'homicide qualifié commis contre son ex-compagne et sa nouvelle compagne, ainsi que de deux crimes de profanation de cadavre. Il est également accusé de séquestration, de violences domestiques commises contre sa fille mineure, de falsification de documents et de détention illégale d'arme.
L'avocat de la mère de l'une des victimes, Audrey Cavaillé, a estimé que Cédric Prizzon devait être jugé en France, car les victimes et l'auteur présumé ont la nationalité française, même si les crimes ont été commis au Portugal.
La décision de refus d'extradition de Cédric Prizzon soulève des questions sur la coopération judiciaire entre la France et le Portugal, et sur la manière dont les deux pays vont gérer ce dossier complexe et sensible.