Un arrêté publié ce lundi 15 juin 2026, soit le lendemain de la Journée mondiale du donneur de sang, clarifie les critères d’éligibilité pour les futurs donneurs. Ouest France détaille les délais à respecter après une maladie, un voyage à l’étranger ou la prise de certains médicaments, une mise à jour attendue par les centres de collecte.

Ce qu'il faut retenir

  • Un arrêté publié le 15 juin 2026 précise les nouveaux délais pour donner son sang après une prise de médicaments, une maladie ou un voyage.
  • Ces règles s’appliquent dès le lendemain de la Journée mondiale du donneur de sang, un événement organisé chaque année pour sensibiliser à l’importance du don.
  • Les centres de collecte devront adapter leurs protocoles en conséquence pour respecter ces nouvelles directives.
  • Les délais varient selon la nature du traitement, de l’infection ou du voyage effectué.

Des critères révisés pour les donneurs

L’arrêté publié ce 15 juin 2026 modifie les conditions d’accès au don du sang, une mesure qui intervient à un moment où les besoins en produits sanguins restent constants. Selon les termes de ce texte, les délais après un voyage ou la prise de médicaments sont désormais encadrés de manière plus stricte, afin de garantir la sécurité des receveurs. Ouest France souligne que ces ajustements visent à harmoniser les pratiques avec les recommandations sanitaires actuelles.

Pour les voyageurs, par exemple, des restrictions peuvent s’appliquer en fonction des zones visitées, tandis que certains traitements médicaux imposent un délai de latence avant un don. Ces mesures s’ajoutent aux critères classiques, comme l’âge, le poids ou l’état de santé général du donneur.

Voyages et traitements : des délais variables

Les nouvelles règles distinguent plusieurs situations. Après un voyage dans une zone à risque sanitaire élevé, un délai de quatre mois est désormais imposé avant de pouvoir donner son sang, contre trois auparavant dans certains cas. Ouest France précise que cette mesure concerne notamment les régions où des épidémies de maladies infectieuses ont été signalées.

Côté médicaments, l’arrêté liste les traitements dont la prise nécessite un arrêt temporaire avant un don. Parmi eux figurent certains antibiotiques, anticoagulants ou traitements contre l’acné sévère. Le délai varie généralement entre quelques jours et plusieurs semaines, selon la nature du produit et sa durée d’élimination par l’organisme. Les donneurs concernés doivent donc consulter leur médecin ou le centre de collecte pour connaître les modalités exactes.

Une harmonisation avec les recommandations européennes

Cette révision des critères s’inscrit dans un mouvement plus large d’harmonisation des règles du don du sang en Europe. Ouest France rappelle que la France suit ainsi les directives de l’Agence européenne du sang, qui préconise une approche unifiée pour limiter les risques de transmission de maladies. Les centres de collecte, comme celui du Maine, où le quotidien a relayé l’information, doivent désormais appliquer ces nouvelles consignes sous peine de sanctions.

Pour les donneurs réguliers, ces changements impliquent une vigilance accrue. Il leur est conseillé de vérifier leur éligibilité avant chaque don, notamment en cas de prise récente de médicaments ou de voyage à l’étranger. Les associations de donneurs, comme la Fédération française pour le don de sang bénévole, ont d’ores et déjà commencé à informer leurs membres de ces évolutions.

Et maintenant ?

Les centres de collecte ont jusqu’à la fin du mois de juin pour intégrer ces nouvelles règles dans leurs protocoles. Une période de transition est prévue pour informer les donneurs et adapter les processus de sélection. D’ici le 1er juillet 2026, l’ensemble des sites devrait être en mesure d’appliquer ces délais de manière uniforme, ce qui pourrait entraîner une légère baisse du nombre de dons dans un premier temps, le temps que les donneurs s’adaptent.

Pour les personnes souhaitant donner leur sang, il est recommandé de consulter le site de l’Etablissement français du sang (EFS) ou de contacter directement un centre de collecte afin de vérifier leur éligibilité selon les nouveaux critères.

L’arrêté du 15 juin 2026 liste notamment les antibiotiques, les anticoagulants et certains traitements contre l’acné sévère. Les délais varient de quelques jours à plusieurs semaines selon le médicament et sa durée d’élimination.

Les voyageurs doivent se référer à la liste des zones à risque sanitaire définies par l’Agence européenne du sang. Un délai de quatre mois est généralement imposé après un séjour dans ces régions. Pour plus de précisions, il est conseillé de contacter un centre de collecte ou de consulter le site de l’EFS.