Le président français Emmanuel Macron a rendu hommage, samedi 9 mai 2026 à Alexandrie, à l'importance de la Francophonie en inaugurant le nouveau campus de l'Université de la Francophonie Senghor à Borg el-Arab, en présence de son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Selon Franceinfo - Politique, cette visite s'inscrit dans le cadre d'une tournée africaine de cinq jours, marquée par des échanges bilatéraux et la participation à des événements internationaux.

Ce qu'il faut retenir

  • Inauguration du campus Senghor : Emmanuel Macron a participé à l'inauguration du nouveau site de l'université francophone à Borg el-Arab, près d'Alexandrie, samedi 9 mai 2026.
  • Rencontres bilatérales : Le président français s'est entretenu avec Abdel Fattah al-Sissi pour renforcer les relations franco-égyptiennes et aborder la situation au Moyen-Orient.
  • Tournée africaine : Cette visite, d'une durée de cinq jours, comprend des étapes au Kenya et en Éthiopie.
  • Sommet Africa Forward : Emmanuel Macron coprésidera, avec son homologue kényan William Ruto, ce sommet inédit en terre anglophone depuis 2017.

Une inauguration symbolique pour la Francophonie

Lors de la cérémonie d'inauguration du campus Senghor, Emmanuel Macron a salué un « magnifique projet universaliste », soulignant l'importance de cette structure dans la promotion de la langue française en Afrique. Le nouveau campus, situé à Borg el-Arab, s'ajoute aux autres sites de l'université dédiée à la formation des cadres africains. « La Francophonie est un projet politique, culturel et éducatif qui dépasse les frontières », a-t-il déclaré, selon les propos rapportés par Franceinfo - Politique. L'événement s'est déroulé en présence du président égyptien, marquant ainsi l'engagement commun des deux pays en faveur du dialogue interculturel.

Le chef de l'État a également visité la Citadelle de Qaitbay, un monument historique du XVe siècle érigé sur les ruines de l'ancien phare d'Alexandrie, avant de participer à un dîner de travail. Ces moments ont permis de renforcer les liens diplomatiques entre Paris et Le Caire, dans un contexte régional marqué par les tensions au Proche-Orient.

Une tournée africaine rythmée par des rencontres diplomatiques

Après l'Égypte, Emmanuel Macron s'est rendu à Nairobi, au Kenya, pour une rencontre avec le président William Ruto. La visite, prévue dimanche 10 mai, inclut la signature d'accords bilatéraux entre entreprises françaises et kényanes, ainsi que des discussions sur les enjeux économiques et sécuritaires du continent. « L'Afrique est un partenaire stratégique pour la France », a rappelé le chef de l'État, insistant sur la nécessité de renforcer les échanges commerciaux et technologiques.

Lundi 11 et mardi 12 mai, Emmanuel Macron participera au sommet Africa Forward, un événement inédit depuis 2017, tant par sa localisation — un pays anglophone — que par son ambition : réunir des dirigeants africains pour discuter des défis communs, notamment le développement durable et la paix. Ce sommet sera l'occasion de présenter des initiatives françaises en matière d'investissement et d'éducation, dans une volonté de collaboration équilibrée.

L'Éthiopie et l'Afrique de l'Est au cœur des échanges finaux

La tournée africaine du président français s'achèvera mercredi 13 mai à Addis-Abeba, en Éthiopie, où il rencontrera le Premier ministre Abiy Ahmed. Cette étape sera consacrée aux questions régionales, notamment la crise au Soudan voisin et les relations entre l'Éthiopie et ses partenaires internationaux. « L'Afrique de l'Est est une zone clé pour la stabilité du continent », a indiqué l'Élysée, sans préciser de détails sur les sujets abordés.

Cette visite s'inscrit dans la continuité de la politique africaine d'Emmanuel Macron, marquée par une volonté de rééquilibrer les partenariats et de promouvoir une coopération gagnant-gagnant. La présence du président français en Éthiopie, où siègent plusieurs organisations panafricaines, souligne l'importance stratégique de ce pays dans la région.

Et maintenant ?

Cette tournée africaine pourrait servir de catalyseur pour de nouveaux partenariats économiques et culturels entre la France et le continent. Les accords signés au Kenya devraient être précisés dans les semaines à venir, tandis que les conclusions du sommet Africa Forward, attendues d'ici la fin du mois, pourraient influencer les politiques africaines en matière d'éducation et d'innovation. À Addis-Abeba, les discussions avec Abiy Ahmed pourraient aboutir à des engagements concrets sur des projets d'infrastructure ou de sécurité régionale. Reste à voir dans quelle mesure ces initiatives se concrétiseront d'ici la fin de l'année.

Pour Emmanuel Macron, cette visite illustre la volonté de la France de réaffirmer son rôle sur la scène africaine, après une période marquée par des tensions diplomatiques. L'accent mis sur la Francophonie et l'éducation, notamment à travers le campus Senghor, montre une approche à long terme, loin des logiques de court terme.

— Article rédigé avec les informations de Franceinfo - Politique et de l'AFP