Alors que le Tour de France venait de s’achever par une cinquième victoire de Tadej Pogačar, Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a annoncé son intention de créer une nouvelle compétition cycliste professionnelle. Selon Franceinfo - Sport, il s’agirait d’une « classique grand parisienne », destinée à renforcer l’attractivité du vélo dans la capitale et sa région. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le cyclisme connaît un essor significatif dans le Grand Paris, tant sur le plan sportif que comme mode de déplacement urbain.
Interrogé sur franceinfo dimanche 26 juillet 2026, Emmanuel Grégoire a expliqué que ce projet lui tenait particulièrement à cœur. « C’est vraiment un projet qui me tient à cœur », a-t-il déclaré, soulignant que le cyclisme représente « un sport en plein essor dans le Grand Paris ». Pour le maire, cette discipline contribue également à « populariser le développement de ce mode de déplacement » tout en répondant à « un engouement général pour le vélo » dans la métropole.
Ce qu'il faut retenir
- Emmanuel Grégoire, maire de Paris, annonce vouloir créer une course cycliste professionnelle de type « classique grand parisienne »
- Cette compétition s’inscrirait dans la dynamique d’essor du cyclisme dans le Grand Paris, tant sportif que comme moyen de transport
- Le projet inclut l’étude d’un « critérium professionnel », une formule adaptée aux courses en ville
- Le maire souhaite pérenniser le passage de la dernière étape du Tour de France par la rue Lepic, à Montmartre
- L’objectif affiché est de renforcer l’image du vélo comme sport et comme alternative de mobilité
Un projet inspiré par l’engouement pour le vélo dans le Grand Paris
Emmanuel Grégoire a rappelé que le cyclisme n’est plus seulement un sport de compétition, mais aussi un phénomène culturel et urbain. Selon lui, cette nouvelle course permettrait de « concourir à un engouement général pour le vélo », tout en mettant en avant les spécificités de la région parisienne. Le maire a précisé que cette compétition s’ajouterait au calendrier existant, sans pour autant remplacer les grands rendez-vous comme le Tour de France.
Pour concrétiser ce projet, Emmanuel Grégoire a évoqué la piste d’un « critérium professionnel ». Ce format, très apprécié en milieu urbain, permettrait d’organiser des courses courtes et intenses, idéales pour capter l’attention du public et des médias. La capitale, avec ses infrastructures cyclables en constante amélioration et ses paysages emblématiques, offre un cadre idéal pour ce type d’événement.
Le Tour de France reste une priorité pour la capitale
Alors que la Grande Boucle venait de s’achever par une victoire slovène, le maire de Paris n’a pas manqué de revenir sur le rôle de la capitale dans cette compétition. Emmanuel Grégoire a réaffirmé son souhait de voir le parcours de la dernière étape du Tour de France passer à nouveau par la rue Lepic, située sur la butte Montmartre. « On peut imaginer aller dans d’autres endroits de Paris », a-t-il concédé, avant d’ajouter : « mais pour l’instant, je trouve que c’est super ».
Cette tradition, qui permet de terminer la course devant les Champs-Élysées, est un moment fort du Tour de France. Le maire a laissé entendre que d’autres options pourraient être envisagées à l’avenir, mais sans préciser lesquelles. Cette flexibilité pourrait permettre d’adapter le parcours en fonction des évolutions urbaines et des attentes des organisateurs.
Un calendrier à définir et des questions en suspens
Si le projet d’une « classique grand parisienne » semble se préciser, son calendrier reste à déterminer. Emmanuel Grégoire n’a pas évoqué de date précise pour son lancement, se contentant d’indiquer qu’il s’agissait d’une priorité pour son mandat. Les modalités de financement, le tracé exact de la course et les partenariats nécessaires avec les acteurs du cyclisme professionnel n’ont pas non plus été détaillés.
Autant dire que la concrétisation de cette initiative dépendra largement des discussions à venir avec les instances du cyclisme, les sponsors potentiels et les collectivités locales. Le maire a toutefois insisté sur l’importance de ce projet pour Paris et sa région, soulignant que le vélo y est « plus qu’un sport, une véritable dynamique de territoire ».
Alors que le vélo continue de gagner en popularité dans la métropole parisienne, cette initiative pourrait contribuer à ancrer davantage la capitale dans le paysage du cyclisme professionnel. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si ce projet prendra réellement forme ou s’il restera à l’état d’annonce.