Après la condamnation de quatre responsables de l'entreprise Intellexa ayant commercialisé le logiciel Predator en Grèce, une possible enquête pour espionnage se profile. Selon nos confrères du journal Le Monde, Christos Spirtzis, ancien ministre des transports sous le gouvernement Syriza, ciblé par le logiciel espion Predator, s'est félicité du verdict prononcé par la cour pénale d'Athènes le jeudi 26 février. Les accusés ont écopé de huit ans de prison pour divers chefs d'accusation liés à la violation du secret des communications téléphoniques, l'intervention dans un système d'archivage de données personnelles et l'accès illégal à des données.

Ce qu'il faut retenir

  • Quatre responsables d'Intellexa condamnés à 8 ans de prison en Grèce pour des infractions liées au logiciel Predator
  • L'Israélien Tal Dilian, fondateur de la société, également visé par des sanctions aux États-Unis
  • Loi grecque de 2019 déclassant l'infraction de violation de la confidentialité des communications de crime à délit

Contexte de l'affaire

L'affaire des écoutes téléphoniques illégales a secoué le gouvernement conservateur au pouvoir il y a quatre ans. Tal Dilian, ancien militaire et fondateur d'Intellexa, est désormais sous le coup de sanctions américaines depuis 2023. Les condamnations des responsables grecs et israéliens ont bénéficié d'une loi votée en 2019 qui a rétroactivement déclassé l'infraction de violation de la confidentialité des communications en délit.

Les suites possibles

Après ce verdict, une possible enquête pour espionnage pourrait être ouverte, compte tenu des implications de l'utilisation du logiciel Predator. Les conséquences de cette affaire pourraient être significatives, tant au niveau national qu'international, alors que les répercussions politiques et juridiques restent à déterminer.

Et maintenant ?

La suite des événements dépendra de l'ouverture éventuelle d'une enquête pour espionnage et des développements juridiques qui en découleront. L'affaire soulève des questions importantes sur la protection des données et la surveillance électronique en Grèce, avec des enjeux qui pourraient dépasser le cadre de cette condamnation.

En conclusion, la condamnation des responsables de l'entreprise Intellexa pour leur rôle dans l'affaire du logiciel Predator en Grèce pourrait marquer le début d'une nouvelle phase judiciaire. Les implications de cette affaire pourraient avoir un impact durable sur la protection des données et les questions de surveillance dans le pays.