Plusieurs milliers d’enseignants et d’élèves ont défilé jeudi 4 juin 2026 dans les rues de Bruxelles et en Wallonie pour protester contre le décret-programme II, une réforme controversée qui vise à réduire le déficit de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Selon Courrier International, cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement de contestation plus large, marqué par des grèves dans les écoles et la menace de perturbations des examens de fin d’année. Le cortège, qui s’est formé devant le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, reflète l’inquiétude des acteurs de l’éducation face à des mesures jugées injustes et contraignantes.

Ce qu'il faut retenir

  • Décret-programme II : réforme controversée de la Fédération Wallonie-Bruxelles visant à réduire son déficit, avec un vote en séance plénière avancé au 4 juin 2026.
  • Hausse des frais d’inscription à l’université et dégradation des conditions de travail des enseignants, selon les organisateurs de la manifestation.
  • Augmentation du temps de travail de 10 % sans revalorisation salariale pour les enseignants des trois dernières années du lycée.
  • Mobilisation massive : des milliers de professeurs et d’élèves ont participé aux rassemblements à Bruxelles et en Wallonie.
  • Menace sur les examens de fin d’année en raison des mouvements de grève dans les établissements scolaires.
  • Slogans de protestation : « Sauver notre éducation » et appels à la défense des services publics.

La réforme, portée par les autorités de la Fédération Wallonie-Bruxelles, s’inscrit dans une logique d’austérité budgétaire. Comme l’explique Courrier International, d’après des sources locales, cette entité est responsable de l’enseignement et de la culture en Belgique francophone. Le décret-programme II prévoit notamment une augmentation significative des frais d’inscription à l’université, ce qui risque d’aggraver les inégalités d’accès aux études supérieures. Parallèlement, les enseignants dénoncent une détérioration de leurs conditions de travail, avec en toile de fond une hausse de 10 % de leur temps de travail sans compensation financière.

Les manifestations du 4 juin 2026 ont rassemblé des enseignants de tous niveaux, ainsi que des élèves, certains encore en uniforme scolaire. Selon La Libre Belgique, citée par Courrier International, l’ambiance était marquée par un « ciel bas, aussi bas que le moral » des participants. Les slogans scandés lors du cortège reflétaient une colère profonde : « Sauver notre éducation » et des appels à la défense des services publics. Des rassemblements ont également eu lieu dans plusieurs villes de Wallonie, mais c’est à Bruxelles que la mobilisation a pris une dimension symbolique, devant le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La mesure la plus controversée concerne l’allongement du temps de travail pour les enseignants des trois dernières années du lycée. Cette décision, perçue comme une aggravation des conditions d’exercice sans contrepartie, a cristallisé la colère des professeurs. « Travailler plus pour gagner la même chose », résume une enseignante interrogée par La Libre Belgique. Les syndicats de l’éducation ont multiplié les appels à la grève depuis plusieurs semaines, entraînant des perturbations dans de nombreux établissements. La RTBF a rapporté que la tenue des examens de fin d’année était menacée, un scénario qui inquiète élèves et parents.

« Dans la capitale, le ciel est bas, décrit La Libre Belgique. Aussi bas que le moral des milliers de professeurs et élèves venus manifester ce jeudi près du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Leur colère se focalise sur ce décret programme II, dont le vote en séance plénière a été avancé à ce jeudi 4 juin. »

Les organisateurs de la manifestation ont souligné que cette réforme risquait d’aggraver les inégalités sociales en rendant l’accès à l’enseignement supérieur plus difficile. Les frais d’inscription à l’université, déjà élevés dans certaines filières, pourraient encore augmenter, limitant les opportunités pour les étudiants issus de milieux modestes. Les enseignants, de leur côté, dénoncent une précarisation accrue de leur métier, dans un contexte où le secteur éducatif est déjà sous tension.

Selon La Libre, les cortèges étaient composés d’un mélange de professeurs en tenue professionnelle et d’élèves, certains portant des pancartes appelant à la « défense de l’école publique ». Les slogans étaient variés, mais tous convergeaient vers une même idée : la nécessité de préserver un système éducatif accessible et de qualité. Les autorités, de leur côté, n’ont pas encore réagi officiellement aux revendications des manifestants, alors que le décret-programme II doit être adopté dans les prochains jours.

Et maintenant ?

Le vote du décret-programme II est prévu dans les prochaines semaines, après un passage en séance plénière. Si la mobilisation actuelle ne semble pas avoir ébranlé la détermination des autorités, elle pourrait néanmoins influencer les discussions en cours. Les syndicats de l’éducation ont d’ores et déjà annoncé qu’ils maintiendraient la pression, avec des appels à la grève reconductible si leurs revendications ne sont pas prises en compte. La question des examens de fin d’année reste également en suspens, les perturbations éventuelles dépendant de l’évolution des mouvements sociaux dans les établissements.

Cette réforme s’inscrit dans un contexte plus large de restrictions budgétaires en Belgique francophone, où les services publics font l’objet de coupes pour tenter de réduire le déficit. Les acteurs de l’éducation, eux, appellent à une réflexion plus large sur le financement de l’enseignement, estimant que des économies réalisées ailleurs pourraient permettre d’éviter de reporter le poids des ajustements sur les épaules des professeurs et des élèves. Pour l’heure, la tension reste palpable, et les prochaines semaines s’annoncent décisives pour l’avenir du système éducatif en Wallonie-Bruxelles.

Le décret-programme II prévoit une hausse des frais d’inscription à l’université et une augmentation de 10 % du temps de travail des enseignants des trois dernières années du lycée, sans revalorisation salariale. Ces mesures s’inscrivent dans une logique d’austérité budgétaire visant à réduire le déficit de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La tenue des examens de fin d’année est menacée en raison des mouvements de grève dans les établissements scolaires. Les syndicats de l’éducation n’ont pas exclu de reconduire leurs actions si leurs revendications ne sont pas satisfaites, ce qui pourrait entraîner des perturbations dans l’organisation des épreuves.