Eric Cantona, figure emblématique du football français et international, s’exprime cette semaine sur Franceinfo - Sport à l’occasion de la sortie de son premier album, Perfect Imperfection. L’ancien footballeur, devenu acteur, peintre, producteur et désormais chanteur, évoque sa vision de l’art et de la liberté, des terrains de football aux scènes artistiques.

Ce qu'il faut retenir

  • Eric Cantona publie son premier album, Perfect Imperfection, en mars 2026.
  • L’artiste défend un « sentiment vital de liberté » comme fil conducteur de ses différentes carrières.
  • Il évoque une anecdote marquante avec un ancien gardien de but lors d’un match à Metz en 1996.
  • L’album s’inspire d’images cinématographiques, avec des thèmes récurrents comme le loup, la nuit ou la route.
  • Cantona se considère comme un « électron libre », bien qu’il aspire à l’être davantage.

De la pelouse au disque : l’art comme liberté

Avec Perfect Imperfection, Eric Cantona ajoute une nouvelle corde à son arc artistique. L’album, sorti le 13 mars 2026, marque une étape supplémentaire dans une carrière déjà riche. Ancien footballeur professionnel, acteur, peintre et producteur, Cantona a toujours refusé de se laisser enfermer dans une seule identité. « Un sentiment vital de liberté » et « devoir s’exprimer par toute forme d’art », déclare-t-il à Franceinfo - Sport. Son parcours illustre cette quête d’expression sans limites, du ballon au pinceau, en passant par la chanson.

Football et cinéma : des gestes aux mots

Sur le terrain, Cantona a marqué l’histoire du football par son style unique, ses gestes et ses silences. Après sa carrière sportive, il a exploré d’autres domaines artistiques. Aujourd’hui, il transpose cette expérience en musique. L’album Perfect Imperfection reflète cette diversité, avec des textes qui mêlent poésie et introspection. « Je pars souvent sur des images cinématographiques », explique-t-il. « Je me voyais sur une grande ligne droite, le lever du soleil le matin, et on roule, et on roule… L’horizon a l’air si proche et, en même temps, si loin. Qu’est-ce qu’il y a derrière ? »

Une carrière jalonnée d’anecdotes

Cantona a partagé plusieurs souvenirs marquants lors de son entretien avec Franceinfo - Sport. L’un d’eux remonte à un match contre Metz en 1996, où il évoluait sous les couleurs d’Auxerre. Alors qu’il célèbre un but, il réalise qu’il a oublié de se replacer. « Une fois, j’ai tellement célébré que je suis carrément revenu dans mon camp », confie-t-il. Cette anecdote illustre son rapport au jeu et à l’instant présent. Mais ce match a aussi une dimension personnelle. Le gardien adverse, qu’il avait connu à Nîmes, refusait de lui serrer la main pour l’impressionner. Cantona lui répond en marquant un but spectaculaire, un piqué par-dessus lui, avant de se placer devant lui pour souligner sa victoire.

L’album : entre images fortes et déclaration de confiance

Dans Perfect Imperfection, l’artiste explore des thèmes universels. La chanson We’ll Believe In Ourselves est décrite comme une déclaration de confiance face au doute. Cantona s’en explique : « C’est le Déserteur de Boris Vian. À 18 ans, on est deux amoureux, on entend l’orage, le bruit de la guerre. On va franchir les barrières, on a le temps de mourir. » L’album regorge d’images fortes, comme le loup, la nuit, la lumière ou la route. Autant de symboles qui reflètent sa vision de l’art et de la vie.

Cantona se définit comme un « électron libre », mais il reconnaît chercher à aller plus loin. « Je pense que je le suis, mais j’ai toujours tendance à me dire que je pourrais l’être plus », confie-t-il. Son approche artistique reste marquée par l’intuition et la spontanéité. « Vous évoquez We’ll Believe In Ourselves, c’est le Déserteur de Boris Vian. On a 18 ans, on est là, on s’aime… »

Et maintenant ?

Avec la sortie de Perfect Imperfection, Eric Cantona continue d’explorer de nouvelles formes d’expression. Son album pourrait marquer le début d’une nouvelle étape dans sa carrière musicale, même si l’artiste reste discret sur ses projets futurs. Pour l’instant, il se concentre sur la promotion de son œuvre et la rencontre avec son public. La question d’une tournée ou de nouveaux projets reste en suspens, mais Cantona laisse entendre que l’aventure ne fait que commencer.

Une icône qui traverse les générations

Plus de vingt ans après la fin de sa carrière de footballeur, Eric Cantona reste une figure admirée, bien au-delà des stades. Son maillot est toujours vendu dans les magasins, preuve de son statut d’icône intemporelle. Pourtant, Cantona préfère parler de liberté et d’art plutôt que de gloire. « On a le sentiment que tout cela raconte finalement la même chose : une liberté farouche de ne jamais se laisser enfermer dans une seule vie », souligne-t-il. Son parcours, à la fois sportif et artistique, inspire ceux qui refusent les carcans traditionnels.

Pour Cantona, l’art n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’expression. Que ce soit sur un terrain, sur une scène ou devant une toile, il cherche à transmettre des émotions et des idées. Son album Perfect Imperfection en est la preuve : une œuvre qui mêle souvenirs, symboles et audace, fidèle à son esprit libre.

Le thème central de l’album est la liberté artistique et personnelle, selon Eric Cantona. Il évoque un « sentiment vital de liberté » et une volonté de s’exprimer à travers différentes formes d’art, comme il l’explique à Franceinfo - Sport.