Le président du parti Reconquête, Éric Zemmour, a été pris à partie par des supporters du PSG dans les rues de Paris, samedi 31 mai, après la victoire du club en Ligue des champions. Selon BFM - Politique, il a estimé ce lundi 1er juin que « ça aurait pu basculer », évoquant une situation qui a frisé l’incident.
Ce qu'il faut retenir
- Suivi par des dizaines de supporters dans le centre de Paris, après le sacre du PSG en Ligue des champions
- Éric Zemmour évoque des « gamins » hurlant parfois des insultes, selon ses déclarations à BFMTV
- Le leader de Reconquête était accompagné de son service de sécurité, protégé depuis des années
- Il souligne que « ça aurait pu basculer » et que les menaces font partie de son quotidien politique
- Cette scène survient alors que le PSG célèbre son deuxième titre européen, dans une ambiance déjà survoltée
Samedi soir, une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux montrant Éric Zemmour pris en chasse par des dizaines de personnes dans les rues de la capitale. BFM - Politique précise que ces images ont été diffusées après le match PSG-Inter Milan, remporté 2-0 par les Parisiens. Selon ses propos rapportés par la chaîne, le président de Reconquête a expliqué avoir été « suivi par des dizaines de gamins qui hurlaient, parfois des insultes, parfois non ».
Dans son intervention à BFMTV, Éric Zemmour a rappelé que cette situation n’était pas exceptionnelle. « Il y a rarement autant de monde qui me suit, mais il y a toujours des gens qui peuvent m’insulter, me menacer », a-t-il déclaré. Ces propos interviennent alors que le responsable politique est protégé par un service de sécurité depuis plusieurs années, en raison des risques liés à son engagement public. « Ça aurait pu basculer, ça peut basculer à tout moment », a-t-il mis en garde, soulignant la volatilité des tensions dans l’espace public.
La victoire du PSG en Ligue des champions a en effet donné lieu à des célébrations massives dans Paris, transformant la capitale en une véritable fête populaire. Des milliers de supporters ont déferlé dans les rues, certains groupes prenant à partie des personnalités politiques ou médiatiques présentes sur place. Éric Zemmour, qui assistait au match, a ainsi été rattrapé par l’effervescence générale, alors qu’il tentait de rejoindre un restaurant pour dîner avec un ami.
Sur le plateau de BFMTV, il a également réitéré ses critiques sur le maintien de l’ordre lors de tels événements. « Il faut un maintien de l’ordre beaucoup plus sérieux », a-t-il affirmé, estimant que les forces de l’ordre étaient débordées face à l’afflux massif de supporters. Cette prise de position s’inscrit dans la ligne de son parti, qui milite pour un durcissement des politiques sécuritaires en France.
Interrogé sur les risques encourus lors de ce type de situation, Éric Zemmour a confirmé que les menaces faisaient partie intégrante de son quotidien depuis des années. « Je ne rêve que d’une chose, c’est qu’on me laisse tranquille », a-t-il lancé, tout en reconnaissant que son statut de figure politique controversée expose à des réactions parfois violentes. Pourtant, il a tenu à relativiser l’incident, affirmant que ces moments restent exceptionnels malgré leur médiatisation.
« Ça aurait pu basculer, ça peut basculer à tout moment. » — Éric Zemmour, président de Reconquête, le 1er juin 2026 sur BFMTV
Pour l’heure, la priorité semble être le retour au calme dans la capitale, alors que les célébrations du PSG s’achèvent progressivement. Éric Zemmour, de son côté, devrait poursuivre sa tournée médiatique, tout en maintenant une ligne ferme sur les questions de sécurité et d’ordre public.
Éric Zemmour bénéficie d’une protection rapprochée depuis plusieurs années, en raison de son statut de figure politique controversée et des risques liés à son engagement public. Ce dispositif a été mis en place pour prévenir d’éventuelles agressions ou menaces, comme il l’a rappelé lors de son intervention sur BFMTV.
À ce stade, aucune autorité policière ou politique n’a réagi publiquement sur l’incident impliquant Éric Zemmour. La priorité des forces de l’ordre reste centrée sur la gestion des célébrations post-match et le retour à la normale dans les rues de Paris.