En 2026, les entreprises françaises continuent de miser massivement sur les expertises liées à la data. Selon BDM, les profils de data engineer, data scientist et architecte data figurent parmi les plus recherchés par les recruteurs, qui peinent à combler leurs besoins. Olivier Vanandruel, directeur de l’école PMN, décrypte les enjeux et les compétences clés qui feront la différence sur le marché de l’emploi.
Ce qu'il faut retenir
- En 2026, les data engineers, data scientists et architectes data sont les profils les plus recherchés par les entreprises françaises, selon BDM.
- Les compétences en gestion des données massives, analyse prédictive et modélisation sont particulièrement valorisées.
- Le secteur manque cruellement de talents : 40 % des offres restent non pourvues, révèle BDM.
- L’école PMN, dirigée par Olivier Vanandruel, forme des professionnels adaptés aux besoins des entreprises en 2026.
- Les métiers du data s’imposent comme des leviers stratégiques pour la transformation numérique des organisations.
Des profils rares et très demandés
Les entreprises françaises peinent à recruter des spécialistes de la data, malgré une demande croissante. D’après BDM, 40 % des offres d’emploi dans ce secteur ne trouvent pas preneur, un chiffre qui illustre l’écart entre l’offre et la demande. Parmi les postes les plus convoités, on retrouve le data engineer, chargé de concevoir et optimiser les infrastructures de données, et le data scientist, dont le rôle est d’extraire des insights stratégiques à partir des données. L’architecte data, quant à lui, conçoit l’ensemble des systèmes permettant de stocker, traiter et analyser les données à grande échelle.
Des compétences techniques qui font la différence
Pour Olivier Vanandruel, la maîtrise de certains outils et méthodes est indispensable pour se démarquer. « Les entreprises recherchent avant tout des profils capables de gérer des volumes de données colossaux, d’utiliser des frameworks comme Hadoop ou Spark, et de mettre en place des modèles d’apprentissage automatique (machine learning) », explique-t-il. Les compétences en SQL, Python et cloud computing (AWS, Google Cloud, Azure) sont également très prisées. Côté soft skills, la capacité à communiquer des résultats techniques à des non-experts et à travailler en mode agile sont devenues des atouts majeurs.
Une formation adaptée aux besoins du marché
Face à ce constat, l’école PMN, où Olivier Vanandruel exerce ses fonctions, propose des cursus ciblés pour former les futurs talents du secteur. « Nous adaptons en permanence nos programmes pour répondre aux attentes des entreprises, précise-t-il. En 2026, nos étudiants maîtrisent non seulement les outils techniques, mais aussi les enjeux éthiques et réglementaires liés à la data, comme le RGPD. » L’établissement mise sur une pédagogie axée sur la pratique, avec des projets concrets en collaboration avec des partenaires industriels. Le taux d’insertion de ses diplômés dépasse d’ailleurs les 90 %, un chiffre qui témoigne de la pertinence de son approche.
Dans ce contexte, les professionnels déjà en poste dans le domaine devront, eux aussi, se former en continu pour rester compétitifs. Les certifications en data engineering ou data science, proposées par des acteurs comme DataCamp ou Coursera, pourraient ainsi connaître un essor notable d’ici la fin de l’année.
D'après BDM, un data scientist junior peut espérer un salaire annuel brut compris entre 40 000 € et 50 000 €, tandis qu’un profil confirmé (5 ans d’expérience) touche entre 60 000 € et 80 000 €. Les data engineers et architectes data se situent dans la même fourchette, avec des rémunérations pouvant dépasser 90 000 € pour les profils les plus expérimentés en région parisienne.