Une opération d’évacuation est prévue ce dimanche 10 mai 2026 aux Canaries pour les 150 passagers du navire de croisière « MV Hondius », touché par un foyer d’hantavirus, indique Ouest France. Les ressortissants seront débarqués par groupes de nationalités avant d’être rapatriés dans leur pays d’origine, précise le quotidien. La majorité d’entre eux sera ensuite placée en isolement, selon les consignes sanitaires en vigueur.

Ce qu'il faut retenir

  • Une opération d’évacuation est organisée dimanche 10 mai 2026 aux Canaries pour les 150 passagers du « MV Hondius ».
  • Les passagers seront débarqués par groupes de nationalités avant leur rapatriement.
  • La plupart des passagers seront placés en isolement après leur retour dans leur pays d’origine.
  • L’événement est lié à un foyer d’hantavirus détecté à bord du navire.

Un navire en quarantaine pour cause de virus

Le « MV Hondius », un navire de croisière actuellement ancré dans les eaux des Canaries, est au cœur d’une opération sanitaire d’urgence. Selon Ouest France, les autorités locales ont confirmé la présence d’un foyer d’hantavirus parmi les passagers. 150 personnes, toutes nationalités confondues, doivent être évacuées dans la journée. Les autorités maritimes et sanitaires ont mis en place un protocole strict pour éviter toute propagation du virus pendant le débarquement et le rapatriement.

Le navire était jusqu’alors sous surveillance médicale renforcée. Les tests réalisés ont confirmé la présence du virus chez plusieurs passagers, sans qu’il soit possible de déterminer à ce stade l’ampleur exacte de l’épidémie à bord. Les autorités sanitaires des Canaries ont indiqué qu’elles suivaient les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la gestion de ce type de situation.

Un débarquement organisé par nationalités

Le débarquement des passagers est prévu en plusieurs phases, organisées par groupes de nationalités. Cette méthode vise à faciliter la logistique du rapatriement et à limiter les risques de contamination croisée entre les passagers. Chaque groupe sera pris en charge par les autorités consulaires de leur pays d’origine, qui organiseront leur transport vers leur destination finale. Ouest France souligne que les autorités locales ont mobilisé des équipes médicales et des moyens logistiques importants pour garantir le bon déroulement de l’opération.

Une fois arrivés dans leur pays, la majorité des passagers sera placée en isolement préventif, conformément aux protocoles sanitaires en vigueur pour les maladies à transmission interhumaine. Les autorités sanitaires ont précisé que cette mesure s’appliquera à tous les passagers ayant été en contact avec des cas confirmés ou suspects d’hantavirus à bord du navire.

L’hantavirus, une maladie rare mais potentiellement grave

L’hantavirus est une maladie virale transmise principalement par les rongeurs, notamment par leurs excréments ou leur salive. Bien que rare, cette infection peut entraîner des complications graves, notamment des syndromes pulmonaires ou rénaux, dans certains cas. Les autorités sanitaires ont rappelé que la transmission interhumaine reste exceptionnelle, mais qu’une surveillance renforcée est nécessaire pour éviter tout risque de propagation.

Selon les spécialistes, les symptômes de l’hantavirus peuvent apparaître entre 1 et 8 semaines après l’exposition au virus. Les autorités sanitaires des pays concernés ont été informées des mesures à prendre pour surveiller les passagers évacués et détecter d’éventuels cas de contamination. Ouest France indique que les passagers placés en isolement seront suivis médicalement pendant une période minimale de 14 jours, afin de s’assurer qu’ils ne développent pas de symptômes.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes dépendront de l’évolution de la situation sanitaire à bord du « MV Hondius » et parmi les passagers évacués. Les autorités sanitaires des pays concernés devraient communiquer dans les prochaines heures sur les mesures d’isolement mises en place et les résultats des tests réalisés. Une conférence de presse est prévue en fin de journée pour faire un premier bilan de l’opération.

Par ailleurs, une enquête épidémiologique sera lancée pour déterminer l’origine de l’épidémie à bord du navire et identifier d’éventuels autres cas parmi les passagers ou l’équipage. Les résultats de cette enquête pourraient influencer les mesures sanitaires prises dans les jours à venir.

Cette opération met en lumière les défis logistiques et sanitaires auxquels sont confrontés les pays lorsqu’un foyer de maladie infectieuse éclate à bord d’un navire de croisière. Les autorités maritimes et sanitaires devront évaluer les risques résiduels et adapter leurs protocoles pour éviter une répétition de ce type de situation.

Reste à voir si cette évacuation permettra de contenir efficacement la propagation du virus ou si d’autres mesures devront être prises dans les prochains jours.

Les symptômes de l’hantavirus incluent de la fièvre, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête et, dans les cas graves, des difficultés respiratoires ou rénales. Les symptômes peuvent apparaître entre une et huit semaines après l’exposition au virus.