« La Chine est ravie que j’ouvre définitivement le détroit d’Ormuz », a déclaré Donald Trump dans un message publié ce mercredi 15 avril 2026 sur son réseau social Truth Social. Le président américain a également affirmé que Pékin n’enverrait plus d’armes à l’Iran, précisant que le président chinois Xi Jinping lui avait répondu par écrit qu’il respectait cette demande. Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump a annoncé une visite officielle à Pékin les 14 et 15 mai 2026, un déplacement initialement prévu fin mars ou début avril mais reporté en raison de l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Selon BFM Business, qui rapporte ces propos, le locataire de la Maison Blanche a aussi prédit un « gros câlin » entre lui et son homologue chinois à l’issue de cette rencontre.

Ce qu'il faut retenir

  • Donald Trump affirme que la Chine « est ravie » de sa décision de lever le blocage du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce mondial.
  • Le président américain prétend que Pékin a accepté de ne plus fournir d’armes à l’Iran, une demande qu’il dit avoir formulée par écrit à Xi Jinping.
  • Une visite officielle de Donald Trump à Pékin est prévue les 14 et 15 mai 2026, après un report lié à la dégradation de la situation géopolitique.
  • Donald Trump évoque une cyberattaque récente, présumée d’origine chinoise, sans préciser les éventuelles représailles envisagées.
  • Le Financial Times, cité par BFM Business, indique que l’Iran aurait utilisé un satellite espion chinois pour cibler des bases américaines au Moyen-Orient avant des frappes.

Une visite à Pékin reportée en raison des tensions au Moyen-Orient

Le déplacement de Donald Trump en Chine, initialement programmé pour fin mars ou début avril 2026, a été repoussé en raison de l’intensification des conflits au Moyen-Orient. Le président américain a justifié ce report par la nécessité de gérer la crise dans la région, où la circulation maritime reste fortement perturbée dans le détroit d’Ormuz. Ce bras de mer, par lequel transite une part majeure du pétrole mondial, a été le théâtre de tensions répétées ces dernières semaines. Selon BFM Business, Donald Trump a présenté sa décision de lever le blocage comme un geste bénéfique pour la Chine, tout comme pour les États-Unis et le reste du monde.

« Cette situation ne se reproduira plus jamais », a-t-il affirmé dans son message sur Truth Social, ajoutant que sa politique dans la région était désormais « définitive ». Il a également souligné que la Chine, dépendante de ses importations de pétrole, avait tout intérêt à voir la libre circulation rétablie dans ce détroit. — D’après le président américain, Xi Jinping aurait même répondu favorablement à sa demande d’arrêt des livraisons d’armes à l’Iran, un sujet récurrent dans les relations entre Washington et Pékin.

Des déclarations qui s’appuient sur un échange épistolaire avec Xi Jinping

Lors d’un entretien diffusé mercredi 15 avril 2026 sur Fox Business, Donald Trump a détaillé les échanges qu’il a eus avec le dirigeant chinois. « Il a répondu à une lettre que je lui avais écrite parce que j’avais entendu que la Chine donnait des armes à l’Iran », a-t-il expliqué à la journaliste Maria Bartiromo. « Je lui ai envoyé une lettre demandant de ne pas le faire, et il m’a écrit une lettre disant, en substance, qu’il ne le faisait pas. » Le président américain a présenté cette correspondance comme une preuve de la bonne entente entre les deux pays, malgré les divergences persistantes sur d’autres sujets.

Interrogé sur l’impact des tensions régionales — guerre au Moyen-Orient, intervention américaine au Venezuela et déclarations de l’administration Trump sur Cuba — sur ses discussions avec Xi Jinping, Donald Trump a répondu par la négative. « Je ne pense pas. Lui a besoin de pétrole, pas moi. C’est quelqu’un avec qui je m’entends très bien. Il m’a envoyé une très belle lettre. » Ces propos contrastent avec les tensions commerciales et technologiques qui opposent régulièrement les deux premières puissances économiques mondiales.

Un contentieux cyber qui persiste malgré les annonces

Lors de cet entretien, Donald Trump a également été questionné sur une cyberattaque récente, présumée menée par la Chine contre des infrastructures américaines. Sans entrer dans les détails, il a reconnu que les deux pays étaient engagés dans une guerre cybernétique depuis des années. « Nous leur faisons à eux, ils nous le font. Cela fait longtemps que c’est comme ça », a-t-il déclaré, sans préciser si une riposte était prévue. Cette réponse laisse planer un doute sur l’évolution des relations sino-américaines, malgré les déclarations optimistes du président américain sur la levée du blocage d’Ormuz et l’arrêt des livraisons d’armes à l’Iran.

Le manque de contestation publique de la part de Pékin ou de Riyad sur la décision américaine de bloquer le détroit d’Ormuz a été souligné par Donald Trump comme un signe de soutien indirect. « Je n’ai reçu aucune contestation de la Chine ou de l’Arabie saoudite sur ma décision », a-t-il affirmé, sans préciser si des consultations diplomatiques avaient eu lieu en amont.

Et maintenant ?

La visite de Donald Trump à Pékin les 14 et 15 mai 2026 pourrait constituer un tournant dans les relations sino-américaines, si les déclarations du président américain se concrétisent. Plusieurs éléments devraient être observés de près : la levée effective du blocage du détroit d’Ormuz, la confirmation d’un arrêt des livraisons d’armes chinoises à l’Iran, et l’évolution des tensions cybernétiques. Les prochaines semaines seront également marquées par l’évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient, où les risques d’escalade restent élevés. Reste à voir si ces annonces diplomatiques se traduiront par des actes concrets sur le terrain.

Quoi qu’il en soit, cette séquence illustre une fois de plus la complexité des relations entre Washington et Pékin, où les déclarations optimistes cohabitent avec des contentieux persistants, qu’ils soient commerciaux, technologiques ou géopolitiques.

Le détroit d’Ormuz est une voie maritime essentielle pour le transport du pétrole : près de 20 % du pétrole mondial transite par cette route, reliant le golfe Persique au golfe d’Oman. Tout blocage ou perturbation y a donc un impact direct sur les marchés énergétiques mondiaux.

Donald Trump s’appuie sur une correspondance écrite avec Xi Jinping, dans laquelle le dirigeant chinois aurait nié toute livraison d’armes à l’Iran. Aucune preuve matérielle ou document public n’a été produit pour confirmer ces échanges, qui reposent donc uniquement sur les dires des deux parties.