Emiliano « Dibu » Martinez, le gardien argentin sacré champion du monde en 2022, reste une figure clivante en France après ses provocations post-final. Pourtant, comme le rapporte RFI, ceux qui l’ont connu dans sa jeunesse décrivent un jeune homme au caractère bien trempé, loin de l’image actuelle.
Ce qu'il faut retenir
- En Argentine, Emiliano « Dibu » Martinez est perçu comme un leader naturel et un équipier modèle dans sa jeunesse.
- Ses provocations après la finale du Mondial 2022 ont fait de lui l’Argentin le plus impopulaire en France.
- Malgré les controverses, il est célébré en Argentine pour son mental et ses performances sur le terrain.
- Son surnom « Dibu » vient de son goût pour les séries télévisées des années 1990.
Dans son pays, les témoignages sur ses débuts rappellent un garçon « optimiste et déterminé », un gardien au tempérament de leader, bien avant de devenir une star mondiale. Comme le souligne RFI, Martinez a grandi à Mar del Plata, où il a rapidement attiré l’attention par son ambition et son charisme. Ses anciens coéquipiers et entraîneurs évoquent un joueur engagé, capable de motiver ses partenaires et de souder un groupe autour de lui. Autant dire que, côté vestiaire, le jeune Emiliano n’avait rien d’un enfant timide.
Son parcours, marqué par une ascension rapide, a débuté dans les catégories jeunes de l’Argentinos Juniors, avant de le mener jusqu’en Europe. Mais c’est sur la scène internationale que Martinez a véritablement révélé son caractère. Lors de la finale de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, ses déclarations et ses gestes envers les joueurs français ont marqué les esprits. « On a vu un côté de lui que beaucoup ne connaissaient pas », explique un observateur argentin cité par RFI. Depuis, en France, il incarne souvent l’arrogance du champion, tandis qu’en Argentine, il est célébré pour son mental d’acier et ses arrêts décisifs.
« Dans son pays, on se souvient surtout de l’enfant joyeux et travailleur, celui qui rêvait de porter le maillot de l’Albiceleste. Les provocations, c’était après. Comme si deux personnalités coexistaient chez lui. » — Un ancien entraîneur de Martinez, cité par RFI
Son surnom, « Dibu », lui vient d’un personnage de la série télévisée argentine des années 1990, « Mi familia es un dibujo ». Une référence qui en dit long sur son attachement à son enfance et à l’humour local. Pourtant, aujourd’hui, c’est bien le gardien au sourire carnassier et aux réactions parfois théâtrales qui domine l’image publique. Un contraste que peu de gens avaient anticipé lors de ses premiers pas sur les terrains de Mar del Plata.
Sur le plan sportif, Martinez a su transformer son image de gardien provocateur en atout. Ses performances en club comme en sélection ont fait de lui l’un des portiers les plus respectés au monde. En Argentine, on retient ses arrêts décisifs en 2022, notamment lors des tirs au but contre les Pays-Bas en demi-finale. Un exploit qui a scellé son statut de héros national. « Le mental, c’est 50% du jeu », aime-t-il à rappeler, une phrase qui résume bien son état d’esprit.
Quoi qu’il en soit, Martinez incarne désormais cette dualité entre talent incontestable et image controversée. Une équation que peu de sportifs parviennent à maîtriser avec autant de panache. En Argentine, on continue de l’aimer pour ce qu’il a été ; ailleurs, on le juge sur ce qu’il est devenu. Une chose est sûre : « Dibu » ne laisse personne indifférent.
Le surnom « Dibu » vient d’un personnage de la série télévisée argentine « Mi familia es un dibujo », diffusée dans les années 1990. Martinez a expliqué à plusieurs reprises que ce surnom lui avait été attribué dans son enfance en référence au personnage, connu pour son caractère espiègle et attachant.