À compter du 1er janvier 2027, l’État imposera l’acquisition exclusive de véhicules 100 % électriques pour l’ensemble de ses services, selon une annonce officielle du Premier ministre Sébastien Lecornu, relayée par Frandroid.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de décarbonation des administrations publiques, visant à réduire de 50 % les émissions de CO₂ liées aux déplacements professionnels d’ici 2030. Autant dire que cette décision marque un tournant dans la politique d’achat des véhicules administratifs, où les motorisations thermiques seront progressivement exclues.
Ce qu'il faut retenir
- À partir de 2027, 100 % des véhicules neufs commandés par l’État devront être 100 % électriques, sans exception pour les services centraux ou déconcentrés.
- Cette obligation s’appliquera aux achats directs ainsi qu’aux locations ou baux, couvrant l’ensemble des ministères, collectivités territoriales et établissements publics.
- Le Premier ministre Sébastien Lecornu a officialisé cette mesure lors d’une communication gouvernementale récente, sans préciser de dérogations particulières.
Une décision encadrée par la transition écologique
Cette annonce s’ajoute aux engagements pris par la France dans le cadre de l’Accord de Paris, où l’État s’est engagé à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Pour les administrations, cela signifie une refonte complète de leur flotte, avec un calendrier strict : dès 2025, 50 % des nouveaux véhicules devront déjà être électriques, selon les premières échéances prévues.
Côté budget, le gouvernement a prévu des crédits dédiés pour accompagner cette transition, notamment via des aides à l’achat ou des subventions pour les infrastructures de recharge. Bref, l’État mise sur une accélération sans précédent de l’électrification de son parc automobile, malgré les défis logistiques que cela implique.
Quels services sont concernés ?
Tous les services de l’État sont visés par cette mesure, qu’il s’agisse des ministères (Intérieur, Économie, Éducation nationale, etc.), des préfectures, des services déconcentrés comme les rectorats ou les agences régionales de santé, mais aussi des collectivités territoriales dans le cadre de leurs partenariats avec l’État.
Certaines exceptions pourraient être envisagées pour des usages spécifiques, comme les véhicules utilitaires lourds ou les engins spécialisés, mais aucune liste précise n’a encore été publiée. Le gouvernement devra clarifier ces points d’ici la fin de l’année 2026, période à laquelle les décrets d’application devraient être publiés.
« Cette transition vers le tout-électrique pour l’État est une priorité absolue pour réduire notre empreinte carbone et montrer l’exemple. »
— Sébastien Lecornu, Premier ministre
Quels défis pour les administrations ?
Le principal défi réside dans la capacité des administrations à s’adapter à ce changement en moins de dix-huit mois. Selon des estimations internes, cela représente plusieurs dizaines de milliers de véhicules à remplacer ou à convertir, avec un coût estimé à plusieurs centaines de millions d’euros sur trois ans.
Côté infrastructures, l’État devra aussi accélérer le déploiement de bornes de recharge sur ses sites, un chantier qui pourrait prendre du retard dans certaines régions. Pour l’instant, aucune pénurie de modèles électriques n’est à craindre, les constructeurs automobiles ayant déjà adapté leur production aux commandes publiques.
Pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour une éventuelle extension de cette obligation aux entreprises privées sous contrat avec l’État, mais la question pourrait se poser lors des prochaines négociations sur les marchés publics.