Enrique Riquelme, candidat à la présidence du Real Madrid, a annoncé mercredi 4 juin 2026, lors d’une émission télévisée espagnole, la signature d’Erling Haaland si son camp l’emporte à l’élection du 7 juin, selon RMC Sport. Cette déclaration a immédiatement suscité une vive réaction, le clan du Norvégien ayant démenti toute négociation en cours.
Ce qu'il faut retenir
- Enrique Riquelme, candidat à la présidence du Real Madrid, a promis l’arrivée d’Erling Haaland et de Rodri en cas de victoire électorale.
- Le clan Haaland a démenti toute signature, rappelant que le joueur est encore sous contrat avec Manchester City jusqu’en 2034.
- Riquelme a présenté un document notarié engageant à rembourser les cotisations des socios en cas de non-respect de ses promesses.
- Florentino Pérez, président sortant, a contre-attaqué en annonçant la signature de José Mourinho comme entraîneur via une publicité télévisée.
- Riquelme a rejeté cette annonce et promis de dévoiler vendredi le nom de son entraîneur choisi.
Une promesse électorale choc lors d’un débat télévisé
Invité de l’émission El Hormiguero, Enrique Riquelme a marqué les esprits en débarquant sur le plateau avec un maillot floqué du numéro 9 et du nom d’Erling Haaland. Le candidat, qui affronte le président sortant Florentino Pérez pour la présidence du club, a également promis l’arrivée de Rodri, milieu de terrain évoluant en Espagne, qu’il présente comme « un joueur fantastique évoluant à un poste que le Real Madrid a besoin de renforcer ». Riquelme a assuré avoir discuté avec l’agent du joueur et garantir que Rodri portera bien les couleurs du Real Madrid si lui-même est élu, malgré les règles du fair-play financier. « Si je suis président, il jouera pour le Real Madrid. Je ferai tout mon possible », a-t-il déclaré.
Un engagement financier en cas d’échec
Pour crédibiliser ses promesses, Riquelme a brandi un document notarié dans lequel il s’engage à rembourser intégralement les cotisations des socios du club en cas de manquement à ses engagements. « Rien du club ne sera jamais vendu, et il restera la propriété exclusive des membres », a-t-il affirmé. « C’est clairement stipulé ici. Si je manque à mes engagements concernant ces joueurs, j’ai signé une garantie stipulant qu’en cas de manquement, je prendrai en charge l’intégralité des cotisations des membres pour la saison suivante. » Une promesse forte, alors que l’élection présidentielle du Real Madrid, qui se tiendra dans trois jours, s’annonce des plus serrées.
Le clan Haaland enterre l’annonce avant même qu’elle ne soit officialisée
Moins d’une heure après l’intervention de Riquelme, le clan d’Erling Haaland a réagi via un message adressé à l’émission El Chiringuito. Représenté par son père, Afie Haaland, et son agente Rafaela Pimenta, le clan a qualifié la déclaration de « très divertissante… mais ce n’est pas vrai ». Ils ont ajouté : « Nous souhaitons le meilleur aux deux candidatures », balayant ainsi toute idée de transfert imminent. Pourtant, selon RMC Sport, un accord verbal aurait été conclu samedi dernier à Marbella entre Riquelme et le père du buteur. Edu Aguirre, journaliste spécialiste du Real Madrid, a confirmé cette information : « Ça s’est conclu samedi dernier à Marbella : c’est un accord verbal. »
Florentino Pérez contre-attaque avec l’annonce de José Mourinho
Florentino Pérez, président sortant qui brigue un nouveau mandat après une saison blanche, n’a pas tardé à répliquer. Lors de la même émission, il a fait publier une page de publicité annonçant la signature de José Mourinho comme entraîneur du Real Madrid. Le Portugais y apparaît en maillot madrilène avec un simple « si » (oui) en soutien à la candidature de Pérez. Une manière pour le dirigeant de rappeler son poids historique dans le club, tout en cherchant à rassurer les socios sur la stabilité du projet sportif. Pérez a également évoqué l’arrivée prochaine de Ibrahima Konaté, en cas de réélection, sans pour autant préciser de date ou de modalités.
Riquelme, lui, n’a pas caché son scepticisme face à cette annonce. « C’est un bon entraîneur, mais son style est complètement différent du nôtre », a-t-il réagi. « Il ne correspond pas à notre projet. J’ai un autre entraîneur en tête. » Il a ajouté : « Nous en avons déjà un, mais l’arrivée de Raúl et Hierro (respectivement comme directeur sportif et patron du centre de formation, NDLR) témoigne de leur professionnalisme et de leur leadership. Ils sont Real Madrid dans l’âme, et s’ils restent, ils ne laisseront personne nuire au club. »
Un duel politique où le mercato tient une place centrale
Les deux candidats s’affrontent sur le terrain des ambitions sportives, le mercato étant devenu un enjeu majeur de cette campagne. Pérez mise sur la continuité et l’expérience, tandis que Riquelme mise sur des coups spectaculaires pour séduire les socios. Le candidat challenger a promis de dévoiler vendredi 6 juin le nom de l’entraîneur qu’il choisirait, promettant « une campagne aux multiples surprises ». Une nouvelle salve de déclarations est donc à attendre dans les 48 heures avant le scrutin.
Riquelme, qui se présente comme un outsider face à l’establishment incarné par Pérez, cherche à capitaliser sur le mécontentement des socios après une saison sans titre. Son programme, axé sur le retour du club à ses valeurs historiques et une gestion plus transparente, contraste avec la communication habituelle du président sortant, souvent critiqué pour son opacité.
Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : cette campagne électorale aura marqué les esprits par son niveau d’audace, avec des promesses qui, pour certaines, relèvent encore du rêve. La réalité du terrain, elle, ne manquera pas de rappeler ses limites dans les prochaines semaines.
Erling Haaland, attaquant norvégien considéré comme l’un des meilleurs joueurs du monde, représente un objectif sportif majeur pour le Real Madrid. Son nom attire l’attention des médias et des socios, faisant de lui un symbole des ambitions du club. Enrique Riquelme a utilisé cette promesse comme un argument choc pour séduire les électeurs, malgré l’absence de confirmation officielle de la part du joueur ou de son entourage.
Les socios, membres propriétaires du Real Madrid, sont les seuls à voter pour élire le président du club. Ils représentent environ 90 000 personnes et ont un poids décisionnel crucial. Enrique Riquelme a tenté de les rassurer en s’engageant financièrement en cas de non-respect de ses promesses, une stratégie visant à gagner leur confiance face à Florentino Pérez, président sortant depuis 2009.