Un an après avoir cru obtenir des billets pour le Hellfest, 84 personnes ont découvert avoir été victimes d’une escroquerie. Le principal suspect, dont le procès s’est ouvert ce vendredi 3 avril 2026 à Angers (Maine-et-Loire), était poursuivi pour avoir vendu des places qui n’existaient pas. Ouest France révèle les détails de cette affaire qui a trompé des centaines de fans du célèbre festival de metal.
Ce qu'il faut retenir
- Un escroc a vendu 84 billets pour le Hellfest 2025 à Clisson (Loire-Atlantique) sans jamais les délivrer.
- Le procès du suspect s’est ouvert le 3 avril 2026 devant le tribunal correctionnel d’Angers.
- Les victimes ont signalé avoir versé des sommes allant de 200 à 500 euros par billet.
- L’homme, déjà connu des services de police, aurait agi sur près d’un an avant d’être démasqué.
Un an de tromperie avant la découverte de l’arnaque
Pendant près de douze mois, des centaines de fans du Hellfest ont cru avoir acquis des billets pour l’édition 2025 du festival, l’un des plus grands rassemblements de metal en Europe. Pourtant, aucun des 84 acheteurs n’a jamais reçu ses places. L’escroc, dont l’identité n’a pas été révélée par Ouest France, aurait utilisé une méthode simple mais efficace : proposer des billets via des plateformes en ligne ou des groupes dédiés aux fans de metal. Les victimes ont versé entre 200 et 500 euros, selon les montants déclarés, sans jamais obtenir la moindre confirmation de réservation.
C’est finalement en 2026, alors que les organisateurs du Hellfest publiaient les listes officielles des participants, que les acheteurs ont réalisé avoir été floués. Certains ont tenté de contacter l’organisme, d’autres ont alerté les autorités. L’enquête a rapidement permis d’identifier le suspect, déjà connu des services de police pour des faits similaires. « Plus il perdait, plus il vendait de places », a souligné un enquêteur cité par Ouest France.
Un procès à Angers pour faire la lumière sur l’affaire
Le suspect a comparu ce vendredi 3 avril 2026 devant le tribunal correctionnel d’Angers. Les débats devraient porter sur la méthode employée, l’ampleur des préjudices subis par les victimes et les éventuelles circonstances aggravantes. Selon les informations rapportées par Ouest France, l’homme aurait agi seul, sans complicité apparente, en exploitant la crédulité et l’engouement des fans pour un événement aussi prisé que le Hellfest. — Selon les premiers éléments de l’enquête, les victimes proviennent de plusieurs régions de France et de Belgique, reflétant l’attrait international du festival. Certaines d’entre elles avaient même réservé des hébergements en prévision de l’événement, avant de se retrouver sans solution. Les organisateurs du Hellfest, contactés par Ouest France, ont rappelé qu’aucun billet n’avait été émis par leurs services pour ces transactions.
Des préjudices financiers et moraux pour les victimes
Les conséquences de cette escroquerie dépassent le simple préjudice financier. Pour de nombreux fans, l’achat d’un billet pour le Hellfest représente un investissement important, tant sur le plan budgétaire qu’émotionnel. Certains avaient économisé pendant des mois, d’autres avaient planifié leur participation depuis des années. « On nous a volé plus qu’un billet, on nous a volé un rêve », a déclaré l’une des victimes à Ouest France. — Les enquêteurs ont indiqué que le montant total des sommes détournées pourrait s’élever à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les victimes, quant à elles, devront désormais engager des démarches pour tenter de récupérer tout ou partie de leur argent, soit via une plainte, soit en se constituant partie civile lors du procès.
Reste à voir si cette affaire incitera les autorités à renforcer les contrôles sur la revente de billets pour les grands événements. En attendant, les organisateurs du Hellfest ont annoncé qu’aucune mesure supplémentaire n’était prévue, se reposant sur les dispositifs existants pour lutter contre les fraudes.
Les organisateurs du Hellfest rappellent que leurs billets ne sont vendus que via leur site officiel (www.hellfest.fr) ou des revendeurs agréés. Tout billet proposé sur une plateforme non officielle doit être considéré comme suspect. En cas de doute, il est conseillé de contacter directement les organisateurs.
