Selon RMC Sport, Eddy Merckx, l’une des plus grandes figures du cyclisme mondial, a été hospitalisé il y a une semaine pour une nouvelle infection à la hanche. Ce problème médical, lié à une série d’interventions chirurgicales consécutives à une chute en décembre 2024, impose au quintuple vainqueur du Tour de France un traitement antibiotique en milieu hospitalier.
Âgé de 80 ans, « Le Cannibale » – surnom qui lui colle à la peau depuis des décennies – fait face depuis plus d’un an à des complications récurrentes après une fracture de la hanche. L’opération initiale, suivie de six interventions supplémentaires dont un remplacement de prothèse, avait déjà nécessité un long parcours de rééducation. En août 2025, Merckx avait également subi un accident vasculaire cérébral (AVC) mineur, un épisode qui avait marqué les esprits et soulevé des questions sur l’impact de ses antécédents médicaux.
Ce qu'il faut retenir
- Eddy Merckx, 80 ans, est hospitalisé depuis une semaine pour une infection à la hanche, selon RMC Sport.
- Cette complication fait suite à une chute en décembre 2024 ayant entraîné une fracture et six opérations, dont le remplacement d’une prothèse.
- En août 2025, Merckx avait déjà été victime d’un AVC mineur, dont il attribue partiellement la cause à un mauvais traitement.
- Il suit actuellement un traitement antibiotique et doit s’astreindre à des séances de kinésithérapie plusieurs fois par semaine.
- L’ancien champion, toujours en rééducation, espère reprendre le vélo dès que les conditions météo le permettront.
Une santé fragile depuis deux ans
La santé d’Eddy Merckx s’est dégradée progressivement depuis sa chute à vélo en décembre 2024, survenue alors qu’il traversait un passage à niveau. L’accident avait provoqué une fracture de la hanche, une blessure qui, chez une personne de son âge, nécessite souvent une prise en charge médicale lourde et prolongée. Après l’intervention initiale, six autres opérations ont été nécessaires, dont une pour remplacer sa prothèse. Autant dire que le corps du champion belge, même si sa résistance légendaire a souvent été soulignée, porte aujourd’hui les stigmates de ces années de complications.
En août 2025, alors qu’il était encore en convalescence à l’hôpital d’Anvers pour son problème de hanche, une nouvelle alerte est survenue. Sa fille, en lui montrant quelque chose sur son téléphone, avait remarqué qu’il ne voyait pas correctement du côté gauche. Merckx lui-même n’avait pas perçu cette perte de vision, mais une infirmière, alertée, avait immédiatement organisé un scanner. Le diagnostic était sans appel : une petite hémorragie cérébrale, autrement dit un AVC mineur. Une situation qui, selon ses propres mots, pourrait être liée à un « mauvais traitement ».
Un impact durable sur son quotidien
Les séquelles de cet AVC ont laissé des traces durables dans la vie quotidienne du champion. « Le problème, c’est que je ne peux toujours pas conduire moi-même à cause de cet AVC », avait-il expliqué à HLN. « Je dois toujours me faire conduire. Par ma femme, ma fille, par Axel (son fils, ndlr). » Cette perte d’autonomie partielle s’ajoute aux contraintes physiques liées à sa hanche, rendant chaque déplacement plus compliqué. Depuis, il s’astreint à plusieurs séances de kinésithérapie par semaine, dans l’espoir de retrouver une partie de sa mobilité.
Malgré ces épreuves, Merckx n’a jamais abandonné l’idée de remonter un jour sur un vélo. Il a d’ailleurs repris des exercices sur home-trainer, ces rouleaux qui permettent de pédaler en intérieur, et attend avec impatience l’amélioration des conditions météo pour « faire un peu plus de vélo ». Un symbole fort pour celui qui, plus que tout autre, incarne l’esprit du cyclisme, où la résilience fait partie intégrante de l’identité du coureur.
Un héritage qui dépasse le sport
Au-delà de sa carrière sportive, Eddy Merckx reste une figure emblématique du cyclisme, dont l’influence s’étend bien au-delà des pelotons. Son palmarès, avec cinq Tours de France et près de 500 victoires professionnelles, en fait l’un des plus grands coureurs de l’histoire. Mais c’est aussi son tempérament, son engagement sans compromis et sa longévité qui ont forgé sa légende. À 80 ans, son parcours est désormais marqué par des épreuves qui rappellent, s’il en était besoin, que même les plus grands champions ne sont pas à l’abri des aléas de la santé.
La nouvelle de cette hospitalisation a suscité une vague d’émotion parmi les amateurs de cyclisme, mais aussi au-delà du monde sportif. Les réseaux sociaux ont rapidement été inondés de messages de soutien, tandis que les médias belges et internationaux ont rappelé son statut d’icône intouchable. Reste à savoir comment cette nouvelle épreuve influencera son avenir, tant sur le plan personnel que médiatique. Une chose est sûre : tant que Merckx sera debout, il continuera d’inspirer, comme il l’a toujours fait.
Pour l’heure, la priorité des médecins est de juguler cette infection et d’éviter toute rechute. Si son état s’améliore, la question d’une rééducation adaptée se posera rapidement, avec l’objectif affiché de lui permettre de retrouver une partie de son autonomie. Dans le milieu cycliste, où les légendes sont souvent associées à une forme de toute-puissance, cette situation rappelle aussi la vulnérabilité humaine, même chez ceux qui ont marqué l’histoire à jamais.
Selon les informations rapportées par RMC Sport, Eddy Merckx suit actuellement un traitement antibiotique en milieu hospitalier pour soigner une infection à la hanche. Les prochaines étapes dépendront de l’évolution de son état, mais une rééducation prolongée est à prévoir, avec plusieurs séances de kinésithérapie par semaine. Aucune date n’a encore été communiquée pour une sortie d’hôpital.
Pour l’instant, aucune annonce officielle n’a été faite concernant un éventuel retrait de la vie publique. Merckx, toujours aussi déterminé, a simplement évoqué son impatience de reprendre le vélo dès que les conditions le permettront. Son entourage et les médias belges restent en contact régulier avec lui pour suivre son évolution.
