À la veille du premier anniversaire de l’effondrement d’une discothèque à Saint-Domingue, en République dominicaine, qui avait causé la mort de 236 personnes, les proches des victimes ont réclamé justice lors d’une audience ce lundi 6 avril 2026. Selon Ouest France, cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes autour des responsabilités dans ce drame.

Ce qu'il faut retenir

  • 236 morts : bilan définitif de l’effondrement d’une discothèque à Saint-Domingue en avril 2025.
  • Première audience organisée le 6 avril 2026 pour évoquer les suites judiciaires et les demandes de justice des familles.
  • Saint-Domingue, capitale de la République dominicaine, théâtre du drame survenu dans un établissement nocturne.
  • Les proches réclament une enquête approfondie et des sanctions contre les responsables présumés.

Un drame qui a marqué la République dominicaine

L’effondrement du bâtiment, survenu le 12 avril 2025 dans le quartier de Gascue, à Saint-Domingue, avait provoqué l’une des pires catastrophes du pays. L’établissement, fréquenté par une clientèle jeune, s’était écroulé en pleine soirée, piégeant des dizaines de personnes sous les décombres. Les secours avaient mis plusieurs jours à évacuer les victimes, dans des conditions rendues difficiles par l’état des lieux.

Dès les premières heures, les autorités locales avaient évoqué des défauts de construction et des normes de sécurité non respectées. Pourtant, près d’un an après les faits, les familles dénoncent toujours l’absence de condamnations et l’opacité des investigations. « Nous voulons savoir pourquoi cela est arrivé, qui est responsable et pourquoi personne n’a été puni », a déclaré Maria Rodriguez, dont le fils faisait partie des victimes, selon Ouest France.

Une audience symbolique pour relancer les revendications

Cette audience du 6 avril 2026, organisée dans la capitale dominicaine, marque une étape clé pour les familles. Elles espèrent que les autorités judiciaires donneront un nouveau souffle à une enquête qui, selon elles, stagne. Les avocats des victimes ont annoncé leur intention de déposer des plaintes supplémentaires si les réponses ne sont pas à la hauteur de leurs attentes.

Côté officiel, le gouvernement dominicain a promis de « faire toute la lumière sur cette tragédie » et de « sanctionner les responsables, quels qu’ils soient ». Pour autant, aucune date n’a été avancée pour une conclusion définitive de l’enquête. « La justice doit être rendue, mais nous manquons cruellement de transparence », a souligné Carlos Mendez, porte-parole d’une association de victimes, cité par Ouest France.

Et maintenant ?

Dans les prochaines semaines, les familles devraient multiplier les actions en justice, avec le soutien d’ONG locales et internationales. Une manifestation est déjà prévue pour le 12 avril 2026, date anniversaire du drame, afin de maintenir la pression sur les autorités. Par ailleurs, des experts indépendants ont été sollicités pour réexaminer les causes de l’effondrement, une piste qui pourrait révéler de nouveaux éléments. Reste à savoir si ces initiatives aboutiront à des avancées concrètes avant le second anniversaire du drame.

En attendant, le pays reste sous le choc de cette catastrophe, dont les séquelles judiciaires et humaines continuent de peser sur la société dominicaine. Les prochains mois s’annoncent décisifs pour savoir si justice sera enfin rendue.

D’après les premières investigations, les responsables présumés sont accusés de non-respect des normes de sécurité, de construction illégale et de négligence. Plusieurs rapports préliminaires ont pointé du doigt la qualité des matériaux utilisés et l’absence de contrôles techniques avant l’ouverture de l’établissement.